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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 14:53

Pour la construction d'une laïcité fraternelle et républicaine en France

La laïcité serait-elle en danger en France? Comment reconstruire le lien social entre les citoyens français?

 

Depuis l'union sacrée du 11 janvier 2015, les avis divergent quant au principe de laïcité. Certains estiment qu'elle est en danger dans la République française, alors que pour d'autres il faut la refonder.

 

Depuis 1905, le mot laïcité est entendu... Il met en évidence la séparation entre les actions qui appartiennent à la sphère publique et celles, surtout religieuses, qui font référence à la sphère privée. La promotion de la laïcité était entendue car le modèle religieux judéo-chrétien était le modèle de référence. Avec l'émergence d'autres religions en France, la séparation entre les sphères publique et privée de la laïcité pose problème. Les préceptes de l'Islam ne sont pas divisibles, il n'y a pas un Islam appartenant à une sphère privée qui regarderait un autre Islam fonctionnant dans la sphère publique et qui, au nom d'une promotion du concept du "vivre-ensemble", obligerait l'Islam à une mutilation théologique. Les deux aspects de l'Islam cohabitent: les sphères privée et collective vont ensemble. Il y a donc un problème et une incompréhension. Comment concilier ces deux aspects? Quel type de réponse adéquate la République peut-elle apporter à cette difficulté qui n'est pas que théorique, mais qui engage aussi la vie de nos compatriotes musulmans dans la République française ?

 

Je suis catholique, je suis ouvert à mes compatriotes musulmans et, au nom de la laïcité et de la citoyenneté, j'ai tout à fait le droit, comme d'autres, de discuter des faits religieux et non seulement d'une religion dans notre société. Quand on écoute les uns et les autres, on entend des voix qui nous disent que le problème religieux dans notre société est celui de l'Islam. Qu'on me permette d'en douter. L'Islam est une religion neuve en France par rapport au judaïsme et au christianisme, les combats autour de la laïcité n'ont pas tout de suite été pris en compte par l'Eglise catholique malgré la loi de 1905. Le culte protestant est, de nos jours, extrêmement divers avec de nombreux courants évangéliques qui ne reconnaissent pas tous leur appartenance à la fédération protestante. La création d'une organisation musulmane qui remplacerait le Conseil du culte français musulman est une bonne chose institutionnelle, nécessaire mais insuffisante. Nécessaire car le dialogue serait ainsi créé avec les autorités de la République qui valorisent un Islam à la française, insuffisante car la pratique de l'islam ne se découpe pas entre sphère privée et sphère publique. Nous passons d'une analyse institutionnelle à une analyse sociétale qui exige plus d'approfondissement sur la manière de construire un Islam à la française.

 

On peut se demander pourquoi l'Islam de France doit réaliser en très peu de temps ce que d'autres religions ont mis des siècles à accepter. Ce n'est pas un jugement mais une remarque analytique qui doit favoriser le débat pour des solutions constructives.

 

Nous sommes au milieu du gué et il semble exister en France deux conceptions de la laïcité, l'une très fermée et l'autre plus avenante et libérale. Le non-respect des principes de la première forme de la laïcité (rigoriste) entraine des crispations en faisant resurgir ce qui existait hier, un courant antireligieux, anticlérical, et qui devient aujourd'hui antimusulman. La laïcité libérale exprime une forme de tolérance, or, assez paradoxalement, cette tolérance conduit à la mise en place des zones communautaristes.

 

Le "vivre-ensemble" nécessite que chaque individu, chaque communauté, chaque homme et femme, quelque soit sa religion, fassent un pas vers l'autre pour faire peuple. C'est à ce prix que se construit la République.

 

La République est un espace public qui ne doit pas valoriser ou favoriser les communautés qui, assez paradoxalement, existent de manière sociétale. Il faut éviter les crispations à cause des signes communautaires. Nous voici au début des difficultés d'une laïcité républicaine qui ne soit ni rigoriste, ni libérale, mais qui est à construire. C'est la laïcité fraternelle et républicaine.

 

Voilà l'enjeu pour demain et pour la République.

 

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Published by Lucien Pambou
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 10:59

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1325575-valls-sous-influence-juive-selon-roland-dumas-c-est-inacceptable-il-doit-s-excuser.html

 

Valls "sous influence juive" selon Roland Dumas : c'est inacceptable. Il doit s'excuser

 
 
 

LE PLUS. Au micro de RMC et BFMTV, Roland Dumas, a déclaré que Manuel Valls était "sous influence juive", en précisant que cette "influence" était celle de sa femme, Anne Gravoin. Des déclarations jugées inexcusables par notre contributeur Lucien Pambou, militant UMP. Il somme l'ancien ministre des Affaires étrangères de s'excuser.

Édité par Anaïs Chabalier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Au micro de RMC et BFMTV, Roland Dumas, a déclaré que Manuel Valls était "sous influence juive" (I.HARSIN/SIPA)

 

Le président François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe à Jarnac en se demandant quelle mouche a piqué Roland Dumas, son ami intime, résistant comme lui, ministre des Affaires étrangères pendant longtemps et ancien président du Conseil Constitutionnel.

 

Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, Roland Dumas a affirmé que le Premier ministre Valls était probablement "sous influence juive", à cause de son épouse Anne Gravoin.

 

C’est un déshonneur pour la Mitterrandie et pour le président François Mitterrand.
 
On peut discuter à satiété sur les rapports ambigus entre les juifs et François Mitterrand, mais une chose est sûre : il a toujours eu la volonté d'apporter une réponse équilibrée entre Israéliens et Palestiniens.  

 

 

 

Roland Dumas donne des billes à l'extrême droite

 

Au moment où la République est menacée par le terrorisme et un antisémitisme croissant, sa déclaration n’est pas la bienvenue et il faudrait que tous les partis politiques condamnent celle-ci au nom de la cohésion sociale dans la République.

 

On ne peut pas, après avoir assumé de hautes responsabilités comme Roland Dumas, attaquer de façon quasiment délibérée le Premier ministre d’être l’époux d’une femme juive, Anne Gravoin, artiste connue et discrète.

 

Que veut Monsieur Dumas ? Donner des billes à l’extrême droite et à l’islamo-fascisme dans leur critique radicale contre les juifs de France ? Déstructurer le fil ténu d’un lien social commençant le 11 janvier 2015 ?

 

Je ne suis pas de ceux qui pensent que Monsieur Dumas a agi au nom de la sénilité. On peut être âgé et conscient, c’est le cas de Monsieur Dumas.

 

Il le fait car il n’a jamais accepté la pente sociale-démocrate actuelle du Parti socialiste, mollement incarnée par François Hollande, mais plus matériellement marquée sur le terrain et revendiquée par Manuel Valls.

 

Anne Gravoin est la victime, elle n’a rien demandé

 

Roland Dumas est nostalgique d’un Parti socialiste incarné par François Mitterrand qui disparaît.

 

Au sein de ce parti évanescent, on retrouve les frondeurs comme Hamon et d’autres députés et surtout Roland Dumas, qui n’a jamais accepté l’arrivée de Manuel Valls à la primature.

 

La déclaration de Monsieur Roland Dumas est inexcusable. On ne peut pas attaquer les personnes. Il doit faire des excuses publiques à Monsieur Valls, au Parti socialiste mais surtout à son épouse Anne Gravoin, qui n’a rien demandé et qui se trouve embarquée dans une affaire dont elle est la première victime.

 

En agissant ainsi, Roland Dumas, assez paradoxalement, montre qu’il n’est pas républicain alors qu’il est résistant et fils de résistant et que son père Georges Dumas a été fusillé par la Gestapo en 1944.

 

La Gestapo, ce sont des nazis qui désignaient les juifs comme des êtres mineurs qu’il fallait éliminer. Comment Roland Dumas, avocat qui connaît le sens de l’histoire et la valeur des mots, a-t-il pu se laisser ainsi aller au cours d’une émission ?

 

Monsieur Dumas, présentez vos excuses à Madame Gravoin, épouse de Monsieur Valls, au Premier ministre, à la communauté juive et à la République.

 

Vos propos sont inacceptables au moment où la République essaie de se reconstruire et de retisser du lien social.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 18:10

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1317651-legislative-dans-le-doubs-sarkozy-doit-clarifier-d-urgence-la-ligne-politique-du-parti.html

 

LE PLUS. L'UMP se montre plus divisée que jamais. Les esprits se sont échauffés, mardi 3 février, lors du bureau politique du parti, au moment de déterminer la ligne à adopter en vue du second tour de l'élection législative partielle du Doubs, où s'opposent un socialiste et une frontiste. Pour Lucien Pambou, militant UMP, une refondation idéologique du parti est urgente.

 

Édité par Sébastien Billard  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Nicolas Sarkozy à Paris, le 7 janvier 2015 (E. FEFERBERG/AFP).

 

Faut-il soutenir le candidat PS, au nom du pacte républicain, rester neutre ou voter blanc ? Depuis l'élimination du candidat UMP après le premier tour de l'élection législative partielle du Doubs, l’UMP se divise sur la question.

 

En début de semaine, les divergences entre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui est pour le soutien au candidat socialiste, les atermoiements de Gérald Darmanin et la position de Wauquiez, sont révélatrices du trouble idéologique dans lequel se trouvent le parti et Nicolas Sarkozy.

 

Ce dernier doit, s’il veut être réélu, clarifier sa position idéologique vis-à-vis des partis qui composent l’espace politique français. Avant de s’intéresser à la primaire et à l’élection présidentielle, il faut que l’UMP se mette au travail sur le plan idéologique et programmatique, même si les élections régionales et départementales futures la mettent en position favorable par rapport au PS.

 

Les divisions ne sont pas nouvelles

 

Nous savons tous que l’UMP n’est pas monolithique et que ce parti est traversé par plusieurs courants qui vont de l’extrême droite jusqu’aux "humanistes", courant auquel je me réfère, même si celui-ci n’est pas réellement formalisé sur le terrain.

 

Quel est le représentant du courant humaniste au sein de l’UMP ? Sarkozy ? Fillon ? NKM ? Juppé ? Nul ne le sait, et j’ai bien peur que l’on ne le sache jamais. Mais sur le terrain, les choses sont claires : le FN a siphonné une grande partie des électeurs de l’UMP qui, eux, n’ont pas d’état d’âme, et n’attendent rien des consignes de vote données par les partis.

 

Ces électeurs font ce qu’ils veulent en fonction des contingences locales et des amitiés nouées sur le terrain. Que certains de nos électeurs UMP envisagent de se reporter sur la candidate du FN et d’autres sur le candidat socialiste n'est ni une surprise ni vraiment nouveau.

 

Pour ma part, l'attitude d'Alain Juppé, très chiraquienne, me convient parfaitement. Il a été très clair en disant sur son blog que, s'il était électeur du Doubs, il s'opposerait au FN et voterait pour le PS. Il a placé Nicolas Sarkozy dans l'embarras.

 

Mettre fin à toute ambiguïté

 

Le bureau politique de mardi a rendu une décision qui contredit Nicolas Sarkozy. À une courte majorité, le bureau politique a décidé de ne soutenir ni le candidat du Font national, ni celui du Parti socialiste:

 

"En conséquence, confirmant sa position constante, l’UMP appelle tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s’abstenant." 

 

Les dissensions actuelles au sein de l'UMP, exacerbées lors de ce bureau politique du 3 février, obligent Nicolas Sarkozy à clarifier la position du parti vis-à-vis du Front national au plus vite, une fois pour toutes.

 

Dans les prochaines semaines ou prochains mois, il va falloir que l'UMP lève cette ambiguïté, même si on sait qu'aujourd'hui une grande partie de l'électorat du parti est très à droite. Cette décision montre encore une fois les divisions profondes au sein de l'UMP quant à son rapport au FN, à ses idées et à son électorat, il est urgent de réaffirmer quel est notre bloc de principes et de valeurs.

 

Déterminer une ligne politique claire

 

La séquence que nous venons de vivre montre qu'il est plus que jamais nécessaire que Nicolas Sarkozy soit un peu plus actif sur le terrain des idées, de l’organisation stratégique et de la méthode pour faire gagner notre camp. Il faut qu’il redonne un nouvel ADN idéologique à l’UMP, différent de celui de 2007 quand il a accédé à la présidence de la République.

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 22:31

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/01/sarkozy-et-sa-conception-de-l-unite-nationale-00249939.html

 

Sarkozy et sa conception de l'unité nationale

 

 

Sarkozy essaie de se démarquer de l'unité nationale en faisant des propositions au nom de l'UMP.

 

 

En intervenant sur le plateau de Pujadas, Sarkozy vient de montrer ce qu'il a toujours été : celui qui hâte les évènements, en les précédant ou en les contournant à sa manière. Sur France 2, on a bien compris que Sarkozy, en tant que Président de l'UMP, souhaite devenir le chef de l'opposition toute entière en s'opposant frontalement au premier ministre Valls et par l'intermédiaire de celui-ci, à Hollande.

 

Hollande a montré une grande maitrise dans la gestion des actes terroristes qui ont secoué la France ces derniers jours, comme il l'a fait en envoyant la force Serval au Mali pour faire barrage aux djihadistes. En rompant la toile de l'unité nationale, Sarkozy ne veut pas être dans les pas du PS qui a piégé l'UMP et souhaite ne pas être perçu par Marine Le Pen comme membre de l'opposition créateur d'un duopole politique UMPS qu'elle a toujours dénoncé.

 

Si l'on revient sur les paroles de l'ex Président de la République (au-delà de quelques incorrections langagières du type « les populations habitant la ruralité » alors qu'il voulait parler des Français habitant les zones rurales, ou des « ruraux » tout simplement), on peut reprendre avec Frédéric Lefèvre, député UMP des Français du continent américain, que le Sarkozy fait son métier d'opposant, mais tout en étant piégé par l'opposition. Arrêtons de chipoter sur les mots « apartheid ethnique ou territorial », le mot est certes fort mais il n'y a pas de Bantoustans en France comme ce fut le cas en Afrique du Sud. Il y a des zones de non droit, des quartiers où les forces de l'ordre ne sont pas toujours les bienvenues et ceci est acté par les hommes et femmes politiques de gauche comme de droite.

 

Sarkozy est confronté à un réel problème de positionnement dans la société française : comment exister personnellement et surtout politiquement sur les sujets de sécurité et d'économie qui ont toujours constitué la « mantra » de la droite française? Sur les problèmes de sécurité, le contexte actuel et la réactivité du trio Hollande-Valls-Cazeneuve ont pointé les faiblesses incantatoires de Sarkozy en matière propositionnelle. Il demande tout azimut une augmentation des heures supplémentaires dans la police et les services de renseignement sans se poser la question des effectifs, d'alléger les procédures judiciaires dans les enquêtes et d'instaurer la peine d'indignité nationale. Le gouvernement a répondu qu'on augmentait les effectifs et que les problématiques judiciaires de la lutte contre le terrorisme feraient l'objet d'un travail parlementaire conduit par le couple Urvoas-Bas.

 

Sarkozy doit regarder le contexte actuel avec maîtrise en évitant de se précipiter. La précipitation peut constituer une faiblesse pour lui. Raffarin a dit que celui qui tirerait le premier dans l'espace politique français serait tenu pour responsable de la rupture de la toile de l'unité nationale. En tant que chef de l'opposition Sarkozy doit exister, mais il doit aussi regarder avec stratégie et méthode l'espace politique nouveau en France après les attentats terroristes. Il ne s'agit pas d'avoir une langue de bois, mais d'utiliser le temps comme allié politique, faute de quoi il apparaitra comme toujours pressé, ce que souhaite sans doute Hollande qui veut contrarier le retour de l'ancien Président au premier plan.

 

Hollande, que l'on disait dans la nasse, remonte dans les sondages, mais jusqu'à quand ? Il reste à Sarkozy de construire une stratégie de discours et une réponse méthodique face aux décisions prises par Hollande. Pour Sarkozy, c'est le moment de construire un programme, un projet politique, une stratégie audible, capable de l'amener à une deuxième présidence.

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 14:30
http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/01/je-suis-charlie-vive-la-liberte-d-expression-00227711.html

Je suis Charlie, vive la liberté d'expression !

 

Je suis triste et désorienté car je viens de perdre un ami, une connaissance...

 

 

Je suis triste et désorienté car je viens de perdre un ami, une connaissance, un maître qui n'était pas de mon bord politique, mais qui s'appelle Bernard Maris. Je ne voudrais pas m'appesantir sur la disparition de Bernard car il m'a aidé intellectuellement, au nom de la liberté d'expression, à me débarrasser des idées libérales préconçues auxquelles me prédisposaient toutes mes études en économie. Grâce à Bernard, je pense être un hétérodoxe en économie, capable de mener une réflexion qui s'inspire des éléments venant de l'analyse libérale, de droite et de gauche, voire de l'extrême gauche.

 

Je veux aussi m'incliner devant la mort des forces de l'ordre et des personnes concernées par cet attentat horrible. Les rassemblements en ce moment en France traduisent deux facteurs.

1. La France est menacée dans ses fondements. Le Président Hollande a eu les mots justes en parlant d'assassinat délibéré de la part de terroristes qui souhaitent imposer leur façon de faire pour déstructurer la démocratie et la laïcité mais surtout la liberté.

2. Hollande, dont on dit qu'il est incapable de gérer la France, montre en ces moments douloureux pour la collectivité nationale, qu'il tient bien la barre.

 

Les terroristes veulent nous faire taire et utilisent l'Islam comme arme politique en souhaitant que certains de nos compatriotes se regroupent de façon identitaire en imposant la Charia et la régression de la femme. La France et les journalistes doivent garder cette largesse d'esprit et cette insolence épistolaire et oratoire. Au moins Cabu, Charb, Tignous et Wolinski ne seront pas morts pour rien. Les rassemblements sont indispensables, mais une fois les larmes séchées, il faudra s'interroger sur la notion de citoyenneté républicaine en France.

 

Un certain nombre de terroristes s'appuie sur des ressentiments subjectifs ou objectifs qui naissent de mises à l'écart de certains de nos citoyens de confession musulmane pour infuser le poison d'un repli communautaire et identitaire. Y aurait-il des failles dans notre système français du vivre ensemble ? Le terrorisme vient de nous imposer la guerre, il ne faut pas avoir peur. Ayons confiance dans notre police et dans les services de renseignement qui font un travail remarquable. Ne nous séparons pas et travaillons ensemble à un meilleur équilibre car nous sommes une société qui n'a pas fait son travail du vivre ensemble. Ce n'est pas une dénonciation, mais modestement je veux montrer que, malgré la douleur et le sentiment de honte et de colère qui nous envahit, notre sécurité collective dépend de notre capacité à nous parler réellement les yeux dans les yeux, au nom de la liberté d'expression qui doit être une réponse aux attentats terroristes.

 

Que la direction de Charlie-Hebdo qui a été assassinée, trouve ici toute la compassion de la République car nous sommes tous les gardiens de la liberté que Cabu, Charb, Tignous et Wolinski ont toujours su nous montrer grâce à leur talent de caricaturiste. Salut les artistes, nous vous serons toujours reconnaissants.

 

 

 

 

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 10:26

Voeux de François Hollande pour 2015 : contre toute attente, il est déjà en campagne

LE PLUS. Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux présidentiels, François Hollande est revenu sur une année 2014 pendant laquelle tous les observateurs ont vilipendé la France. Pour autant, il a impressionné notre contributeur Lucien Pambou, se montrant vigoureux et plus concerné que jamais par l'avenir du pays.

Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

 

François Hollande lors de ses voeux de bonne année le 31 décembre 2014. (I. LANGSDON/AFP)

 

En 2014, on a tout entendu : le landernau politique français ne s’est pas retenu à propos des mille et une hypothèses concernant François Hollande. Tout y est passé : Hollande n’est pas à la hauteur, il ne tiendra pas jusqu’en 2017, il va dissoudre l’Assemblée nationale, il va abdiquer.

 

Il s'est représidentialisé

 

Rien de tout cela n’est advenu le 1er janvier 2015. Dans ses vœux aux Français, Hollande a bluffé tout le monde.

 

Il s’est re-présidentialisé grâce à une mise en scène qui a insisté plus sur l’image que sur la pertinence de nouvelles propositions. On peut noter que ce n’était pas l’objet voulu par le président. Il s’agissait de faire la synthèse de ce qui avait été déjà fait et de le communiquer aux Français.

 

 

Le chef de l’État, assis derrière une table nue, sans livre et sans document de travail, a adressé ses vœux aux Français en critiquant les déclinistes qui présentent une France vacillante, voire moribonde.

 

Refuser les conservatismes d'où qu'ils viennent

 

 

Par effet de miroir, il a montré que le gouvernement et surtout le ministre Emmanuel Macron était aux manettes. François Hollande a demandé aux chefs d’entreprise de prendre leur part d’action dans la réussite du pacte de responsabilité en créant les conditions de l’embauche des Français.

 

Pour François Hollande, il faut mettre dans le même panier tous les conservatismes de gauche et de droite qui estiment que la France n’est plus la France, alors qu'elle est la 5e puissance mondiale. Alors qu'elle est présente sur la scène internationale en Afrique pour contrer le terrorisme grâce à l'Opération Barkhane. Alors aussi qu'elle passe à l'heure du numérique dans les écoles.

 

Pour Hollande, la France doit avoir confiance en elle car elle s’apprête aussi, en décembre 2015, à accueillir la grande conférence mondiale sur le climat, qui risque bien de marquer l'histoire.

 

Il laboure au centre et à gauche

 

Nous sommes là au cœur de la stratégie hollandaise qui vise à préparer les élections de 2017, alors que tout le monde pense que François Hollande ne se présentera pas à cause d’un chômage très important et d’une courbe qui semble difficile à inverser. C’est mal connaître François Hollande, sa ténacité et sa confiance en lui.

 

Le retour de Nicolas Sarkozy en politique ouvre un espace inattendu à François Hollande. La démission de Montebourg, de Hamon, l’incapacité des frondeurs du Parti socialiste à rendre audible leur message, l’inaptitude de Martine Aubry à brouiller le message social-libéral de Hollande-Valls-Macron malgré son intervention épistolaire dans les médias, confortent François Hollande sur sa capacité de rebond à partir de 2015, tant sur le plan des indicateurs macro-économiques que sur le plan de la politique politicienne.

 

François Hollande est déjà en campagne pour 2017 et il laboure consciemment le terrain qui va du centre gauche jusqu’à l’extrême gauche.

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 13:53

http://www.lefigaro.fr/culture/2013/04/28/03004-20130428ARTFIG00123-en-1879-le-maire-de-paris-etait-noir.php

 

Severiano de Heredia, fils d'esclaves affranchis, fut nommé cette année-là président du Conseil municipal.

 
 

À l'occasion des 165 ans du décret de l'abolition de l'esclavage, le 27 avril 1848, Paris sait-il qu'il y a moins de cent cinquante ans son maire était noir? Le livre, Ce mulâtre que Paris fit maire et la République ministre*, du professeur émérite à l'université de Paris-VIII Paul Estrade, retrace le parcours de Severiano de Heredia, tombé aux oubliettes de la IIIe République française.

Franc-maçon, ce fils d'esclaves affranchis d'origine cubaine et cousin direct du poète José Maria de Heredia, représentait à l'époque la modernité et l'évolution de la pensée contemporaine. «Il marchait aux côtés des défenseurs de la presse libre et il soutenait l'effort de la révolution industrielle. Il partageait aussi les idées de Jules Ferry pour la laïcité dans la vie publique», rappelle Paul Estrade.

Severiano de Heredia (crédits photo: DR

 

Severiano de Heredia avait réussi à séduire les politiques. Le 13 avril 1873, il est nommé au Conseil municipal des Ternes. Il est ensuite élu à la tête du Conseil de Paris en 1879, devenant ainsi l'équivalent du maire de l'époque. Il accéda même à la Chambre des députés après avoir été élu en 1881. Mais son plus important mandat fut celui de ministre des Travaux publiques, débuté le 30 mai 1887.

Il se retire de la vie politique en 1893

«Le colonialisme a conduit Heredia à sa perte», annonce l'auteur. «Alors que l'on justifie les conquêtes africaines pour civiliser les populations noires, il était assez contradictoire d'avoir un mulâtre au sein du gouvernement français», ajoute-t-il dans son livre. Son déclin a commencé à se préciser durant l'Exposition coloniale de 1886 au jardin d'Acclimatation, où les populations indigènes étaient exposées comme des animaux.

Après ses échecs aux élections législatives de 1889 et de 1893, il se retire de la scène politique, pour se consacrer à la littérature. Le colonialisme et la Première Guerre mondiale font alors tomber dans l'oubli celui qui fut le premier ministre «non blanc européen». Il meurt le 9 février 1901 à son domicile parisien de la rue de Courcelles, sans avoir jamais été décoré de la Légion d'honneur. Il n'est même pas mentionné sur la stèle des célébrités du cimetière des Batignolles, où il est enterré. Le site de l'Assemblée nationale lui consacre néanmoins une courte biographie.

 

* Paul Estrade, Severiano de Heredia. Ce mulâtre cubain que Paris fit «maire», et la République, ministre. Éditions Les Indes savantes, 2011, 162 pages, 21 euros.

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 12:11

Bonne année 2015

 

 

Aux Alfortvillaises et Alfortvillais membres de l’UMP, le prochain nom de l’UMP sera le Rassemblement, comme je l’ai déjà publié en amont sur Blastingnews. (http://fr.blastingnews.com/politique/2014/12/nicolas-sarkozy-et-la-creation-d-un-vaste-mouvement-le-rassemblement-00201893.html)

Le Président de notre mouvement, Nicolas Sarkozy, reprend le concept de rassemblement dans ses vœux de l’année 2015 aux Français. Je ne me suis peut-être pas trompé.

 

 

Je veux ici et maintenant souhaiter aux Alfortvillaises et Alfortvillais de l’UMP et aux autres citoyens de la ville d’Alfortville non membres de l’UMP, mes vœux les meilleurs pour vous et les vôtres et que 2015 soit une année de réussite professionnelle, de santé de fer indestructible et de réussite tous azimuts concernant toutes vos activités.

 

 

Lucien PAMBOU UMP, ancien conseiller municipal UMP (2008/2014) et fervent citoyen de la ville d’Alfortville, qui , au nom de la citoyenneté républicaine, respecte le conseil municipal d’Alfortville à dominante socialiste ainsi que son Sénateur-Maire.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 20:49

http://fr.blastingnews.com/societe/2014/12/inauguration-du-musee-de-l-histoire-de-l-immigration-par-francois-hollande-00208175.html

 

 

Quels sont les enjeux de l'histoire de l'immigration pour la France de demain?

 

 

Voulu par Chirac, inauguré par Hollande, le Musée de l'Histoire de l'Immigration est un problème pour notre société. L'immigration en France, comme le dit Benjamin Stora est relativement récente. Elle remonte au 20ème siècle, après la Première Guerre Mondiale 14/18, mais surtout après celle de 39/45 et dans les années 70. Dans les deux premiers cas, cette immigration s'est faite dans une France en reconstruction qui a accueilli des Polonais, des Italiens, des Arméniens. Dans les années 70, ce fut l'immigration venant du Sud de la Méditerranée et de l'Asie. Toutes ces immigrations ont été favorisées par les pouvoirs publics français pour répondre au problème de déficit de la natalité après la seconde guerre et pour contribuer à la reconstruction et à la modernisation des infrastructures françaises. Dans le cas de l'immigration venant du Sud de la Méditerranée et de l'Asie, il fallait répondre à un problème humanitaire et contribuer au regroupement familial dans le cas de l'immigration venant du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne.

 

 

L'immigration en France n'a pas posé de gros problèmes. Il y eut des tensions pendant la guerre d'Algérie, mais on peut noter que la France qui n'a pas une tradition d'immigration et n'est pas une terre d'immigration à la différence des Etats-Unis, a plus ou moins bien réglé la présence des immigrés en permettant leur intégration grâce au droit du sol qui s'oppose à celui du sang. Cette notion du droit du sol a été remise en cause par les décrets Pasqua en 1993.

 

 

Tout le monde devait être content, or ce n'est pas le cas. L'immigration en France fait l'objet d'instrumentalisation politique. Deux camps s'opposent : le FN qui estime que l'immigration est la source de tous les maux, et les partis pour lesquels l'immigration doit être analysée de façon responsable car les faits sont avérés : un quart des Français ont un ascendant d'origine immigrée. Il ne faut pas confondre immigré et étranger. On peut être français et immigré parce que né à l'extérieur, étranger parce que l'on ne possède pas la nationalité française ou encore étranger sans être immigré parce que né récemment en France de parents étrangers et pouvant alors demander la nationalité française à sa majorité. On remarque ainsi que les partis politiques ne remplissent pas leur mission d'explications permettant de clarifier le débat autour de l'immigration.

 

 

Le Président Mitterrand a ouvert en 1981 le débat sur l'utilité citoyenne des immigrés en proposant leur participation aux élections locales. Depuis 1981, ce débat est porté par la Gauche. C'était une promesse de Hollande, mais aujourd'hui les sondages montrent que 61-64% des Français estiment que les étrangers immigrés ne doivent pas voter. Les immigrés ne doivent être tenus pour les boucs émissaires d'une mauvaise analyse et conduite des politiques publiques par les responsables: toutes les statistiques et études ont montré que les immigrés occupent des tâches subalternes, or la concurrence internationale détruit des emplois de cadres moyens et supérieurs pour lesquels on trouve une présence faible d'immigrés.

 

 

La France se trouve aujourd'hui au milieu du gué. Comment concilier ses attaches humanistes des droits de l'homme marquées par le droit d'asile, l'accueil des immigrés économiques performants et l'intégration des nombreuses populations immigrées ou étrangères vivant sur son sol?

 

 

De nombreuses lois visant à intégrer les populations étrangères et immigrés ont été adoptées mais elles n'empêchent pas les discriminations en direction de ces populations. Que devient l'égalité des chances? Comment articuler égalité, fraternité et liberté pour que cette devise de la République ne soit plus un simple protocole de discours électoral? Des politiques ont été menées dans les quartiers populaires défavorisés qui concentrent les populations immigrées étrangères mais ces politiques restent insuffisantes et on peut se demander si l'immigration est encore un sujet de préoccupation réel pour les partis politiques.

 

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 19:05

http://fr.blastingnews.com/politique/2014/12/nicolas-sarkozy-et-la-creation-d-un-vaste-mouvement-le-rassemblement-00201893.html

 

Nicolas Sarkozy s'apprête à créer un mouvement politique qui rassemble tous les citoyens de la République.

 

Sarkozy, élu à l'UMP, s'apprête dire à la France entière qu'il est le père d'un nouveau né: le Rassemblement. C'est un vaste mouvement à venir, républicain forcément, dont l'objectif est de faire disparaître l'UMP. En faisant émerger une nouvelle doctrine et une nouvelle stratégie politique, ce mouvement fera-t-il exister des hommes et des femmes « nouveaux » avec une autre façon de faire de la politique dans l'espace français?

 

Le nouvel organigramme de l'UMP compte 22 sarkozystes sur 28 membres. Morano, Dati, voire Guéant, montrent leur agacement et ne comprennent pas le grand écart réalisé par Sarkozy en nommant Kosciusko-Morizet à la Vice-présidence et Wauquiez au Secrétariat général. Dati demande à Sarkozy de clarifier sa position. Je rassure Nadine Morano : la ligne stratégique de Sarkozy n'adviendra jamais car il est obligé pour des raisons d'équilibres politico-stratégiques au sein de l'ancienne UMP de donner à boire et à manger à tous les courants formés par les juppéistes, les sarkoszystes, les fillonistes et les copéistes. Une fois les troupes calmées et rassurées, il pourra faire émerger le vaste mouvement qu'il appelle de ses vœux : le Rassemblement, mouvement républicain fondé sur la citoyenneté dont la légitimité de base sera le peuple français.

 

Sarkozy veut organiser des référendums d'initiative populaire pour chaque sujet important et construire un mouvement qui s'étendra des droites bonapartistes et orléanistes jusqu'au centre-droit utile (celui de l'UDI). Il ne désespère pas de demander aux électeurs du Modem de se désolidariser de François Bayrou. La même adresse sera faite aux socialistes déçus (il y a bien eu en 2007 une Gauche moderne) et aux militants FN. Certains électeurs du FN ne sont que des communistes, des socialistes et des UMP déçus qui ont rejoint Marine le Pen par défaut.

 

En créant le Rassemblement, Sarkozy fait un autre calcul : réduire l'espace de Juppé et de Fillon lors de la primaire de l'UMP, amadouer l'UDI de Lagarde et créer les conditions d'une victoire au forceps pour être sûr d'être au deuxième tour en 2017 face à Marine Le Pen. Sarkozy fait un calcul simple et qui peut être gagnant : les erreurs tactiques de Hollande entre 2012 et 2017 et la montée en puissance du front du refus au Parti Socialiste (que Martine Aubry accompagne avec joie). Sarkozy part du principe que le candidat de gauche, quel qu'il soit, sera éliminé car le peuple de France a besoin de changement. Dans cette perspective, Juppé peut encore jouer sa carte, encore faut-il qu'il sache manœuvrer en prenant pour témoins les peuples de droite, du centre et de gauche qui estiment que Sarkozy a fait son temps. Il reste à Juppé à construire une organisation et une stratégie, même sans parti contrairement à Sarkozy soutenu par l'UMP.

 

Juppé doit se faire apprécier. Il a réussi une émission remarquable sur France 2, mais « une hirondelle ne fait pas le printemps ». Il lui reste à organiser ses relations avec Sarkozy, tout en jouant la carte de la complémentarité (car ils puisent tous les deux dans le même électorat) et celle de la différenciation car il est différent de Sarkozy, tant sur la ligne politique, que sur la manière de gouverner la France.

 

Le Rassemblement est donc ce nouveau parti à venir. Les militants sont globalement d'accord avec ce changement de nom et de logo, mais des réticences au niveau de certains cadres de l'UMP apparaissent, et, comme toujours, sous le sceau de l'anonymat. Sarkozy va-t-il aller jusqu'au bout de son rêve en faisant disparaitre l'UMP au profit du Rassemblement républicain L'UDI acceptera-t-elle de se dissoudre dans ce nouveau mouvement ? Créer le Rassemblement oui, mais avec qui ? Avec quelle doctrine ? Avec quelle ligne politique claire ? Pour quel mandat de gouvernance pour après l'élection présidentielle de 2017 ?

 

 

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