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Présidentielle 2017 en France: Mélenchon comme Tsipras en Grèce ?

5 Juillet 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/07/presidentielle-2017-en-france-melenchon-comme-tsipras-en-grece-00467109.html

 

Jean-Luc Mélenchon, tribun de la Gauche de la Gauche, rêve d’avoir un rôle identique à celui de Tsipras en Grèce

 

La solution c'est le peuple, mais quel peuple ?

 

La Grèce est dans une tourmente politico-économique, c’est l’occasion que saisit Jean-Luc Mélenchon pour demander aux électeurs de la Gauche de la Gauche de le désigner en tant que candidat à la présidentielle de 2017 et donc de voter pour lui. Jean-Luc Mélenchon se pense décidement un grand tribun, un sauveur de la France et estime que le temps est venu pour que la vraie démocratie s’exprime dans les urnes. Il oublie une chose : les conditions historiques de formation des Gauches en Grèce ne sont pas du tout les mêmes que celles existantes en France. Les Gauches françaises n’ont pas connu l’oppression des militaires. Les sociétés civiles fortes en Grèce sont globalement faibles en France. A la différence de la Grèce, les modes oligarchiques de désignation des responsables politiques en France ne sont pas les mêmes qu’en Grèce. Les débats politiques en France sont idéologiques, c’est leur fonction comme ailleurs, mais éprouvent beaucoup de mal à se traduire en action sur le terrain.

 

Mélenchon voyage entre la Gauche et l’extrême-Gauche, du Parti socialiste au Front de Gauche, il veut attirer dans ses filets Cécile Duflot du Parti écologiste. Il y a quelques années Jean-Luc Mélenchon ne voulait pas présider, maintenant il pense que l’heure est venue et que c’est le moment. Il souhaite réanimer la France qui a voté non à l’Europe et il estime qu’il a une responsabilité forte et souhaite se présenter à la présidentielle de 2017 pour faire triompher la victoire du Front de Gauche. Rien ne l’arrêtera dans sa démarche très personnelle pour une candidature à l’élection présidentielle de 2017, même si la menace de Marine Le Pen est très présente. Il dit ne pas la craindre et ira jusqu’au bout.

 

 

Mélenchon est un tribun, il le sait et prend de vitesse, ceux qui, à l’extrême Gauche, seraient tentés par une candidature à l’élection présidentielle, dont Cécile Duflot (qui agirait en fait pour une place ministérielle). Il avertit les autres responsables du Front de Gauche et la France entière que les électeurs ont besoin de lui. Sur quel programme ? Sur quel projet politique ? Sur quelles stratégies de rassemblement des Gauches et des extrêmes-Gauches ? Mélenchon ouvre une boîte de Pandore de laquelle sort un homme politique prénommé Jean-Luc et qui a pour vocation de lui permettre de réaliser en France les victoires de Podemos en Espagne et de Siriza en Grèce. En a-t-il le talent même si c’est un bateleur des estrades politiques ? Attendons de voir et restons à l’écoute car, avec Jean-Luc Mélenchon, le bon mot et la belle stratégie sont à venir.

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Peut-on installer une laïcité démocratique, sociale, réelle et nouvelle en France ?

22 Juin 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

Doit-on créer un principe social de la laïcité ?

 

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/06/peut-on-installer-une-laicite-democratique-sociale-reelle-et-nouvelle-en-france-00450155.html

 

La France a du mal à convaincre les citoyens de la mise en place d'une laïcité démocratique et pas seulement politique

 

La question de la laïcité se pose en France. Depuis le 11 janvier 2015 et l’affaire Charlie, la montée des incivilités, les attaques inopportunes envers l’Islam, on débat de la laïcité comme marqueur du vivre-ensemble des Français dans la République ; mais paradoxalement chacun y va de sa définition de la laïcité.

 
 

 

 

Peut-on dépasser la conception politique de la laïcité de 1905 ?

 

Pour certains, la laïcité c’est la séparation de l’Eglise et de l’Etat en ramenant les pratiques spirituelles dans la sphère privée. Cette conception de la laïcité est celle qui prévaut depuis 1905 et qui joue comme opérateur dans l’histoire de la France, celle de la guerre des deux France, à savoir le long conflit entre les partisans d’une France catholique, monarchique et conservatrice et les tenants d’une France laïque, républicaine et ancrée autour du progrès social. Cette conception de la laïcité a gouverné la France depuis le début du 20ième siècle où le clan laïque finit par être dominant.

Pour d’autres, la laïcité actuelle est à géométrie variable. Elle désigne à la fois des comportements individuels mais aussi des pratiques culturalo-religieuses, comme la capacité d’imposer à d’autres sa conception de la société et du monde, tant sur le plan religieux, que sur le plan d’une ascèse personnelle. On pointe souvent les idées spirituelles des religions judéo-chrétiennes mais surtout de l’Islam que l’on pointe du doigt dans la société française.

 

 

De façon moderne, la France est confrontée actuellement à une définition plurielle de la laïcité.

 

 

Si on reprend le document publié par l’Observateur de la laïcité qui dépend du Premier Ministre, on s’aperçoit que, dans son premier propos, l’observateur de la laïcité estime que la laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Nous sommes donc, à travers cette proposition, au cœur d’une laïcité plurielle et différentielle qui tend au nom de la modernité à se démarquer des principes stricts de la laïcité de 1905. Le Gouvernement veut combattre les revendications communautaristes et le détournement de la laïcité à des fins stigmatisantes, or, en laissant ouvertes le concept de laïcité, on arrive à des aberrations comme celles de Bordeaux où, pour des raisons religieuses, une épicerie souhaite réserver des jours distincts aux femmes et aux hommes. Le Premier Ministre est opposé à cette pratique, il l’a dit et il a raison. Les responsables de l’épicerie refusent la mixité et font du tort aux autres musulmans. Que doit faire la France face à cet Islam radical? Ce n’est pas à moi de juger ce type de pratique, mais en tant qu’analyste j’utilise cet exemple récent pour montrer que la difficulté de donner une définition démocratique de la laïcité va entrainer forcément des malentendus dans la société française. Le débat actuel entre Islam et République à l’Assemblée nationale française doit assumer ses responsabilités et ne pas se contenter des déclarations de principe.

 

 

Comment définir une laïcité démocratique réelle et nouvelle.

 

 

Les partis politiques et leurs dirigeants sont dépassés par cette question de la laïcité. Certains comme Sarkozy sont pour une laïcité radicale avec assimilation des populations étrangères, un Islam qui doit respecter la République et se conformer à ses exigences, d’autres, comme Alain Juppé ou les Socialistes, voire le Centre, sont pour une laïcité à géométrie variable qui doit favoriser plus l’intégration que le rejet. Sarkozy, comme Juppé et le Parti Socialiste, ont tous raison et tort à la fois. Raison car le concept de laïcité qu’ils défendent leur permet d’accéder au pouvoir si les électeurs en sont convaincus. Ils ont tort car la France du terroir, la France du pays réel, ne fait pas de subtilité dans les analyses politiques et procède plus par rejet que par acceptation.

La France actuelle a un problème énorme à résoudre : comment passer d’une construction historique et politique de la laïcité, des nombreux conflits entre l’Eglise catholique et l’Etat, pour organiser une nouvelle forme de laïcité plus démocratique et sociale, au sein de laquelle l’Islam doit prendre sa place. Il faut le rappeler, les principes de distanciation et d’implication des catholiques et des juifs dans la République du point de vue de leur religion et de la loi, ne sont pas les mêmes que pour les Français musulmans car la religion musulmane agit par totalité/globalité et non par séparation. Les critères de la laïcité de 1905 qui permettent de consacrer la religion à la sphère privée et le reste à la sphère publique, ne sont pas recevables dans l’Islam. Cela ne veut pas dire que les musulmans français n’ont pas le droit de vivre avec leurs compatriotes français de religions juive ou catholique.

 

 

Il reste aux intellectuels, à l’Etat, aux Imams à réfléchir de façon concrète en apportant des solutions : comment intégrer l’Islam dans une laïcité républicaine, tout en respectant toutes ses spécificités religieuses. Le Ramadan est un des aspects acceptés dans la société, mais il y a un élément non visible : la pratique de l’Islam et la société reposent sur une totalité que l’on ne peut découper entre sphère privée et sphère publique. Il reste au gouvernement à définir de façon concrète la laïcité démocratique nouvelle à la française en intégrant les spécificités de l’Islam, la deuxième religion de France.

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La tuerie de Charleston, Obama ne peut rien faire pour la communauté noire

20 Juin 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

http://fr.blastingnews.com/international/2015/06/la-tuerie-de-charleston-obama-ne-peut-rien-faire-pour-la-communaute-noire-00447873.html

 

Pourquoi le Président ne peut modifier la situation de la communauté noire aux Etats Unis

 

Que les Afro-américains se prennent en main

 

Obama est un métis, de père kenyan noir et de mère américaine blanche. Pour les Etats Unis et la communauté noire, c’est un noir et non un métis comme on aime à le rappeler en France. Aux Etats Unis avoir une seule goutte de sang noir dans vos veines, ne fait pas de vous un métis mais un noir. En France, pour des raisons de positionnement idéologique, on établit une séparation entre le noir et le métis comme au temps de l’esclavage, le noir était celui qui travaillait dans les champs et le métis, souvent fruit brutal entre le maître blanc et l’esclave noire, était celui qui pouvait servir dans la maison du maître blanc.

 
 

Une fois ces éléments de langage donnés pour éviter les confusions et les analyses trop empressées, revenons à la situation typiquement américaine qui, en termes de racisme, a le mérite d’être plus claire que la situation française qui procède par circonvolutions, cachotteries et qui ne désigne pas les situations au nom du faux vivre-ensemble.

 

 

Obama, Président noir, s’occupe plus de la question sociale américaine que de celle de la communauté noire : en cela, il a raison.

 

 

Obama est arrivé au pouvoir en 2008. Il a été réélu en 2012. Cela a été un évènement pour les Etats Unis et pour le reste du monde. Pour la première fois un noir devenait Président de la République de l’Etat le plus esclavagiste des temps modernes. On a cru que Obama allait améliorer la situation de la communauté noire dans une Amérique organisée autour des clans et d’une sociologie fondamentalement ethnique.

Obama n’est pas tombé dans le piège, ce que la plupart des noirs américains n’ont pas compris. Il a dirigé les Etats Unis sous l’angle sociétal et non ethnique. La tuerie de Charleston qui a fait 9 morts en Caroline du Sud montre que le racisme n’a pas disparu aux Etats Unis et que les différents attentats en direction des populations noires depuis une vingtaine d’années expliquent que les Etats Unis sont marqués par un racisme permanent et qui s’exprime, soit par la voix de Dylann Roof qui se considère comme un suprémaciste blanc aux motifs que les noirs « violent » les femmes blanches, deviennent des acteurs économiques importants aux Etats Unis, soit des actes de violence en direction des noirs. On assiste à une montée des crimes racistes aux Etats Unis, même si à la tête de ce pays on a un Président noir élu.

 

 

Les Noirs américains ont oublié le temps de l’esclavage, préfèrent le bavardage autour du racisme au lieu de se rassembler pour des actions concrètes et sociétales.

 

 

La société américaine est une société communautarisée. Depuis l’acquisition des droits sociaux et du droit de vote, on a l’impression que les noirs ont abandonné l’idée qu’ils étaient une minorité dans la société américaine. A la différence des autres communautés, la communauté noire reste divisée. Il y a des élus noirs, des chefs d’entreprises noirs, des professeurs d’université noirs, des responsables d’associations noirs, des grands artistes noirs. Tout ce peuple noir arrivé au fait de la richesse et de l’influence a oublié en route les autres noirs. Ce peuple de richesse considère les autres noirs en bas de l’échelle comme des pauvres et des incapables en épousant la voie libertado-suicidaire du modèle américain exhibé en principe, à savoir la liberté individuelle et le marché.

Les autres communautés latinos montante, juive traditionnelle et irlandaise, tout en accédant à la richesse, continuent d’être communautaires et malheureusement pas les noirs d’Amérique au sens large et les Afro-américains au sens particulier. Nous ne sommes pas en Europe mais bien aux Etats Unis. Il y a eu la lutte pour les droits civiques dans les années 50 et 60. Le gouvernement américain a mis en place en 64 et 65 les politiques historiques d’affirmative action pour la promotion de l’égalité des droits pour les minorités, dont les noirs longtemps opprimés. Martin Luther King a payé de sa vie pour promouvoir le droit civique des noirs. Obama est devenu Président des Etats Unis. Des Noirs exercent des fonctions importantes dans la société américaine, mais la communauté noire n’a pas su renouveler les débats autour de sa présence dans la société contemporaine américaine. Elle est condamnée à subir une régression permanente dans la société américaine et elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même.

 

 

Le temps de la prière est nécessaire mais le temps de l’action concrète est indispensable pour les Afro-américains dans le contexte des Etats Unis.

 

 

Aller dans les églises, fussent-elles méthodistes, pour prier et adorer Dieu, est peut-être indispensable mais ne suffit plus. Il faut passer à l’action organisée et méthodique qui doit prendre en compte la communautarisation des populations noires qui démographiquement sont dépassées aujourd’hui par les latinos et demain par les asiatiques.

Les différentes agressions contre les noirs viennent rappeler aux minorités noires que le chemin à parcourir pour leur considération pleine et entière dans la société américaine, reste long, même si un Président noir a été élu à la tête des Etats Unis. Une preuve de la nécessaire mobilisation des afro-américains: le drapeau confédéral et ségrégationniste continue de flotter devant le parlement en Caroline du sud, alors qu'il devrait être mis en berne. Il faut dépasser cette polémique et que les afro-américains s'organisent. 

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Routinisation du 49-3 par le Premier Ministre Valls

16 Juin 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/06/routinisation-du-49-3-par-le-premier-ministre-valls-00442043.html

 

 

Stop au bavardage à Droite comme à Gauche, il faut passer au pragmatisme gouvernemental

 

 

Après le premier passage en force en février, les 237 heures de lecture, voire plus, et les 2 000 amendements, le Premier Ministre Valls a décidé d’engager la responsabilité du gouvernement pour favoriser l’adoption sans vote du projet de loi Macron. Ce pragmatisme institutionnel passe par l’application du 49-3 quitte à en « routiniser » l’application.

 
 

 

Cette façon de faire soulève une levée de bouclier de la part des députés Les Républicains, dont le patron, Christian Jacob, estime que le gouvernement est en dessous de tout et que le Premier Ministre agit de façon autoritaire. Christian Jacob a décidé de saisir le Conseil constitutionnel et néanmoins de poser une motion de censure, même s’il sait que celle-ci n’a aucune chance d’aboutir et donc de renverser le gouvernement.

 

 

Une fausse opposition Droite/Gauche vis-à-vis de la loi Macron

 

 

A Gauche et au Parti socialiste (et pas seulement au sein de la Gauche frondeuse), on estime que le 49.3 est un échec collectif qui signe l’aveu de faiblesse du gouvernement. Le Président de la République, François Hollande, espère l’adoption du texte avant le 14 juillet. Cet empressement de l’exécutif traduit une forme de lassitude face à une assemblée qui pense plus à la « discutation » inutile au sens hégélien du terme, sans résultat réel. Le Premier Ministre estime qu’il est temps de passer au pragmatisme et de dépasser les attentes et les conversations inutiles autour du projet de loi Macron. La société française attend les réformes, si minimes soient-elles, et Valls force l’allure. Que ceux qui prétendent arriver aux affaires en 2017 en prennent de la graine.

 

Certains socialistes estiment que Manuel Valls s’éloigne de la Gauche. C’est le point de vue de l’ancienne Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui pense que l’esprit de Poitiers n’y est pas et que le Parti socialiste est dans les convenances politiques. Cette loi Macron vise à déverrouiller le fonctionnement de l’économie française et à mettre à bas un certain nombre de comportements de rente. La loi Macron aurait pu être produite par la Droite qui, pour des raisons de positionnement idéologico-politique, préfère la critique alors que certains députés Les Républicains approuvent cette loi sous le sceau de l’anonymat.

 

 

Le 49-3 a été largement utilisé à Gauche sous la Vième République pour faire adopter des textes urgents pour la République

 

 

Michel Rocard, en tant que Premier Ministre socialiste, a utilisé 13 fois le 49-3, Edith Cresson 8 fois et Manuel Valls 2 fois. Les Socialistes idéologues dans l’âme, incapables de voir le monde qui change et l’économie qui se transforme, préfèrent les discussions interminables diurnes et nocturnes pour valoriser leurs positions de frondeurs au sein du Parti. Quoique l’on dise de Manuel Valls, il assume la confrontation entre la Gauche gouvernementale et l’autre partie de la Gauche frondeuse qui pense être méprisée par le premier Ministre.

 

 

Que l’opposition soit cohérente en matière de réformes économico-sociales en cas d’alternance

 

 

Les Républicains estiment que le gouvernement passe en force car il n’a plus de majorité. C’est bien de le dire quand on est dans l’opposition, mais on aurait aimé, quand elle était aux affaires, qu’elle assumât complètement ses positions, comme la renégociation des 35 heures-voire leur disparition-, ce qu’elle n’a pas fait. C’est bien pour l’opposition de hurler au loup, mais il faut être courageux pour transformer réellement la société et l’économie française quand on est aux affaires. Attendons de voir en 2017, si la Droite et le Centre l’emportent. 

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La création d’une instance de dialogue avec l’Islam : pourquoi faire ?

15 Juin 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

 

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/06/la-creation-d-une-instance-de-dialogue-avec-l-islam-pourquoi-faire-00440727.html

 

 

C’est l’œuvre de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, mais surtout de la République

 

 

L’Islam compte, selon les statistiques établies, entre 4 et 5 millions de musulmans en France. Tous ne sont pas pratiquants ou de nationalité française, mais ils se reconnaissent comme musulmans dans la société française. Les relations entre l’Islam et la société française sont relativement récentes et datent des années 1970, ce qui tend à montrer que les rapports entre l’Islam et la République ne peuvent pas être analysés au même titre que ceux (plus anciens) existant entre le judaïsme  et la République ou entre la chrétienté (catholiques et protestants) et la République.

 
 

 

 

Pour le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur, il s’agit de donner plus de visibilité et de respectabilité à nos compatriotes français musulmans pour que ceux-ci pratiquent leur religion selon les règles de la République. Ce n’est pas la République qui définit la façon de pratiquer l’Islam, mais elle a le droit, comme pour le judaïsme et la chrétienté, de fixer les règles de fonctionnement.

 

 

Plusieurs questions restent à l’ordre du jour : la formation des imams (il faut donc des imams formés et parlant le Français), les aumôniers musulmans dans les prisons, les carrés musulmans dans les cimetières, la construction des mosquées qui ne doit pas être financée par les pays étrangers. Après l’échec du Conseil français du culte musulman dont la création en 2003 a été favorisée par Nicolas Sarkozy Ministre de l’intérieur, il fallait donc une autre instance, plus « sociétale » et plus représentative des musulmans de France.

 

 

Si l’intention du gouvernement est louable et doit être saluée, il faut noter que l’islam en tant que religion est fondé sur une totalité. Expliquons-nous : on est musulman du matin au soir et la distinction dans l’islam entre sphère privée et sphère publique n’a pas beaucoup de sens alors qu’elle est possible dans la chrétienté et dans le judaïsme. Il y a là donc un élément de réflexion important qui doit être abordé pour éviter les malentendus. Une réflexion de la part des imams et des théologiens musulmans est indispensable pour expliquer et rendre compatible la pratique de l’islam avec la République.

 

 

Il y a un débat qui n’est pas souvent évoqué : celui relatif à la cohabitation entre la loi islamique et la loi républicaine. Il faut qu’il y ait un dialogue permanent car, si certains laïcistes radicaux expliquent que la loi de la République l’emporte (encore faut-il l’expliquer à nos compatriotes musulmans qui, forts de leurs droits, pensent que la loi islamique et sociétale est importante), d’autres, au nom d’une pratique sociologique et d’une laïcité différentielle, estiment que l’on peut faire exister la loi islamique en même temps que la loi républicaine. Nous sommes là dans des temporalités différentes qui peuvent entraîner les malentendus.

 

L’instance de dialogue qui vient d’être mise en place doit se saisir de toutes ces questions pour que nos compatriotes musulmans pratiquent leur religion comme n’importe quel français et pour que la stigmatisation diminue car on ne la fera jamais disparaître. En revanche le dialogue est indispensable pour le vivre-ensemble.

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Et si le Parti Socialiste français était mort ?

8 Juin 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

http://http://fr.blastingnews.com/politique/2015/06/et-si-le-parti-socialiste-francais-etait-mort-00427161.html

 

C’est une interrogation légitime pour les analystes de la vie politique française.

 

 

Les Partis ne meurent pas, ils se renouvellent et pourtant les analystes de la vie politique française estiment que la plupart des Partis politiques sont en train de mourir. En France, la mondialisation, la désaffection des jeunes pour la chose publique et politique, l’absence de projet politique clair, l’absence d’enjeu au moment des congrès constituent la pire conjonction des événements qui favorisent le désintérêt et la mort des Partis politiques.

 

 

 

Le Parti Socialiste se réunit en congrès pour 3 jours à Poitiers. Tout est ficelé, rien de nouveau sous le soleil. Alors que le SPD allemand a fait sa mutation réelle et profonde en 1959 lors du Congrès de Bad-Godesberg (articulation de l’économie de marché et de la société), le Parti Socialiste français a beaucoup de mal à trouver un logiciel programmatique concret, explicite et différent d’un Parti comme celui des Républicains.

 

Le Parti Socialiste a beaucoup de mal à affirmer que, dans la mondialisation sauvage, l’Etat français doit continuer à jouer son rôle d’Etat stratège et non d’Etat providence. Le gouvernement socialiste au pouvoir procède ainsi (dossier Areva/EDF) mais ne le dit jamais à ses militants qui continuent de penser que l’Etat peut tout pour eux. La loi Macron a soulevé des oppositions à l’intérieur du Parti Socialiste. Les « motionnaires » B au sein du Parti Socialiste sont priés de se taire pour que la motion A et surtout François Hollande triomphent par Cambadélis interposé. En effet, le véritable vainqueur du Congrès est François Hollande qui continue à jouer le grand manitou et le faiseur de la ligne politique du Parti Socialiste.

 

La population française adore le Premier Ministre Manuel Valls pour sa jeunesse et son tempérament et on attendait de lui qu’il pousse très loin les réformes (marché du travail, fiscalité, sécurité sociale, dépenses publiques, organisation de l’Etat) et qu’il n’oblige pas la société française à accepter des mesures cosmétiques. Valls est coincé car c’est Hollande qui montre la voie, même si le Premier Ministre est un communiquant important et qu’il a une équipe de communication qui fait ce qu’elle peut, mais malheureusement très peu car elle agit à la marge et ne connait pas le projet socialiste pour les prochaines années.

 

La Gauche va perdre les élections présidentielles en 2017 parce qu’elle est anesthésiée par l’absence de projet. Comment pourra-t-elle résoudre la position qui veut que la sociologie des individus français est orientée fondamentalement à Droite avec des notions de responsabilité, d’autonomie, de sécurité, alors que la Gauche française continue d’asséner un discours sur le progrès social, le vivre-ensemble, la solidarité générationnelle qui n’impacte plus la société des individus de la France d’aujourd’hui.

 

Le Parti Socialiste est au bord du précipice. Il va essayer de rester en équilibre jusqu’au jour où il va être obligé de disparaître en tombant dans le précipice désigné pour les Partis qui n’ont plus d’idées. J’ai bien peur que ce soit le cas pour le Parti Socialiste. Il reste aux Républicains de profiter de cet énorme boulevard pour proposer un projet réel de société aux Français pour les années à venir.

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Hollande peut-il gagner la présidentielle de 2017 ?

28 Mai 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

L’incertitude concernant sa réussite s’accroît en rétrécissant sa marge de manœuvre.

 

La deuxième partie du quinquennat de François Hollande est considérée par tous les spécialistes français et internationaux comme réussie. Il arrive à fédérer la population française autour de thèmes qui mettent en valeur la République :« panthéonisation » récente des  résistants, inauguration du mémorial ACTe sur l’esclavage, voyage à Cuba et surtout déplacement en province pour réaffirmer le primat de la République sur les tentatives communautaires après l’affaire Charlie Hebdo, etc. Tous les déplacements de Hollande sont plébiscités par le peuple français, sauf par les principaux dirigeants de l’opposition comme Nicolas Sarkozy qui estiment que le Président de la République en fait trop et qu’il est déjà en campagne pour sa réélection en 2017.

 
 

 

Au-delà des remarques de Nicolas Sarkozy, on peut constater que le Président Hollande, après avoir remis en ordre le Parti Socialiste et tué dans l’œuf la possibilité d’une Primaire à Gauche, s’apprête à mener campagne pour en découdre éventuellement avec Nicolas Sarkozy. Le problème est que la marge de manœuvre de Hollande est étroite. Il a imprudemment annoncé qu’il devait être jugé si le chômage ne baissait pas, or le chômage ne baisse pas en France et, dans l’analyse économique, ce n’est pas au Président de créer des emplois mais bel et bien aux entreprises et au marché. Le rebond de la croissance en France est trop faible pour favoriser une reprise des embauches. Il se dit aussi que si les investissements ont augmenté en France, ce sont surtout des investissements de type financiers qui ne créent pas d’emplois.

 

Le Président Hollande est donc dans une seringue. Comme un joueur de poker, il tente sa dernière carte malgré son impopularité, c’est la carte surprise qui conjuguerait les éléments qu’il souhaite : la reprise économique et le début de la baisse du chômage, mais surtout la victoire de Nicolas Sarkozy aux Primaires à Droite. Hollande pense qu’il peut battre Nicolas Sarkozy en 2017, ce qui n’est pas démontré.

 

Nous voilà donc au creux d’une confrontation réelle entre Hollande et Sarkozy au moment où celui-ci crée le 30 mai le nouveau Parti des Républicains qui va être son fer de lance contre Hollande et surtout l’arme républicaine pour la reconquête du pouvoir et du cœur des Français. 

L'Elysée, espace de convoitise politique

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PS : le vote en faveur de la motion A de Cambadélis renforce François Hollande

24 Mai 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/05/ps-le-vote-en-faveur-de-la-motion-a-de-cambadelis-renforce-francois-hollande-00407217.html

 

François Hollande reste à la manœuvre au PS tout en étant le Président de tous les Français

 

Il faut éviter de sous-estimer François Hollande. Certains de ses opposants disent de lui qu’il est médiocre et qu’il incapable de gouverner la France. En revanche, François Hollande peut être rassuré : il reste le redoutable « manœuvrier », le Zorro de la synthèse à gauche et surtout au sein du Parti socialiste. Sans faire ombrage à Cambadélis, Premier Secrétaire du PS dont la motion A est arrivée en tête, Hollande a réussi sa manœuvre : convaincre Martine Aubry de rejoindre la motion A.

 

 

La motion A a obtenu 60% des votes des militants. Les choses sont désormais claires. Sans l’avouer (et sans faire son Bad-Godesberg comme le SPD allemand en 1959 qui a reconnu le marché comme régulateur d’une partie de la société allemande), le PS français, surtout celui de François Hollande, accélère sa mutation vers la société de marché, refusée en son temps par Jospin (qui préférait la notion d’économie de marché), mais volontairement acceptée et voulue par François Hollande.

 

Le Président François Hollande est en train de transformer en douceur le PS en le déconnectant des idées ouvrières fondées sur la lutte des classes, comme peuvent encore le revendiquer le Parti communiste français, le Front de Gauche ou le nouveau Parti anticapitaliste de Besancenot. La base électorale du PS est formée par d’intellectuels, de fonctionnaires et de classes moyennes qui restent, pour la plupart d’entre eux, désarçonnés face à la mondialisation. Le PS vient de leur donner une occasion de s’ancrer dans la société et l’économie de marché, tout en gardant les concepts d’égalité comme une sorte de pomme pour la soif révolutionnaire. Il faut bien établir des alliances avec les Verts et le PCF pour gagner des élections et la pomme pour la soif peut toujours servir d’aliment de convergence.

 

Les militants socialistes ont donc effectué un choix clair. La motion B des frondeurs, emmenée par le député Christian Paul, a obtenu 29% des suffrages. C’est peu et, contrairement à ce qui dit Christian Paul, il ne pourra pas peser sur la ligne politique du Parti, même s’il va se présenter pour le poste de Premier secrétaire contre Cambadélis.

 

D’autres motions, comme celle de la députée Karine Berger, qualifiée de motion D, a obtenu 9,5% des suffrages. La motion C de Florence Augier a obtenu 1,5% des suffrages. Ces suffrages, assez paradoxalement, renforcent François Hollande et montrent aux militants PS et à la France entière que la ligne politique du couple Hollande/Valls est validée et confirmée. Pour François Hollande, le chemin est désormais libre pour sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Il n’y aura pas de primaire à gauche, à la différence de ce qu’il se passe à droite, c'est-à-dire au Parti des Républicains entre Sarkozy, Juppé, Le Maire, Fillon, Estrosi, Bertrand et d’autres.

 

Une fois de plus, François Hollande a réussi ce qu’il sait mieux faire : la synthèse pour ses propres intérêts politiques. Il peut remercier Valls, Cambadélis et Martine Aubry. 

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Comment François Hollande aide Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017

3 Mai 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/05/comment-francois-hollande-aide-marine-le-pen-pour-la-presidentielle-de-2017-00375459.html

 

La tripartition du paysage politique français et les stratégies de Hollande aident Marine Le Pen

 

François Hollande a affirmé que Madame Le Pen parle comme « un tract communiste des années 70». Mon texte n'est ni une accusation, ni une affirmation gratuite contre le Président de la République. J'ai trop de respect et de considération pour la fonction présidentielle, même si de temps en temps il m'arrive d'affirmer comme d'autres que notre République est paradoxalement monarchique. C'est un autre débat à avoir. Cela étant dit, je vais essayer de démontrer comment François Hollande, candidat possible de la gauche en 2017, aide politiquement Marine Le Pen à barrer la route soit à Juppé, soit à Sarkozy, soit à un autre candidat à droite.

 

En affirmant que Marine Le Pen parle comme un tract communiste, il fait émerger explicitement Le Front national comme un parti politique digne d'intérêt, comme l'avait été le parti communiste pendant la résistance, mais surtout au cours des années 70 quand François Mitterrand a construit sa stratégie pour l'Élysée en élaborant le programme commun avec Georges Marchais. Assez paradoxalement, Marine Le Pen est sur la même ligne que Mélenchon du Front de Gauche dès lors qu'il s'agit de défendre l'État volontariste, la retraite à 60 ans et les Français d'abord; des thèmes que la Gauche est en train, progressivement et paradoxalement, d'abandonner.

De façon étrange Hollande ne s'est jamais pris frontalement à Mélenchon. Or, on peut noter que les parallélismes des formes du discours politique de Marine Le Pen rejoignent ceux de Mélenchon et vice-versa même s'il y a une divergence sur l'Europe entre les deux leaders politiques. En déclarant que l'on pouvait assimiler le discours de Marine Le Pen au discours communiste des années 70, Hollande valide la tripartition du paysage politique français au sein duquel le Front national aurait remplacé le Parti communiste.

Hollande, comme Mitterrand dans les années 80, ira-t-il jusqu'à demander une représentation de cette partie de la France qui vote à l'extrême droite au cours des élections législatives grâce à une dose de proportionnelle ? Rien n'est moins sûr, mais on peut être amené à le penser. On note que le Front national a le vent en poupe. Ce succès est le résultat de sa propre implantation dans le paysage politique français mais participe aussi de la droitisation de la société française sur les plans sociologiques et politiques.

Les questions portant sur l'identité, l'Islam, l'immigration deviennent aujourd'hui présentes dans le débat public. Le Front national qui le premier avait porté de façon officielle ces questions, ce qui lui avait valu une ostracisation, une mise à l'écart politique, récolte aujourd'hui les fruits de son obstination. Hollande l'a compris et, en animal politique, il essaie de concentrer ses accusations sur le Front national dont les thèmes seraient pillés par la Droite classique pour mieux mobiliser les électeurs de gauche qui votent de moins en moins et qui se sentent trahis par leurs dirigeants dont Hollande serait le premier d'entre eux.
 

Hollande a une politique lisible au plan extérieur (Afrique, Syrie, Irak, Iran) mais il apparaît moins crédible au plan national même s'il reste un redoutable manœuvrier. L'arrivée du Front National dans le jeu politique français brouille les cartes en accentuant la confusion politique.

Marine Le Pen peut dire merci à Hollande en vue de la Présidentielle.
 
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Luz de Charlie Hebdo arrête de caricaturer le prophète Mahomet

2 Mai 2015 , Rédigé par Lucien Pambou

Luz de Charlie Hebdo arrête de caricaturer le prophète Mahomet

 

 

Quelles sont les causes implicites ou explicites de la décision de Luz ?

 

 

 

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/05/luz-de-charlie-hebdo-arrete-de-caricaturer-le-prophete-mahomet-00373743.html

 

Après un mois de janvier 2015 marqué par les événements que l'on sait (tuerie par un commando fou d'une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo), après les marches nombreuses dont celle, significative, du 11 janvier 2015, voilà que Luz nous annonce qu'il arrête de caricaturer Mahomet. Il ne s'agit pas ici de dire s'il a raison ou tort, mais de respecter sa décision tout en essayant d'en comprendre la signification en étant bien entendu à la marge d'un problème, d'une lassitude et de la vie d'un homme (Luz) qui veut simplement tourner la page et faire autre chose.

 

 

Les caricatures de Mahomet ou de Jésus par la rédaction de Charlie Hebdo avaient (même si la caricature est reconnue par la loi française) soulevé un problème réel : jusqu'où peut-on aller pour démystifier les symboles et les valeurs représentatives de la spiritualité d'un peuple ou d'une communauté ? En décidant de ne plus caricaturer le prophète Mahomet, Charlie Hebdo va s'arrêter sûrement de caricaturer le Pape, Jésus et la Vierge Marie. On attend un parallélisme des formes et de fond dans la pratique de la caricature. Il reste à Luz un champ ouvert : peut-être celui des politiques. Mais on peut se demander si ces mêmes politiques qui prônent la liberté d'expression, sont prêts à accepter une caricature acide les concernant de la part de Charlie Hebdo.

 

En fermant cette page de la caricature « iconique », Luz fait preuve d'intelligence et participe par devers lui-même à la baisse de la tension entre les communautés socio-religieuses multiples vivant en France. En effet, nous sommes au cœur d'un problème qui devra trouver une solution : comment les traditions judéo-chrétiennes qui structurent l'ethos socio-politique et religieuse française peuvent-elles s'ouvrir au monde musulman ? C'est un véritable débat derrière les paroles creuses sur la diversité, la laïcité et le vivre-ensemble. La question laïque qui a été au cœur des luttes entre l'État et l'Église, doit être refondée aujourd'hui à l'heure de la mondialisation. Le débat entre intégration et assimilation en France trouve ici sa résonance. On ne va pas continuer à mettre la tête dans le sable et à ne pas voir les problèmes du vivre-ensemble qui se posent dans notre pays malgré les discours politiques..

 

En revenant à Luz, il a raison d'éprouver une certaine lassitude. Luz comme Charlie Hebdo, n'ont pas vocation à être ceux qui apportent la solution aux problèmes de liberté, de vie en société, de cohabitation religieuse pour lesquelles la plupart des hommes politiques se contentent de la caricature et du discours verbeux. Monsieur Luz, vous avait raison d'arrêter la caricature. C'est une forme d'intelligence qui vous met à l'abri de tous ces égoïstes et philosophes, penseurs et chefs d'entreprises français qui refusent de voir la transformation radicale de la société française, une transformation qui, au nom de la citoyenneté construite tout au long de l'histoire, a commencé par des rapports brutaux entre la France et ses anciens territoires (esclavage, colonisation, protectorat, néocolonialisme). La plupart des populations migrantes venant de ces territoires sont installées en France.

 

La France est au milieu du gué et vous, Monsieur Luz, vous avez une vie et vous ne pouvez pas continuer à œuvrer pour une société française qui se ment à elle-même et qui joue les passagers clandestins, grâce ou à cause de vos caricatures. Monsieur Luz, reprenez votre vie d'homme, tout comme moi j'essaie d'assumer la mienne à ma place, sans caricature, sans anathème. Ce texte n'a pas vocation à accuser ni mes compatriotes, ni mon pays la France, mais à mettre en évidence les points sociétaux et politiques qui font débat depuis de nombreuses années et qui ne sont pas traités au fond. La question est : comment la France peut-elle construire un Etat centralisé avec des populations multiculturelles aux origines et aux pratiques religieuses différentes?

 

Voilà les défis que la France de demain, confrontée à la mondialisation, se doit de résoudre. Monsieur Luz, merci pour votre décision, je me suis appuyé sur celle-ci pour mettre en perspective un certain nombre de problèmes de la société française. Je n'ai ni le monopole, ni l'intelligence de la vérité, mais au moins votre décision m'a permis de jouer le rôle qui fait de plus en plus défaut au citoyen français : celui de questionneur de la vie en communauté.

 

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