15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 19:18

Voici des vidéos concernant les relations UE/Afrique etenregistrées lors du Salon du livre 2014 à Paris

https://www.youtube.com/watch?v=NH4P-4gA4H0

https://www.youtube.com/watch?v=rzL8TE1lFNU

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:42

Publié le 13-04-2014 à 15h42 

 

LE PLUS. L'écart de popularité se creuse entre François Hollande et Manuel Valls. Selon le baromètre mensuel Ifop publié par "Le Journal du Dimanche", la cote du chef de l'État a chuté de cinq points en avril, à 18%, alors que celle du nouveau Premier ministre s'affiche à 58%. Le président de la République doit-il redouter la montée en puissance de son propre Premier ministre ?

Édité par Sébastien Billard Auteur parrainé par Maxime Bellec

 

Que de souffrances pour notre président François Hollande !

 

Malgré la nomination d’un Premier Ministre considéré par tous comme vaillant et courageux, malgré des déclarations axées sur une moindre pression fiscale, plus de logements, moins de chômage, et plus de pouvoir d’achat, François Hollande continue de dévisser dans les sondages (18%) alors que Manuel Valls, sans atteindre les sommets, a une côte beaucoup plus favorable (55%) auprès des Français.

 

Cet écart en matière de popularité va-t-il poser un problème au sommet de la gouvernance de notre pays ?

 

Un président les yeux rivés sur 2017

 

Malgré sa baisse de popularité, François Hollande n’a pas perdu de sa superbe, comme je l’ai toujours dit à son propos sur ces pages du Plus, sans flagornerie et sans courtisanerie.

 

Je suis l’un de ceux qui pensent, sans l’avoir écrit ni formulé ouvertement et à tort surement, que François Hollande aurait dû être l’homme d’un seul mandat et qu’il sortirait ainsi par le haut en surprenant une grande partie de la classe politique française.

 

S’il le fait, il justifiera ainsi ma prédiction. Mais je suis bien forcé de croire que ce ne sera pas le cas, compte-tenu de l’annonce que l’Élysée a faite concernant les sorties nouvelles du président en direction des Français. François Hollande va reprendre des déplacements en province en tant que président et non en tant que "président normal".

 

Il a compris qu’il n’était pas un homme normal, comme nous, citoyens français, pouvons tous l’être. Il est président de la République et, de ce point de vue, il est en quelque sorte le premier des Français. En décidant de se rendre dans le Tarn-et-Garonne, terre de Jean Jaurès, comme point de départ de ses nouvelles visites, François Hollande se "débunkerise" en sortant de l’Élysée où il semblait être enfermé depuis maintenant deux ans.

 

En se "débunkerisant", il repart en campagne et se met en orbite pour l’élection présidentielle de 2017. En nommant Valls, il permet de s’inscrire dans la durée en contrôlant le socialiste le plus adulé à droite et en prenant les Français à témoin qu’il les a entendus et écoutés les 23 et 30 mars 2014.

 

Pour Valls, des marges de manœuvre très étroites

 

Si le Premier ministre Valls réussit son entreprise de redressement de la France, cette réussite impactera la popularité de Hollande puisque c'est lui qui l'a nommé. Assez paradoxalement, un tel succès pourrait réduire les marges de manœuvre de Valls s’il avait quelques velléités présidentielles en 2017.

 

Hollande pourrait, à bon droit, dire que les bons résultats de Valls sont essentiellement le fait de sa nouvelle politique économique articulée autour de l’offre, via le pacte de responsabilité et de solidarité. Si Valls échoue, pour Hollande, ce pourrait être aussi du pain béni car il élimine ainsi un adversaire potentiel.

 

La "débunkerisation" du président Hollande fait partie intégrante de cette stratégie mise en place en vue de la présidentielle de 2017. Nous sommes là au cœur de la synthèse et du compromis hollandais, compromis qui lui avait déjà permis de sortir indemne du secrétariat national du PS et de se mettre en ordre de marche pour l’élection de 2012 alors qu'il n'était considéré que comme un simple outsider.

 

La déroute du camp socialiste aux élections municipales a obligé François Hollande à précipiter sa stratégie de changement de Premier ministre dans la mesure où certains observateurs pensaient que ce changement interviendrait au plus tôt après les élections européennes et au plus tard après les élections régionales en 2015.

 

2022 en ligne de mire ?

 

Que peut faire Manuel Valls face à cette stratégie ? Pas grand-chose pour l’instant.

 

S’il veut absolument se présenter en 2017, il lui faudrait créer les conditions de l’être en s’opposant radicalement en termes de méthode au président Hollande en démissionnant ou en créant les conditions d’une démission éventuelle à quelques mois du scrutin. Il prendrait alors le risque d'apparaître comme le principal responsable de la division de son propre camp.

 

Dans l’autre hypothèse, il reste aux affaires, accepte les critiques radicales du président et de la majorité socialiste et travaille de façon durable en prenant date pour 2022.

 

Dans les deux cas, le temps risque d’être long pour l’impétueux Valls. Saura-t-il être patient, laisser passer 2017, rester aux services de François Hollande et subir la stratégie présidentielle de celui-ci afin de mieux se préparer pour le tour d’après ? L'équation ne sera pas simple à résoudre pour lui.

 

Quant au président Hollande, si la "débunkerisation" semble salutaire, suffira-t-elle vraiment à assure les conditions de sa réélection en 2017 ?

 

 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 10:52

 

Manuel Valls : son discours de politique générale a tué le socialisme traditionnel

Publié le 11-04-2014 à 15h00 - Modifié à 16h09

3 réactions | 1469 lu

Temps de lecture : 5 minutes

 

 

LE PLUS. Manuel Valls a fait sa déclaration de politique générale mardi 8 avril. Un discours sensiblement différent de ce que les socialistes prônaient jusqu'à présent. Alors le changement, c'est maintenant ? Mais peut-être est-ce trop tard ? Réponse de notre contributeur Lucien Pambou, ancien conseiller UMP.

 

Édité par Rémy Demichelis Auteur parrainé par Maxime Bellec

 

Dans sa déclaration de politique générale devant les représentants de la Nation, que toute la classe politique reconnaît comme réussie, le Premier ministre Valls, en homme intelligent, introduit une double rupture dans la façon de considérer le socialisme moderne par rapport à ses amis socialistes traditionnels.

 

Pour Valls, la social-démocratie confrontée à la mondialisation se doit de mettre en place un nouveau logiciel qui valorise l’offre, alors que pour des socialistes traditionnels bercés par la pensée keynésienne, c’est la demande qui doit tirer l’offre et non l’inverse.

 

Des sociaux-démocrates assumés

 

En écoutant le Premier ministre dérouler son discours, les caciques du Parti socialiste ont du se demander si, réellement, un président "socialiste", en l’occurrence François Hollande, avait bien été élu au mois de mai 2012 et qu’il était en ce moment en charge des affaires de la France au nom d’une idéologie socialiste. Le Président Hollande a dit son affection pour le socialisme mais a préféré montrer son attachement, au nom du pragmatisme, à la social-démocratie.

 

Que de souffrance de la part du président pour sortir de la "normalité" socialiste et dire enfin ce qu’il était réellement, à savoir un social-démocrate. Manuel Valls a accompagné et amplifié la posture du Président dans son discours de politique générale.

 

Sans le dire directement pour ne pas brutaliser ses amis socialistes et paraître insolent vis-à-vis d’une partie de nos compatriotes qui pensent que le socialisme peut encore sauver la France, le Premier ministre a intelligemment mis en place un modèle de présentation de sa politique économique et installé pour longtemps une façon de faire de la politique qui repose avant tout sur la communication. Sarkozy avait commencé le mouvement et sans méthode il s’est pris les pieds dans le tapis.

 

Valls réagit autrement en essayant de professionnaliser la communication dans la vie politique, en s’appuyant sur son expérience en tant que Député-maire d’Évry.

 

L'offre doit dominer

 

La politique économique défendue par le Premier ministre Valls est celle qui a été élaborée 22 mois plus tard par François Hollande qui a compris que la gestion du modèle français par l’impôt était devenue insupportable pour tous les Français. Le recours à une préférence d’une économie dominée par l’offre doit devenir le point de référence d’un socialisme moderne.

 

Ce retour de la politique économique de la demande vers l’offre est une transgression assumée par Valls avec la permission de Hollande.

 

Mais pour des raisons idéologiques, le Premier ministre est obligé d’emprunter des dérivations pour expliquer sa politique afin d’éviter de froisser l’ami traditionnel du Parti socialiste : le Parti communiste, et aujourd’hui les amis nouveaux que sont le Front de Gauche (actualisation du Parti communiste et de certains qui estiment que l’idéologie de gauche existe encore dans ce pays) et les Verts dont l’action sur le plan politique en France est discutable en termes d’efficacité dès lors qu’il s’agit d’avancer des idées réelles et pratiques pour la transformation de la France.

 

Une victoire pour un nouveau logiciel

 

La transition énergétique est un bébé de référence pour les Verts, elle ne constitue pas une action décisive pour la politique économique de demain, même si les Verts estiment qu’elle est le salut de la politique économique de demain et du développement durable de la France. Valls a pris acte de la demande des Verts en leur proposant un ministère qu’ils ont refusé par étroitesse d’esprit et par stratégie politique malhabile.

 

Que les Verts commencent par s’organiser entre eux, ensuite on verra s’ils sont capables de constituer une alliance crédible avec le Parti socialiste, leur nouvel allié, pour organiser la France.

 

En bon communicant, le Premier ministre Valls a réussi une performance en effaçant les deux années de l’ancien Premier ministre Ayrault et en obtenant la confiance de l’Assemblée nationale (306 voix pour, 239 contre et 26 abstentions).

 

Le Premier ministre a obtenu la majorité absolue. Cette victoire permet à Valls de mettre en place un nouveau logiciel pour expliquer la politique de Hollande qui se serait égarée pendant 22 mois à cause des atermoiements de l'ancien Premier ministre et des états d’âme personnels du président dans la conduite des affaires de la Nation.

 

Le retour de la valeur travail

 

Valls a parfaitement compris que le seul critère de rassemblement des Français inquiets par le chômage et la pauvreté, c’est la valeur travail à travers le pacte de responsabilité, la fiscalité généreuse en direction des ménages (il faut rattraper les erreurs des 22 premiers mois).

 

D’autres sujets comme les comptes publics, le logement, les rythmes scolaires, l’écologie, la sécurité, la réforme pénale et la problématique de la fin de vie ont été abordés par le Premier Ministre. Mais, sa véritable adresse en direction de la représentation nationale et de la France a largement reposé sur le pacte de responsabilité et la fiscalité en direction des ménages.

 

À la différence de Jean-Marc Ayrault, Valls a encouragé les entreprises à adopter une démarche positive dans les domaines de la création, de la prise de risque, de l’innovation et de l’amour du travail bien fait. Il n’a pas dit de manière décisive s’il fallait contraindre ou non les entreprises lorsque celles-ci bénéficient de baisses de charges. Il faut attendre les prochains mois, quand le chiffrage du pacte de responsabilité sera effectif pour voir quelle sera la réelle attitude du Premier ministre en direction des entreprises.

 

La croissance ne se décrète pas mais se stimule

 

Au niveau de la fiscalité des ménages, il a fait un geste important pour le pouvoir d’achat de nos compatriotes les plus modestes. Manuel Valls a choisi la diminution des cotisations salariales pour les salaires au niveau du SMIC.

 

Il a su ainsi se démarquer de la stratégie Ayrault/Hollande qui a lourdement imposé les contribuables français, même les plus modestes. Pour le Premier ministre Valls, la croissance ne se décrète pas mais se stimule. C’est un changement du logiciel mental socialiste qui pensait qu’il suffisait d’augmenter les dépenses publiques pour décréter la croissance, voire d’augmenter les impôts surtout des plus riches pour que la croissance soit de retour.

 

Valls, par sa méthode, par son style direct et une langue de bois contrôlée (car il est toujours sous la surveillance de François Hollande), a montré que le socialisme d’avenir devait établir un nouveau logiciel avec la réalité du moment et de demain peut-être : celle de la mondialisation qui oblige les États à penser leurs politiques économiques d’abord en termes d’offre puis en termes de demande.

 

C’est une révolution nouvelle et une rupture pour le logiciel mental des socialistes et aussi de certains partis, comme l’UMP, qui, malgré un discours volontariste sur l’offre, ont toujours raisonné depuis de nombreuses années sur un modèle qui privilégiait la demande.

 

Valls n'aura pas de mal à effacer Ayrault

 

On peut reprocher au gouvernement de François Hollande d’avoir augmenté les impôts mais l’analyse des faits montre aussi que le gouvernement de François Fillon a également augmenté les impôts entre 2008 et 2012 et que les niveaux d’augmentation sont comparables entre les actions entreprises par les socialistes et celles diligentées par l’UMP quand celle-ci était aux affaires de l'État.

 

Sur le plan de la communication, Manuel Valls n’aura pas beaucoup de mal à effacer Ayrault considéré comme terne, hésitant, maladroit.

 

Avec son style très direct, sa préférence pour le terrain, ses stratégies de communication multiples en fonction des questions et des actions, Valls est un professionnel de la politique. Sarkozy l’était aussi mais en plus maladroit et brouillon, alors que Valls est comme un aigle qui regarde sa proie à distance et qui fonce sur elle avec majesté. Valls réussit à se faire aimer de tous, mais jusqu’à quand ?

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 22:00

 

Chers Alfortvillaises et Alfortvillais,

 

Les urnes ont livré leurs résultats grâce à votre vote et malgré l’abstention qu’il faut déplorer. Le temps de la bataille électorale dans notre commune est passé, voici le temps du Vivre ensemble grâce à la contribution de tous les Alfortvillais.

En tant que conseiller municipal sortant, redevenu simple militant UMP et Président de l’Association Alfortville Avant Tout (notre association a existé pendant la campagne municipale, elle va continuer à jouer son rôle de vigie et de sentinelle communale au nom de la démocratie de proximité), je félicite tous les candidats présents au second tour :

 

  • La liste Tartaud-Gineste pour avoir obtenu un conseiller de plus qu’en 2008, profitant de la vague bleue au plan national et dans le Val de Marne. Bon vent et bon travail à la liste UMP au sein du sein du Conseil Municipal. J’en profite, en tant que militant, pour saluer la victoire de notre Secrétaire départemental, Jean-Pierre Faure-Soulet, qui est devenu Maire de la Queue en Brie en devançant le Maire sortant de 8 voix.

 

  • La liste sans étiquette de Patrick Bédrossian qui a obtenu trois conseillers municipaux, malgré la campagne de dénigrement, voire de caniveau, à son égard : il a été élu. Je le remercie encore pour la proposition qu’il m’avait faite pour être en troisième position sur sa liste. J’ai refusé celle-ci au nom d’une éthique personnelle pour ne pas être en contradiction avec mon parti L’UMP pour lequel je me suis battu pour que l’union se fasse avec Patrick Bédrossian. Patrick Bédrossian est un ami politique, ce que je réaffirme ici et maintenant. Il a prouvé à tous qu’il avait du coffre politique, alors qu’on le donnait pour mort politiquement. Les sans-étiquettes seraient-ils une forme nouvelle de participation à la vie politique communale ? Je reste UMP en tant que militant de base. J’ai dénoncé un certain nombre de pratiques de mes amis politiques UMP sur la ville d’Alfortville (déclarations au Parisien ; mes amis UMP savent qu’on ne me fait pas avaler n’importe quoi et moi je sais ce qu’ils sont). La campagne électorale est finie, c’est une autre ère qui s’ouvre. C’est en toute conscience que je n’ai pas rejoint la liste de Patrick Bédrossian qui est un ami politique. J’aurais été élu si j’avais trahi mon parti d’origine l’UMP. Pour moi la politique est une éthique de conviction et de responsabilité. A la place qui est la mienne dans la société civile, je m’investis dans la politique autrement, à travers l’association Alfortville Avant Tout qui transcende et dépasse les opinions politiques des Alfortvillaises et des Alfortvillais. Bravo Patrick, bravo Lilit, bravo Halbwax et bon travail au sein du Conseil.

 

  • Je voudrais ici, au nom de l’idéal républicain, saluer chaleureusement la liste du Sénateur-maire Luc Carvounas qui est arrivé en tête au second tour. Je profite de ces remerciements pour dire mon admiration au Sénateur-maire qui n’a pas répondu aux attaques ad-hominem que j’ai quelques fois entendu dans mon propre camp politique. Le combat politique dans notre belle République doit se faire sur les idées politiques et non sur les caractéristiques liées au genre, à la couleur de la peau et encore moins à d’autres considérations métaphysiques. La campagne est terminée, les choses de notre commune redémarrent, voire continuent. Monsieur le Maire, encore félicitations pour votre réussite comme dans un match de foot, mais sachez que Alfortville Avant Tout sera présente dans notre ville en tant que vigie et sentinelle de vos actions dans le respect des valeurs républicaines.

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 21:21

 

Par Lucien Pambou
Ancien conseiller UMP

 

 

LE PLUS. 36,45%. C'est le taux d'abstention atteint lors du premier tour des municipales. Ce chiffre record pourrait-il être la cause de la déroute du PS lors du scrutin du dimanche 23 mars ? Pour Lucien Pambou, ancien conseiller municipal UMP, une partie des électeurs de gauche ne s'est pas déplacée et cela a fait toute la différence. Explications.

Édité par Anaïs Chabalier Auteur parrainé par Maxime Bellec

Lors du premier tour des municipales, le taux d'abstention a atteint 36,45% (GILE MICHEL/SIPA)

 

 

Les sondages avaient prévu un fort taux d’abstention pour le premier tour des élections municipales de 2014. Ils ne se sont pas trompés. En revanche, les raisons avancées avant les élections ne correspondent pas toujours à la réalité du scrutin du 23 mars.

 

 

Si on pense que le taux de participation à une élection est un indicateur du sentiment d’appartenance à la collectivité pour laquelle on donne ses voix, on peut noter que, pour les Français, l’élection présidentielle, forme ultime de représentation de la France, et l’élection communale, symbole de la commune, constituent les deux catégories impensées et pensées pour justifier leur déplacement ou non en direction du bureau de vote.

 

 

De la résistance dans les bastions traditionnels de la gauche

 

 

L’abstention différentielle a montré que, paradoxalement, si la droite républicaine au sens large a obtenu autour de 47%, la gauche 38% et le Front national, entre 4 et 5% des suffrages exprimés, la gauche française, et surtout le PS, ont résisté dans les bastions où le discours socialiste est historiquement enraciné malgré la présence du Front national.

 

 

En dépit des déboires du gouvernement, liés à l’illisibilité de son programme économique et à l’absence d’autorité du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, on note que dans les bastions traditionnels de la gauche il y a eu un mouvement de résistance et que les électeurs sont allés voter pour le Parti socialiste.

 

 

En revanche, dans des villes acquises nouvellement par la gauche en 2008, comme Reims ou Toulouse, les électeurs de gauche sont restés à la maison, ce qui entraine l’absence d’une victoire dès le premier tour, de Madame Hazan à Reims et de Monsieur Cohen à Toulouse.

 

 

Cette montée régulière de l’abstention, qui touche la scène municipale, traduit un rejet par la population des promesses de la classe politique de droite comme de gauche.

 

 

Le FN est en train de remplir l’espace politique français

 

 

La montée médiatique du Front national, qui est un fait de communication et une réalité dans certaines villes comme à Hénin-Beaumont, exprime ce que j’ai déjà dit ici sur le Plus à travers mes analyses sur le Front national. Je les reprends rapidement.

 

 

L’UMP comme le PS ne peuvent continuer à dénoncer le Front national en disant que ce n’est pas un parti républicain. Si c’est le cas, il faudrait le dissoudre et mettre au pilori certains de nos compatriotes qui votent pour ce parti. Les électeurs du Front national sont français, ils ont donc le droit de voter pour le FN, qui porte, à tort ou à raison, les inquiétudes des populations que la modernité de la mondialisation laisse sur le carreau.

 

 

Il faut que l’UMP, le PS, le Parti communiste, le Front de Gauche, voire le NPA et d’autres partis comme Lutte ouvrière, regardent la vérité en face avant de juger les électeurs du Front national et changent surtout leurs discours programmatiques.

 

 

Dans cette force réelle organisée, avec des cadres inexpérimentés et pour la plupart jeunes, le Front national est en train de remplir l’espace politique français. Il est donc urgent que les partis, dits républicains, arrêtent de se lamenter et apportent des réponses organisées et méthodiques aux problèmes qui se posent chez certains de nos compatriotes, qui se considèrent victimes des insécurités massives (chômage, pauvreté, délinquance, etc.).

 

 

Hollande s’est affaibli lui-même

 


Hollande a été élu sur un programme de gauche. Il a dû attendre deux ans avant de se déclarer social-démocrate (le SPD allemand, parti de gauche, l’a fait en 1959 lors de la conférence de Bad-Godesberg) sans expliquer aux populations de gauche, qui avaient voté pour lui, qu’il avait changé de trajectoire et que ces populations devraient s’adapter.

 

 

Hollande s’est affaibli lui-même. Il est peut-être intelligent, mais il reste sourd aux demandes sociales qui émanent de son propre électorat. Cela risque de lui coûter cher s’il a vocation à se représenter en 2017.

 

 

Il se dit ici ou là que le président Hollande va peut-être prendre la parole avant ou après le second tour des élections municipales. C’est bien de le faire, mais pour dire quoi ?

 

 

Même s’il intervient avant le second tour, il ne pourra pas enrayer la montée de l’abstentionnisme différentiel. Il n'empêchera pas les électeurs de gauche de rester à la maison, et ceux de droite, qui ont voté pour lui, de rejoindre leur parti naturel comme l’UMP ou l’UDI et d’amplifier la vague bleue du premier tour.

 

 

Le départ ou non de Jean-Marc Ayrault de la primature n’est pas, de mon point de vue, la priorité ultime. C’est l’absence de clarification du nouveau chemin politique poursuivi par Hollande qui pose problème. Il faut qu’il dise, pour les trois ans à venir, ce qu'il compte faire pour la France.

 

 

Les équipes ministérielles sont trop importantes, il faut réduire le périmètre des ministères et donner de façon précise les missions à celles qui resteront. Si Hollande le fait, il pourra toujours changer Jean-Marc Ayrault, à moins qu’il attende 2015 pour le faire, mais cela risque peut-être d’être trop tard pour lui.

 

 

Il doit tenir compte du vote et des demandes des Français

 

 

La vague bleue qui submerge les municipalités au premier tour (UMP/UDI/MODEM) est liée plus aux erreurs de Hollande, à l’insatisfaction des attentes déçues des Français, qu’à un véritable projet politique des partis de la vague bleue.

 

 

A l’UMP et à ses alliés d’utiliser cette abstention différentielle pour en tirer des leçons et mettre sur les rails un projet politique d’alternance crédible. Demander la baisse des impôts à longueur de journée n’est pas un projet politique, ce n’est qu’un outil qui doit être utilisé politiquement et expliqué techniquement aux électeurs qui doivent en tirer les avantages en terme de pouvoir d’achat.

 

 

François Hollande ne peut enjamber, comme il se dit ici ou là, les élections municipales. Il est obligé de tenir compte du vote et des demandes sociales des Français. C’est à ce prix qu’il pourra restaurer la confiance politique avec les Français.

 

 

Confucius dans sa sagesse disait : "Si tu veux réformer le système, commence par te réformer toi-même".

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:27

 

Pourquoi l’Union de la Droite UMP et des Centres UDI et MODEM était nécessaire au premier tour.

 

 

L’expérience de ma vie politique locale ainsi que les résultats du premier tour valident ma stratégie de recherche de l’union qui m’a été refusée par mes compagnons de l’UMP à Alfortville.

 

 

La fusion de la liste UMP conduite par Cédric Tartaud-Gineste (20.04%) et de celle de l’UDI avant de devenir indépendante de droite et du centre conduite par Patrick Bédrossian (14.90%) aurait permis d’atteindre un score de 34.94%. Les faits sont là. Certains de mes compagnons, experts en sociologie électorale et politique, ont préféré la voie solitaire à celle de l’Union et du rassemblement. Les résultats sont têtus et démonstratifs.

 

 

Mais que tu es bête Lucien Pambou, tu viens de manquer le train et tu n’es plus qu’un ancien conseiller municipal UMP, pourquoi avoir insisté sur l’union et le rassemblement ? On ne donne pas à boire à un âne qui n’a plus soif, selon le dicton populaire. Les faits sont là, implacables. La liste UMP 2014 conduite par Cédric Tartaud Gineste (20.04%) ne progresse que très légèrement par rapport à la liste conduite en 2008 par Patrick Bédrossian (19.80%). Ce n’est pas une victoire, c’est une stabilité et on ne peut se glorifier d’amener le Sénateur Maire au second tour. Luc Carvounas perd des voix car le Front de Gauche de Mélenchon dont la liste conduite par Nathalie Levallois l’empêche de gagner au premier tour. Mélenchon, après avoir voté pour Hollande à l’élection présidentielle, veut devenir le seul résistant à gauche après avoir parasité le parti communiste. Nathalie Levallois empêche Luc Carvounas d’être élu au premier comme l’avait été René Rouquet en 2008. Il y a un déficit d’alliance entre le PC et le Front de Gauche. Le parti auquel j’appartiens, à savoir l’UMP, ne profite pas de la vague bleue au niveau national et surtout de l’embellie superbe des maires UMP du Val de Marne qui ont tous été réélus dès le premier tour et ceux qui vont l’être au second tour grâce à stratégie d’alliance avec l’UDI et le MODEM. Je sais qu’il existe un contentieux entre certains compagnons de l’UMP et le MODEM à Alfortville et au plan national. Faut-il dans ce contexte demander aux uns et aux autres de se regarder en chiens de faïence ? Le site 94citoyens rapporte que le champagne a coulé dans les principaux bastions de la droite dans le Val de Marne, là où l’UMP a fait alliance avec l’UDI. A Alfortville, l’alliance UM/UDI a été dénoncée par Laurent Lafon patron de l’UDI dans le Val de Marne, maire de Vincennes, qui a été réélu grâce à son alliance avec l’UMP. La dénonciation par Laurent Lafon de l’alliance UMP/UDI est le résultat d’une mystification et d’une tromperie des électeurs par un membre de la liste UMP Alfortville qui n’engageait que lui-même et non tout le parti UDI.

 

 

L’UMP Alfortville ne boira pas le champagne au premier tour et va se contenter de l’eau du robinet, qui par ailleurs est excellente. A Vitry, l’UMP a fait alliance avec l’UDI. Ils sont au 2ième tour avec 18.8%, alors qu’en 2008, l’UMP dont la liste était conduite par Six Emmanuel Njoh et Monique Taron a été éliminée dès le premier tour avec 9.5%. Vive 2014 et l’union réelle entre l’UMP et l’UDI à Vitry.

 

 

Il faut saluer en toute impartialité intellectuelle (même si j’ai toujours dit que Patrick Bédrossian était un ami politique) et en fonction des résultats du premier tour, la victoire de Patrick Bédrossian qui a beaucoup souffert des quolibets et des invectives des uns et des autres. Finalement, il n’a pas beaucoup ramé pour être à ce niveau là. Chapeau mec !

 

 

Il faut saluer aussi la victoire de Luc Carvounas, sénateur maire, qui a dû supporter sans répondre invectives, quolibets sur sa personne au lieu de débattre sur son action en tant que maire. C’est le bas niveau du débat politique et j’accuse ceux qui l’ont fait et qui vont se reconnaitre. Qui se sent morveux, se mouche.

 

 

Il faut saluer l’UMP pour sa stratégie de non alliance avec l’UDI et le MODEM. La sociologie électorale d’une ville ne s’acquiert pas du jour au lendemain, il faut y vivre depuis un certain temps pour en comprendre les subtilités et ses habitants.

 

 

Il faut saluer enfin toutes les autres listes Nathalie Levallois, Guy Mounet et surtout la liste Diakité en tant qu’indépendant pour avoir participé à la vie démocratique. Attention aux alliances ou aux mésalliances pour le second tour.

 

 

En politique, comme dans la vie tout court, si tu veux réformer le système, commence par te réformer toi-même. Ce n’est pas de moi, mais de Confucius.

 

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 21:20

Alfortvillaises, Alfortvillais,

 

Je suis anéanti, stupéfait et surpris. On a remis dans ma boite à lettres un document concernant Cédric Tartaud Gineste qui est le candidat de la liste UMP.

 

Je suis militant UMP historique et je le demeure car je suis Sarkozyste depuis 2008, même si je critique Nicolas Sarkozy sur sa gouvernance présidentielle de 2007 à 2012.

 

Je suis scandalisé d’apprendre que le candidat de la liste UMP, le parti auquel j’appartiens, assume une proximité avec le royalisme et la droite extrémiste que je combats toujours.

 

J’ai été surpris par les révélations concernant Cédric Tartaud Gineste en tant que militant pour le royalisme alors que, dans mes discussions avec lui, il était pour la République et il ne m’avait jamais dit qu’il était royaliste.

 

Que l’on me comprenne bien, il ne s’agit pas d’accuser Monsieur Cédric Tartaud Gineste qui a été conseiller municipal dans le Cantal (Salers) et qui est arrivé à Alfortville pour des raisons matrimoniales car sa compagne y réside. En revanche, ce qui me choque c’est que Monsieur Cédric Tartaud Gineste n’a jamais dit aux Alfortvillais qu’il était royaliste avant d’arriver à Alfortville et qu’il devient républicain en s’y installant.

 

Je n’ai pas à juger le comportement malhabile de Monsieur Tartaud Gineste vis-à-vis des Alfortvillais. J’ai eu raison de prendre la décision qui a été la mienne de ne pas me présenter sur la liste UMP. Les faits que je découvre maintenant me donnent raison car pour moi c’est la République qui domine par rapport à la royauté dont Monsieur Tartaud Gineste se recommande.

 

Monsieur Tartaud Gineste a le droit de revendiquer son appartenance à l’Action française comme l’indique l’article « L’Action française 2000 n°2745 du 3 au 16 avril 2008 ».

 

Je suis triste car le mouvement auquel j’appartiens, l’UMP, a pu donner l’investiture à un citoyen pour lequel la République n’a pas beaucoup de sens.

 

Je n’attaque pas Cédric Tartaud Gineste qui est un militant UMP comme moi mais j’aurais aimé qu’il me dise ses opinions profondes dans nos débats, ce qui n’a pas été le cas. Je suis attristé de l’apprendre par des personnes interposées et des tracts qui sont distribués dans ma boite aux lettres.

 

Je ne me présente pas aux élections municipales au nom de l’UMP et je ne suis présent sur aucune autre liste malgré les sollicitations des autres listes pour que je sois en situation éligible (ce que j’ai refusé), les faits qui arrivent maintenant me donnent raison mais je reste militant UMP et je vais m’attacher à faire triompher ma ville à travers l’association Alfortville Avant Tout http://alfortville-avant-tout.over-blog.com/ . 

 

Lucien PAMBOU, conseiller municipal sortant UMP 2008/2014

 

 

 

"Le royaulisme, c'est apprécier la France et les Français"

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 21:39

Le PlusTémoins, Experts, Opinions

 

 

Jean-François Copé et "Le Point" : le président de l'UMP a raison de se défendre

Publié le 04-03-2014 à 17h52 - Modifié à 17h53

 

 

LE PLUS. Accusé par "Le Point" d'avoir favorisé la société de proches avec l'argent de l'UMP, Jean-François Copé s'est défendu en prônant la transparence. Pour Lucien Pambou, ancien conseiller UMP, le bûcher médiatique ne doit pas être dressé pour le président de son parti.

Édité par Anaïs Chabalier Auteur parrainé par Maxime Bellec

 

 

Les accusations du quotidien "Le Point" et de Franz-Olivier Giesbert sont "normales", dans une démocratie française qui établit une séparation de pouvoir entre l’exécutif, le judiciaire, le législatif et la presse.

 

 

Franz-Olivier Giesbert peut dire ce qu’il veut en tant que responsable du "Point" et au nom de cette séparation des pouvoirs. En revanche, il faut qu’il apporte des preuves solides concernant ses insinuations relatives à la culpabilité de Jean-François Copé, président de l’UMP, qui aurait favorisé ses amis en matière de communication et de prise illégale d’intérêt.

 

 

Pour ceux d’entre vous qui me connaissez depuis fort longtemps sur les pages du Plus, je me suis toujours défini comme sarkozyste. Et je vais plus loin pour que les choses soient claires : en tant que conseiller municipal UMP sortant d’Alfortville, je ne me représente pas aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

 

 

Je l’ai dit dans la presse. On ne pourra pas me soupçonner de défendre un homme, en l’occurrence Jean-François Copé, président de mon parti, l’UMP, pour avoir quelque faveur en matière électorale.

 

 

Le PS utilisait le même procédé que l'UMP

 

 

On accuse Jean-François Copé de mentir. Franz-Olivier Giesbert dit qu’il possède des preuves de sa culpabilité concernant les avantages monétaires qu’il aurait accordés à une société de communication amie et qui travaille pour l’UMP depuis sa création.

 

 

Il va même plus loin en disant que les deux responsables de la société ont travaillé avec Jean-François Copé quand il avait été ministre de l’Économie dans le gouvernement Chirac.

 

 

De quoi parle-t-on ? L’UMP serait-il le seul parti politique à faire travailler des professionnels qui auraient les mêmes idées que le parti ?

 

 

L’UMP utilisait le même procédé que le PS, qui employait Monsieur Stéphane Fouks, manitou de l’agence Havas Worldwide. Ce dernier qui conseillait le gouvernement socialiste sur la façon de concevoir sa communication. Certains communicants disent que Monsieur Fouks ne conseillait pas le gouvernement socialiste mais certains ministres socialistes.

 

 

Pourquoi accuse-t-on Jean-François Copé ? Serait-il le bouc émissaire ? Pourquoi lui demanderait-on, et à lui tout seul, de se justifier alors que les journalistes en cour sont très peu regardants sur les pratiques de certains responsables politiques et sur leurs relations scabreuses avec certains directeurs et responsables de presse ?

 

 

Copé ne se laissera pas impressionner

 

 

En revanche, si je prends position pour Jean-François Copé, c’est parce que je trouve que son plaidoyer du 3 mars 2014, au sein du siège de l’UMP, l’a plus ou moins desservi, car il a demandé une transparence concernant les subsides reçus par les organes de presse au nom des conflits d’intérêts.

 

 

 

On ne doit pas dresser le bûcher médiatique pour Jean-François Copé. Que Franz-Olivier Giesbert ne l’estime pas, c’est son droit. Mais il n’a pas le droit de jeter l’opprobre sur Jean-François Copé et encore moins de l’affaiblir au moment où la campagne des municipales démarre et que le peuple français attend une vague bleue érigée par l’UMP.

 

 

Jean-François Copé ne se laissera pas impressionner par la houle médiatique, accusatrice. Il a réussi après novembre 2012 et les psychodrames au sein de l’UMP (Fillon/Copé), à remettre son parti en ordre de marche. Il est normal qu’il tire les fruits de cette remise en marche aux élections municipales, voire aux élections régionales qui vont suivre.

 

 

Transparence et démocratie doivent devenir les maîtres-mots

 

 

Jean-François Copé propose un modèle politique nouveau, (qu’il faut saluer et valoriser), discutable (pour les oppositions), mais existant. Ce modèle consiste à regarder comment les principaux dirigeants et salariés des groupes de presse, qui utilisent les fonds publics, devraient être soumis aux mêmes règles et obligations de déclaration d’intérêts et de patrimoine que celles des parlementaires.

 

 

Il exige que la transparence dont il fait l’objet de la part des groupes de presse et de leurs dirigeants, leur soit opposable et il demande à la représentation nationale un débat parlementaire.

 

 

Les propositions de Jean-François Copé, me semble-t-il, sont claires. Il est absolument normal, au moment où la France s’engage dans les élections municipales, que la clarification concernant les comportements des responsables des partis politiques soit mise sur la table.

 

 

Transparence et démocratie doivent devenir les maîtres-mots de nos dirigeants au nom de l’égalité de traitement dans notre belle République française.

 

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:15

Que le débat sur les projets commence pour notre ville

Pour un vote en conscience et avec conviction

Je ne me présente sur aucune liste. Pour les raisons que le journal le Parisien et le site 94 citoyens ont exposé. Je n’y reviens pas et c’est en tant que citoyen d’Alfortville que je m’exprime, non pour orienter le débat politique qui doit avoir lieu entre les différentes listes présentes à l’élection municipales, mais pour organiser une réflexion en tant que citoyen.

C’est une démarche intellectuelle dont on n’a pas l’habitude dans notre bonne ville d’Alfortville, mais que j’initie, non en tant qu’ « orientateur », mais en tant que vigie citoyenne pour éviter des discours discourtois et non fondés.

Les stratégies des têtes de listes ne me regardent pas. Les choix de certains et certaines responsables qui contractent des alliances par survie politique et visibilité municipale me concernent encore moins. Je les laisse avec leur conscience en tant que donneuse ou donneur de leçons. Pour ma part j’ai choisi une autre voie, au nom de mes convictions et d’une méthode intellectuelle en politique qui vise à ne pas rechercher systématiquement une place, ce qui n’est pas le cas de tous, qui préfèrent une place au conseil municipal pour des raisons liées à la notabilité et à la représentabilité.

Je reste militant de l’UMP , ici je m’exprime en tant que citoyen d’Alfortville.

Pour la campagne en cours, on ne peut pas raconter n’importe quoi sous prétexte de satisfaire l’électorat que l’on veut conquérir pour accéder ou se maintenir au conseil municipal. Plusieurs points vont être adoptés par les têtes de liste et les Alfortvillais sont en droit d’avoir des éléments de débat argumentés chiffrés et vérifiés. Je livre aux uns et autres, en tant que citoyen, quelques éléments de débat pour lesquels j’attends des renseignements précis.

  1. La fiscalité municipale : si la fiscalité municipale a augmenté que ceux qui le disent le démontrent et proposent des solutions aux Alfortvillais de façon précise. Il faut qu’ils expliquent les raisons e l’augmentation et apportent des correctifs, en tenant compte du contexte social de la ville et des modifications des politiques économiques avant 2012.
  2. L’habitat social : comment réaliser l’option du vivre ensemble en restant en deçà de la norme affichée politiquement par la majorité municipale. Il faut décliner l’origine des ressources et les stratégies adjacentes.
  3. Pour les questions de sécurité : faut-il créer une police municipale armée et dire aux Alfortvillais les raisons en avançant les coûts de financement de celle-ci en matière de salaire des personnels et de l’organisation logistique sur le terrain. Le déclarer sans les supports énoncés est mensonger.
  4. Comment résoudre les questions de stationnement. Il faut élaborer les stratégies de financement dans ce domaine.
  5. Environnement et attractivité économique de la ville : on attend des différentes têtes de liste qu’ils apportent des réponses très concrètes en matière de structures régulatrices entre les entreprises privées et la municipalité pour un partenariat gagnant-gagnant. Le vivre-ensemble rénové nécessite la prise en compte des aires de jeux, de repos, de promenade pour les Alfortvillais. Comment faire ?
  6. Quelle vision pour Alfortville dans le futur au-delà des 6 ans représentés par le mandat municipal ? En tant que citoyen, j’attends que l’on me dise comment ma ville va intégrer les nouvelles structures désignées par les SMART CITIES.

Conclusion

A la place qui est la mienne, voilà quelques doléances du citoyen que je suis et je pense que la plupart des Alfortvillais ont besoin de connaitre les projets expliqués des têtes de liste afin qu’ils votent en conscience et avec conviction.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 20:55

Aux Alfortvillais et Alfortvillaises militants, sympathisants et/ou membres de l’UMP à Alfortville,

Nous nous connaissons et vous me connaissez par ma façon de faire et de dire concernant notre ville d’Alfortville.

Au moment où commencent les élections municipales de 2014 et où la bataille des idées va remplacer celle des personnes, surtout au sein de notre mouvement UMP Alfortville, je tenais à vous remercier en tant que conseiller municipal UMP sortant de la confiance que vous m’avez accordée en me permettant d’être présent au deuxième tour des Cantonales 2008 (9 et 16 mars 2008 alors qu’il y avait cinq listes en présence) contre l’actuel sénateur-maire, Luc Carvounas. J’ai été aussi élu sur la liste UMP aux élections municipales de 2008 en troisième position conduite par Patrick Bédrossian qui a été chef de file UMP au Conseil municipal et qui a préféré aller à l’UDI à cause des querelles de personnes au sein de l’UMP Alfortville. Patrick Bédrossian avait conclu une alliance avec Monique Taron pour permettre à celle-ci de devenir déléguée de la 9ième circonscription UMP (Alfortville/Vitry). Je me suis opposé à Patrick Bédrossian au niveau des idées et sur la vision stratégique et j’ai été présent sur la liste de Six Emmanuel Njoh (ancien candidat UMP aux élections législatives dans la 9ième circonscription).

Notre opposition au niveau de la circonscription UMP n’a pas empêché le travail en commun au sein du Conseil municipal au sein duquel j’ai joué un rôle important dans les prises de parole au nom de l’UMP et dans les réponses à faire à René Rouquet, surtout en matière de débat concernant la fiscalité, le budget, l’économie et la politique de la ville. Je suis fier d’avoir accompli ce travail pour mon groupe UMP et notre opposition UMP qui était quasiment muette a pu vivre un peu. Ensemble, au sein du Conseil municipal, et chacun avec son niveau d’intelligence et son degré d’intervention, a pu apporter une touche intellectuelle dans les débats municipaux. Les faits sont là, intraitables, réels et vérifiables.

Au moment où s’ouvre la campagne municipale 2014 et où notre candidat Cédric Tartaud-Gineste a été désigné par nos instances fédérales (peut être pour surmonter les querelles de personnes au sein de l’UMP Alfortville), il me semble nécessaire de préciser un certain nombre de points.

  1. Notre Président, Christian Cambon, a toujours dit qu’il fallait l’union de l’UMP avec les Centres, l’UDI étant notre allié immédiat, le MODEM étant un allié plus délicat car son Président François Bayrou a trahi Nicolas Sarkozy en demandant à voter pour François Hollande au cours de la présidentielle de 2012.Certains au sein de notre mouvement refusent de traiter avec le MODEM.
  2. Sans avoir une mission officielle de l’UMP, j’ai souhaité prendre le Président Christian Cambon au mot en essayant de jouer le go-between, c'est-à-dire en servant d’intermédiaire entre l’UMP et l’UDI.
  3. Cette démarche officieuse s’appuie sur les conversations que j’ai eues avec Cédric Tartaud-Gineste, tête de liste de l’UMP, et Patrick Bédrossian, tête de liste de l’UDI-MODEM, en essayant de rapprocher les différents points de vue. Peine perdue car j’ai été le dindon de la farce, chacun des deux (Tartaud-Gineste et Bédrossian) souhaitant l’union mais à leurs avantages respectifs.
  4. Les faits m’ont donné raison car Patrick Bédrossian m’a convié à l’inauguration de sa permanence située au 182 rue Paul Vaillant Couturier. J’ai demandé à Cédric Tartaud-Gineste de venir, il ne m’a donné aucune réponse pour me dire si cela valait le coup ou non. Rama Yade était attendue à cette inauguration, elle n’est pas venue et, au nom de ce que je pensais être la raison, à savoir l’Union, j’ai pris une photo avec Patrick Bédrossian, Laurent Lafon patron fédéral de l’UDI Val de Marne et Maire de Vincennes, Nathalie Sérot et François Tanguy membres du MODEM, devant la permanence de Patrick Bédrossian.
  5. Les faits récents concernant la vie personnelle de Patrick Bédrossian et les attitudes irréductibles de Tartaud-Gineste et Bédrossian et la désinvestiture de ce dernier par l’UDI m’obligent à cesser mon rôle officieux de go-between, c'est-à-dire d’intermédiaire entre l’UDI et l’UMP. Je suis nourri intellectuellement d’éthique et de morale en politique, ce qui n’est pas toujours le cas d’un certain nombre d’entre nous, même de nos plus grands dirigeants au sommet.
  6. Comme je le revendique sur mes blogs ( http://leplus.nouvelobs.com/lucienpambou et http://pambou.lucien.over-blog.com/, entre autres), je ne tiens à aucun statut, même si d’autres peuvent y trouver des compensations financières grâce à des statuts municipaux. Ce qui m’intéresse, c’est le débat d’idées et l’organisation de mon parti en tant qu’opposant républicain et constructif au sein de l’UMP pour l’amélioration de la vie des citoyens. Un fait patent et indiscutable : j’ai toujours guerroyé républicainement avec l’ancien Maire, René Rouquet, pour verdir notre ville. Résultat : l’actuel sénateur maire Carvounas a planté des arbres rue Véron, je l’en remercie et je suis fier de prendre une petite part à cette œuvre.
  7. Je suis fondamentalement UMP, sarkozyste, et je travaille pour la réélection de mon champion pour 2017 car c’est à lui que je dois ma présence au deuxième tour de l’élection cantonale en 2008 et ma place au conseil municipal. Je suis UMP, je le reste et libre sans rien demander.

Chers compagnons, je vous salue. Je vous présente mes vœux les plus chers pour vous-mêmes et vos familles respectives. Que 2014 soit une année prospère pour vous et pour notre parti l’UMP.

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