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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 20:08
http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/05/comment-francois-hollande-aide-marine-le-pen-pour-la-presidentielle-de-2017-00375459.html

 

La tripartition du paysage politique français et les stratégies de Hollande aident Marine Le Pen

 

François Hollande a affirmé que Madame Le Pen parle comme « un tract communiste des années 70». Mon texte n'est ni une accusation, ni une affirmation gratuite contre le Président de la République. J'ai trop de respect et de considération pour la fonction présidentielle, même si de temps en temps il m'arrive d'affirmer comme d'autres que notre République est paradoxalement monarchique. C'est un autre débat à avoir. Cela étant dit, je vais essayer de démontrer comment François Hollande, candidat possible de la gauche en 2017, aide politiquement Marine Le Pen à barrer la route soit à Juppé, soit à Sarkozy, soit à un autre candidat à droite.

 

En affirmant que Marine Le Pen parle comme un tract communiste, il fait émerger explicitement Le Front national comme un parti politique digne d'intérêt, comme l'avait été le parti communiste pendant la résistance, mais surtout au cours des années 70 quand François Mitterrand a construit sa stratégie pour l'Élysée en élaborant le programme commun avec Georges Marchais. Assez paradoxalement, Marine Le Pen est sur la même ligne que Mélenchon du Front de Gauche dès lors qu'il s'agit de défendre l'État volontariste, la retraite à 60 ans et les Français d'abord; des thèmes que la Gauche est en train, progressivement et paradoxalement, d'abandonner.

De façon étrange Hollande ne s'est jamais pris frontalement à Mélenchon. Or, on peut noter que les parallélismes des formes du discours politique de Marine Le Pen rejoignent ceux de Mélenchon et vice-versa même s'il y a une divergence sur l'Europe entre les deux leaders politiques. En déclarant que l'on pouvait assimiler le discours de Marine Le Pen au discours communiste des années 70, Hollande valide la tripartition du paysage politique français au sein duquel le Front national aurait remplacé le Parti communiste.

Hollande, comme Mitterrand dans les années 80, ira-t-il jusqu'à demander une représentation de cette partie de la France qui vote à l'extrême droite au cours des élections législatives grâce à une dose de proportionnelle ? Rien n'est moins sûr, mais on peut être amené à le penser. On note que le Front national a le vent en poupe. Ce succès est le résultat de sa propre implantation dans le paysage politique français mais participe aussi de la droitisation de la société française sur les plans sociologiques et politiques.

Les questions portant sur l'identité, l'Islam, l'immigration deviennent aujourd'hui présentes dans le débat public. Le Front national qui le premier avait porté de façon officielle ces questions, ce qui lui avait valu une ostracisation, une mise à l'écart politique, récolte aujourd'hui les fruits de son obstination. Hollande l'a compris et, en animal politique, il essaie de concentrer ses accusations sur le Front national dont les thèmes seraient pillés par la Droite classique pour mieux mobiliser les électeurs de gauche qui votent de moins en moins et qui se sentent trahis par leurs dirigeants dont Hollande serait le premier d'entre eux.
 

Hollande a une politique lisible au plan extérieur (Afrique, Syrie, Irak, Iran) mais il apparaît moins crédible au plan national même s'il reste un redoutable manœuvrier. L'arrivée du Front National dans le jeu politique français brouille les cartes en accentuant la confusion politique.

Marine Le Pen peut dire merci à Hollande en vue de la Présidentielle.
 

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 08:22

Luz de Charlie Hebdo arrête de caricaturer le prophète Mahomet

 

 

Quelles sont les causes implicites ou explicites de la décision de Luz ?

 

 

 

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/05/luz-de-charlie-hebdo-arrete-de-caricaturer-le-prophete-mahomet-00373743.html

 

Après un mois de janvier 2015 marqué par les événements que l'on sait (tuerie par un commando fou d'une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo), après les marches nombreuses dont celle, significative, du 11 janvier 2015, voilà que Luz nous annonce qu'il arrête de caricaturer Mahomet. Il ne s'agit pas ici de dire s'il a raison ou tort, mais de respecter sa décision tout en essayant d'en comprendre la signification en étant bien entendu à la marge d'un problème, d'une lassitude et de la vie d'un homme (Luz) qui veut simplement tourner la page et faire autre chose.

 

 

Les caricatures de Mahomet ou de Jésus par la rédaction de Charlie Hebdo avaient (même si la caricature est reconnue par la loi française) soulevé un problème réel : jusqu'où peut-on aller pour démystifier les symboles et les valeurs représentatives de la spiritualité d'un peuple ou d'une communauté ? En décidant de ne plus caricaturer le prophète Mahomet, Charlie Hebdo va s'arrêter sûrement de caricaturer le Pape, Jésus et la Vierge Marie. On attend un parallélisme des formes et de fond dans la pratique de la caricature. Il reste à Luz un champ ouvert : peut-être celui des politiques. Mais on peut se demander si ces mêmes politiques qui prônent la liberté d'expression, sont prêts à accepter une caricature acide les concernant de la part de Charlie Hebdo.

 

En fermant cette page de la caricature « iconique », Luz fait preuve d'intelligence et participe par devers lui-même à la baisse de la tension entre les communautés socio-religieuses multiples vivant en France. En effet, nous sommes au cœur d'un problème qui devra trouver une solution : comment les traditions judéo-chrétiennes qui structurent l'ethos socio-politique et religieuse française peuvent-elles s'ouvrir au monde musulman ? C'est un véritable débat derrière les paroles creuses sur la diversité, la laïcité et le vivre-ensemble. La question laïque qui a été au cœur des luttes entre l'État et l'Église, doit être refondée aujourd'hui à l'heure de la mondialisation. Le débat entre intégration et assimilation en France trouve ici sa résonance. On ne va pas continuer à mettre la tête dans le sable et à ne pas voir les problèmes du vivre-ensemble qui se posent dans notre pays malgré les discours politiques..

 

En revenant à Luz, il a raison d'éprouver une certaine lassitude. Luz comme Charlie Hebdo, n'ont pas vocation à être ceux qui apportent la solution aux problèmes de liberté, de vie en société, de cohabitation religieuse pour lesquelles la plupart des hommes politiques se contentent de la caricature et du discours verbeux. Monsieur Luz, vous avait raison d'arrêter la caricature. C'est une forme d'intelligence qui vous met à l'abri de tous ces égoïstes et philosophes, penseurs et chefs d'entreprises français qui refusent de voir la transformation radicale de la société française, une transformation qui, au nom de la citoyenneté construite tout au long de l'histoire, a commencé par des rapports brutaux entre la France et ses anciens territoires (esclavage, colonisation, protectorat, néocolonialisme). La plupart des populations migrantes venant de ces territoires sont installées en France.

 

La France est au milieu du gué et vous, Monsieur Luz, vous avez une vie et vous ne pouvez pas continuer à œuvrer pour une société française qui se ment à elle-même et qui joue les passagers clandestins, grâce ou à cause de vos caricatures. Monsieur Luz, reprenez votre vie d'homme, tout comme moi j'essaie d'assumer la mienne à ma place, sans caricature, sans anathème. Ce texte n'a pas vocation à accuser ni mes compatriotes, ni mon pays la France, mais à mettre en évidence les points sociétaux et politiques qui font débat depuis de nombreuses années et qui ne sont pas traités au fond. La question est : comment la France peut-elle construire un Etat centralisé avec des populations multiculturelles aux origines et aux pratiques religieuses différentes?

 

Voilà les défis que la France de demain, confrontée à la mondialisation, se doit de résoudre. Monsieur Luz, merci pour votre décision, je me suis appuyé sur celle-ci pour mettre en perspective un certain nombre de problèmes de la société française. Je n'ai ni le monopole, ni l'intelligence de la vérité, mais au moins votre décision m'a permis de jouer le rôle qui fait de plus en plus défaut au citoyen français : celui de questionneur de la vie en communauté.

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 07:13

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1360318-juppe-vs-sarkozy-et-les-republicains-un-combat-sans-merci-qui-peut-ebranler-l-ump.html

 

Juppé vs Sarkozy et les "Républicains" : un combat sans merci qui peut ébranler l'UMP

 

 
 
 

LE PLUS. Même si Alain Juppé a émis des réserves sur le changement de nom de l'UMP, qui deviendra bientôt les Républicains, ce dernier semble s'être résigné à laisser Nicolas Sarkozy décider. Pour notre contributeur Lucien Pambou, entre les deux hommes, la guerre en vue de la primaire a déjà commencé et le maire de Bordeaux fait face à un double défi. Explications.

Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé au siège de l'UMP, le 3 décembre 2014 (T. SAMSON/AFP).

 

Le 30 mai 2015, l’UMP changera de nom et de logo. L’UMP, créée par Jacques Chirac, va devenir "les Républicains". À droite comme à gauche, un débat est en train de naître à propos du choix du mot par Nicolas Sarkozy.

 

Juppé, la neutralité bienveillante

 

 

Certains estiment que ce dernier n’a pas le droit de privatiser le substantif "Républicains", notion qui appartient à tous les Français qui sont d’accord avec les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité. Concernant le changement du nom, Alain Juppé a montré une neutralité bienveillante. Il n’est ni pour, ni contre, ce qui l’intéresse ce sont les idées.

 

Pour Alain Juppé, les petites phrases n’ont pas beaucoup de sens, même s’il sait qu’en changeant de logo, Nicolas Sarkozy veut faire du nouveau parti un parti à sa main, comme l’avait fait naguère Chirac en créant l’UMP.

 

Quand on est connaisseur de l’histoire du RPR et de l’UMP, on sait que les relations entre Sarkozy et Juppé sont pour le moins équivoques. La singularité de cette relation contradictoire est liée au fait que, malgré leur division, Juppé et Sarkozy ont toujours su trouver un terrain d’entente pour faire exister leurs relations difficiles.

 

Le double défi du maire de Bordeaux

 

Qu’en sera-t-il pour la campagne de la primaire à droite ? Cette neutralité bienveillante perdurera-telle ? Nicolas Sarkozy qui a réussi sa rentrée médiatique avec la victoire de l’UMP et du Centre aux élections départementales, acceptera-t-il de laisser le champ libre à Juppé ?

 

Pour Juppé, il s’agit de monter en puissance de façon progressive avec une double difficulté : ne pas critiquer Sarkozy à cause du changement de nom, montrer son attachement au nouveau concept de républicain, tout en affichant une musique différente de celle de Sarkozy.

 

Bien s'entourer

 

 

Alain Minc, socialiste pendant les premières heures de son existence politique, a basculé à droite en soutenant hier Sarkozy et aujourd’hui Alain Juppé. Il faut quand même se rappeler qu'Alain Minc – qui donne les bonnes leçons de gouvernance économique à la France entière et à ses amis à droite – a connu un échec retentissant quand il était représentant en France les intérêts économiques et financiers du tycoon italien Carlo De Benedetti. On conseille qui on peut et qui on veut.

 

Alain Juppé devrait s’en souvenir. Les conseillers volatiles ne vous aident pas forcément à être le meilleur dans une compétition électorale. Il a transformé sa ville en faisant de Bordeaux une ville agréable et avenante. Saura-t-il en faire autant pour la France s’il était choisi au cours de la primaire par "les Républicains" et in fine par les Francais au cours de la présidentielle de 2017.

 

Sarkozy ne le laissera pas faire

 

 

Nous sommes dans une situation conflictuelle qui oppose les "Républicains" de Sarkozy et les autres membres de la future ex-UMP, qui estiment qu’il ne faut pas changer de nom et de logo.

 

À Juppé de construire une stratégie qui emporte l’adhésion d’un plus grand nombre de militants de droite et du centre pour réussir à la primaire et à l’élection présidentielle de 2017. 

 

Juppé doit savoir que Sarkozy ne le laissera pas faire et que le changement de nom et de logo doit servir a Sarkozy par tous les temps .

 

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 12:16

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/04/genocide-armenien-quelles-lecons-pour-l-histoire-et-la-communaute-internationale-00366717.html

 

 

Génocide arménien : quelles leçons pour l’histoire et la communauté internationale ?

 

 

Les lois mémorielles, après des génocides, sont indispensables pour la communauté internationale.

 

 

En reconnaissant le génocide arménien et la coresponsabilité de l'Allemagne, les dirigeants allemands doivent être salués. Le génocide arménien, soit 1 million de personnes tuées pour une population estimée à deux millions dans un empire ottoman dont la population était de l'ordre de 12 millions en avril 1915, est le premier génocide de l'histoire moderne. Le génocide juif par son horreur et son ignominie, le génocide des Tutsis au Rwanda en avril 1994 et d'autres formes de domination brutale comme l'esclavage des Noirs et leur déportation aux Etats Unis et dans le reste du continent américain, doivent être regardés comme des éléments permanents de l'histoire dont la communauté internationale doit toujours se souvenir.

 

 

L'actualité récente au Moyen Orient montre que les guerres sont permanentes, que des peuples sont chassés de leurs territoires au nom d'une idéologie politique, voire d'une croyance religieuse. L'impression est que les peuples, et encore moins leurs dirigeants, ne retiennent rien de l'histoire et que les lois concernant les mémoires glissent sur eux comme l'eau sur les plumes d'un canard.

 

 

 

Le monde est-il capable de vivre en paix ?

 

 

C'est une question forte et la réponse passe forcément par la prise en compte de la charge mentale émotionnelle du monde en reconsidérant les concepts de domination et en poursuivant ceux, utopiques, de partage et d'explication des oppositions pour aboutir à des compromis de vie en commun.

 

 

Il faut reconnaitre à chaque peuple le droit d'exercer sa politique sur son territoire. L'exercice du pouvoir politique ne doit nullement être le point de départ d'une maltraitance des populations qui s'y trouvent. Il faut que la communauté internationale réévalue ses outils d'intervention en matière d'ingérence, de Droits de l'Homme et d'humanisme mondial. La Turquie actuelle refuse de reconnaitre son implication dans le génocide arménien. Recep Erdogan, Président de la République turque, estime que les condoléances au peuple arménien sont suffisantes et que des pays comme la France, l'Allemagne ou la Russie, qui sont en pointe sur la question arménienne, ne doivent pas se mêler d'un problème que les dirigeants turcs considèrent comme relevant de la politique turque intérieure.

 

 

On peut répondre au Président Erdogan que tout ne se vaut pas dans la vie : il y a la vie humaine qui doit être considérée comme sacrée et il y a la réalité internationale et la gestion de l'Etat, qui sont certes importantes, mais qui ne doivent pas conduire à occulter la vérité historique qui est celle du génocide arménien par l'Empire Ottoman.

 

 

On attend de la Turquie qu'elle reconnaisse son implication dans le génocide arménien comme l'a fait l'Allemagne dans le génocide juif et on attend aussi de la communauté internationale, sans réellement poser la question des réparations (qui sont indispensables mais qui soulèvent un autre débat), qu'elle contribue à ne pas faire oublier toutes les lois mémorielles portant sur les génocides, l'esclavage des Noirs et les déplacements actuels des populations à cause de la couleur de peau ou de leur religion.

 

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 10:18

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1356182-primaire-ump-pour-2017-sarkozy-est-favori-fillon-doit-vite-descendre-dans-l-arene.html

 

Primaire UMP pour 2017 ? Sarkozy est favori, Fillon doit vite descendre dans l'arène

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LE PLUS. Pour Nicolas Sarkozy, le match de la primaire UMP pour 2017 est "plié". François Fillon a-t-il une chance de figurer dans la liste des potentiels candidats ? Notre contributeur Lucien Pambou, militant UMP, commence sincèrement à en douter. Selon lui, il serait temps que l'ancien Premier ministre se bouge un peu s'il souhaite faire partie des combattants. 

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Maxime Bellec

François Fillon lors d'un meeting le 11 avril 2015 à Rosny-sous-Bois. (AFP/ S. DE SAKUTIN)

 

François Fillon n’a décidément pas beaucoup de chance. Considéré comme le meilleur candidat à droite avant que Sarkozy ne revienne à la tête de l’UMP (qui demain s’appellera les Républicains), François Fillon a grillé toutes ses cartes pour les primaires qui, à droite, vont désigner le candidat unique à l’élection présidentielle de 2017.

 

Pour Sarkozy, "le match est plié"

 

Après l’épisode peu glorieux de 2012 au cours de sa bataille épique avec Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, après le tragique déjeuner ou dîner avec Jean-Pierre Jouyet (déjeuner au cours duquel Fillon aurait, selon des sources plus ou moins établies, incité le secrétaire général de l’Élysée à accélérer l’investigation concernant Nicolas Sarkozy pour dépassement des comptes de campagne), François Fillon est dans une seringue.

 

Pour Nicolas Sarkozy, la candidature de Fillon n’est plus un problème. Il estime, comme l’a rapporté "Le Figaro" du vendredi 17 avril 2015, que "le match est plié", qu’il n’a pas besoin de se venger. Brice Hortefeux annonce dans l’article de Charles Jaigu :

 

"Nous ne soufflerons pas sur les braises et il n’y a pas de combat à mener contre Fillon, faute de combattant."

 

Fillon doit descendre dans l'arène

 

Quelle est la marge de manœuvre restant à Fillon pour se re-crédibiliser pour les primaires à droite et pour être le candidat que les militants républicains attendent comme un messie ? Juppé a parfaitement compris l’embarras de Fillon et, sans le dire, il suggère de façon subliminale à François Fillon de se désister en sa faveur contre Sarkozy.

 

Fillon refuse évidemment car il croit toujours en sa bonne étoile et estime que le moment est venu pour la droite de proposer à la nation un véritable programme de rupture.

 

Juppé souhaite des réformes consensuelles et Sarkozy ne s’est pas encore déclaré sur sa candidature éventuelle aux primaires, ce dont ne doutent pas les militants et surtout les représentants de la droite forte au sein de l’UMP qui n’ont jamais fait mystère de leur soutien intégral à l'ex-président.

 

François Fillon doit se départir de sa traditionnelle réserve dont il est coutumier en descendant dans l’arène. Il le fait en participant à l’émission "Top Gear", il rencontre les Français en leur parlant de son programme, mais il reste globalement inaudible pour l’instant au moment où d’autres candidatures au sein de l’UMP essaient d’exister comme celle de Xavier Bertrand.

 

Le risque de rester en marge de la bataille

 

François Fillon doit construire une stratégie politique qui reste difficile. Ne pas attaquer Sarkozy, ne rien dire sur le nouveau nom et le nouveau logo, c’est se condamner à rester en marge de la véritable bataille qui s’annonce entre Sarkozy et Alain Juppé.

 

Il faut que François Fillon creuse un sillon original qui lui permette de retrouver deux valeurs fondamentales qui le caractérisent : son sérieux et sa compétence professionnelle.

 

François Fillon dit ici ou là qu’il ira au combat pour les primaires et que personne ne l’intimidera. C’est une posture acceptable, courageuse, mais pourra-t-il la tenir jusqu’au bout ?

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:16

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1355938-nicolas-sarkozy-avec-les-republicains-il-met-l-ump-a-son-service-pour-2017.html

 

Nicolas Sarkozy : avec les Républicains, il met l'UMP à son service pour 2017

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LE PLUS. Comme il l'avait annoncé en prenant la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy veut en changer le nom. Ce sera les Républicains. Un choix qui a fait grincer des dents à droite comme à gauche. Comment l'expliquer ? Lucien Pambou est militant UMP. Pour lui, c'est une manière pour Nicolas Sarkozy de s'éviter un procès en accointance avec le FN.

Édité par Louise Pothier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Jean-Christophe Lagarde et Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 30 mars 2015 (K. TRIBOUILLARD/AFP)

Jean-Christophe Lagarde et Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 30 mars 2015 (K. TRIBOUILLARD/AFP)

 

L’UMP va changer de nom et de logo. Dorénavant, l’UMP devient "Les Républicains". La première explication qui vient à l'esprit, c'est qu'en prenant la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy souhaitait mettre cette nouvelle organisation à son service. Mais d’autres critères de justification sont possibles.

 

Après la tragédie Copé/Fillon de 2012, après les affaires toujours en cours Bygmalion et autres, pour Nicolas Sarkozy il était temps de changer de logiciel patronymique et donc forcément politique.

 

Un nouveau parti à son service

 

Après plusieurs hésitations et plusieurs pressions de la part de Juppé, Fillon et autres candidats putatifs à droite, comme Bruno Le Maire ou Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy a été obligé d’accepter une modification des statuts de l’UMP et la mise en place d’un modèle (les primaires) de désignation du candidat de la droite pour l’élection présidentielle de 2017.

 

Contraint et forcé par ses amis, Sarkozy a accepté les contraintes des primaires et a choisi une carte nouvelle : changer le nom et le logo de l’UMP en créant "Les Républicains", nouveau parti qui va se mettre à son service pour gagner la primaire à droite et reconquérir l’Élysée, ce qui serait inédit dans la Ve République s’il y parvenait.

 

Les sondages réalisés en France par plusieurs instituts, comme Odoxa montrent majoritairement que la plupart des sympathisants de l’UMP et certains conservateurs qui votent à droite, ne comprennent pas pourquoi l’UMP change de nom et de logo. On peut apporter une réponse claire.

 

Comme Jacques Chirac en 2003 (création de l’UMP), Nicolas Sarkozy veut tourner la page de l’UMP historique en créant un nouveau parti à sa main, tout en utilisant les vieilles ficelles de l’UMP – comme l’alliance traditionnelle avec l’UDI – qui demeurent concluantes depuis les élections municipales mais surtout départementales.

 

Il évite les procès en accointance avec le FN

 

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, arrivera-t-il à s’émanciper des Républicains de Sarkozy ? L’acronyme "républicain" fait l’objet de railleries sur les sites sociaux, certains estiment qu’il rappelle affreusement le parti républicain américain avec son allié d’extrême-droite, le Tea Party. D’autres pensent que Nicolas Sarkozy l’Américain ne fait qu’accentuer son côté libéral et que le mot "républicain" n’est pas l’apanage de la seule droite mais de toute la Nation française.

 

Pour Nicolas Sarkozy, le mot "républicain" lui permet d’éviter les procès en fidélité et en accointance idéologique avec l’extrême droite. En "naturalisant" la République à son propre profit, Nicolas Sarkozy prend acte avant les élections de 2017 pour dire que l’alternance et que les nouvelles valeurs ne sont possibles que dans la République et donc, forcément, avec "les Républicains" et lui-même à l’Elysée en 2017.

 

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 17:34

http://fr.blastingnews.com/international/2015/04/sadness-and-very-bad-birthday-le-kidnapping-des-270-lyceennes-par-boko-haram-00348855.html

 

Sadness and very bad birthday : le kidnapping des 270 lycéennes par Boko Haram

 

Le 14 avril 2014, le groupe terroriste Boko Haram a fait un pas de plus vers l’inhumanité.

 

Aujourd'hui au Champ de Mars à Paris et un peu partout dans le monde, le slogan « Bring back our girls » sonne comme une complainte qui ne trouve pas de résonnance dans le champ politique. Le 14 avril 2014 les djihadistes islamistes de Boka Haram ont enlevé 270 lycéennes qui servent aujourd'hui de bombes humaines, d'objets sexuels et de bonnes à tout faire. A ces jeunes filles, on enseigne le maniement des armes pour que Boko Haram poursuive ses buts inhumains, à savoir détruire, tuer.

 

Il faut remercier la société civile occidentale de ne pas oublier ces jeunes filles. En revanche, on a l'impression que les sociétés civiles et politiques africaines restent en dessous de tout, même si au Nigéria des mouvements spontanés continuent de réclamer le retour de ces jeunes lycéennes. La classe politique africaine semble autiste. Le Nigéria, concerné en premier chef, a laissé passer trop de temps pour combattre réellement Boko Haram. On espère que l'élection de l'actuel Président Buhari permettra de faire de la lutte contre Boko Haram un élément fondamental de l'agenda nigérian. Le Nigéria a montré des signes d'impuissance face à Boko Haram sous la présidence de Jonathan Goodluck, ancien Président de ce pays. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, fait la pluie et le beau temps de ce mouvement là où se trouvent ses territoires (forêt de Sambisa dans l'Etat de Borno et chaîne de montagnes séparant le Nigéria du Cameroun).

 

La communauté politique internationale semble se désintéresser de ce qu'il se passe au Nigéria. La communauté africaine est dépassée car ni les Etats frontaliers du Nigéria (Cameroun, Tchad, Niger, Bénin), ni l'Union africaine n'ont les moyens militaires, humains, logistiques, organisationnels et financiers pour venir à bout de façon définitive de Boko Haram. Le Tchad, dont le Président de la République, Idriss Deby, a apporté une aide significative au Nigéria et au Cameroun, semble étrangement seul dans cette lutte implacable contre la milice djihadiste.

Il reste à espérer que la conférence future de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest) qui va s'ouvrir bientôt mettra l'accent sur la lutte implacable contre Boko Haram. Sans lutte définitive contre le terrorisme, il n'y aura pas réellement de développement économique pour l'Afrique, même si les grands médias insistent sur le nouvel espace des possibilités économiques que représente l'Afrique du 21ième siècle. Il y a le discours pour lutter contre le terrorisme que tiennent les Etats africains dans les forums internationaux et il y a la triste réalité marquée aujourd'hui par le kidnapping des lycéennes nigérianes.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 19:35

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/04/martine-aubry-et-la-motion-majoritaire-au-ps-00345521.html

 

Martine Aubry et la motion majoritaire au PS

 

Martine Aubry rentre dans le rang en vue du Congrès du Parti socialiste à Poitiers en juin 2015

 

 

Martine Aubry est une femme politique de gauche qui demeure énigmatique et mystérieuse. A son encontre, on pourrait dire que c'est une femme politique qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut. Après avoir critiqué Hollande lors de la Primaire socialiste (2011) en disant de lui que c'était un menteur avec la célèbre remarque devenue maxime au PS « Quand il y a un flou, il y a un loup », Martine Aubry est malheureusement une louve aussi.

 

Après avoir été le chef de file déguisé des frondeurs, après avoir dit que la politique économique conduite par Manuel Valls ne répondait pas aux attentes de la vraie gauche, après avoir flirté avec les députés frondeurs qui espéraient voir en elle une représentante de leurs revendications légitimes, Martine Aubry a préféré adopter un comportement lunaire en rejoignant la majorité incarnée par Hollande, Valls et Cambadélis et en laissant sur le bas côté Guedj, Hamon et Paul.Tant pis pour eux et vive les nouveaux amis de la motion majoritaire !

 

Ceux qui, à gauche, pensaient que Madame Aubry avait une colonne vertébrale sociale réelle, doivent se pincer très fort pour revenir à la réalité. Comme son père Jacques Delors, Martine Aubry est une socialiste opportuniste qui, en fait, n'est qu'une centriste comme son père. En rejoignant la motion majoritaire de Cambadélis, Martine Aubry fait croire qu'elle a élaboré ligne à ligne la motion majoritaire avec Cambadélis, rejointe aussi par Gérard Collomb Sénateur-maire de Lyon. Cambadélis a réussi un tour de force : dire à Martine Aubry que les deux années de quinquennat restantes, vont être consacrées à l'égalité et aux préoccupations du gouvernement pour les questions sociales.

 

Martine Aubry dit vouloir se battre à l'intérieur du système majoritaire et garder son autonomie de parole et de pensée. Il vaut mieux être à l'intérieur du mouvement majoritaire qu'à l'extérieur. Bel aveu de faiblesse pour celle qui espère, peut-être, avant la fin du quinquennat, être appelée par François Hollande en tant que première Ministre.

 

Les raisons de son ralliement sont ailleurs. Le département Nord-Pas de Calais a basculé à droite. Elle est affaiblie au sein de la fédération socialiste du Nord et certains, à demi-voix, posent la question de son utilité à la Mairie de Lille. Hollande vient de gagner sur toute la ligne contre Martine Aubry.

 

Les amis frondeurs qui pensaient que Martine Aubry était de leur camp, méditeront une phrase terrible de Charles Pasqua, ancien Ministre UMP de l'Intérieur : « En politique, (comme en amour, c'est un apport personnel), les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. ».

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 21:57

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/04/le-front-national-est-finalement-un-parti-comme-les-autres-00342137.html

 

Et si le Front national faisait partie du système qu’il refuse et qu’il dénonce ?

 

 

 

La dramaturgie au sommet du Front national entre Jean Marie le Pen, fondateur du mouvement, et sa fille Marine Le Pen, présidente actuelle du FN, met en scène les turpitudes de fonctionnement au sein de ce parti.

Le père comme la fille ont toujours critiqué le fonctionnement de l'UMP et du PS allant jusqu'à qualifier ces deux partis d'un acronyme superbe : l'UMPS. Le Front national a toujours voulu apparaitre comme un parti antisystème alors que paradoxalement le Front national fait maintenant partie du système.

Le Front national est comme les autres partis traversé par des querelles d'égos, de positionnements et des questions de financement illicites qui entourent ce parti, comme c'est le cas pour d'autres.

La dispute entre le père et sa fille tient à deux éléments importants :

  • Le père souhaite sa liberté de ton et de parole en continuant à déverser des tombereaux d'insultes sur ce qu'il considère comme inadapté à la bonne marche de la société française (les immigrés, le mondialisme, etc.). En tant que Président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen estime être dans son bon droit, de celui capable de tout dire sans contrainte et sans émotion, ce qui n'a pas l'air de plaire à sa fille qui lui reproche de ne pas tenir suffisamment son rang de Président d'honneur du mouvement.
  • Marine Le Pen a une stratégie de conquête du pouvoir qu'elle expérimente élection après élection, alors que pour Jean Marie Le Pen la stature de protestataire du mouvement est amplement suffisante. La présidente du Font national est entourée d'une équipe de quadras qui souhaite donner une image polie, studieuse, militante et citoyenne afin de dédiaboliser le Front national. L'équipe qui soutient Marine Le Pen espère un jour arriver aux affaires. Elle s'y prépare. Les sorties intempestives et incontrôlées de Jean Marie le Pen posent problème. Pour Marine Le Pen, il va falloir régler un double problème : comment continuer à assumer son mandat de président du Front national tout en demeurant la fille de son père. La présidente a déjà demandé au bureau politique de convoquer le Président d'honneur pour explication. Le bureau exécutif prendra-t-il la décision légère d'une suspension ou la décision définitive d'une exclusion ? Jean Marie Le Pen a prévenu : si sa fille veut sa mort politique, qu'elle ne compte pas sur lui pour une collaboration éventuelle.

La bagarre s'annonce brutale, rude. Restons au balcon pour voir comment cette histoire tragicomique d'une saga familiale va se terminer. Y aura-t-il un vainqueur ou deux perdants ? La fille et le père se suicideraient politiquement pour le bonheur de la droite conservatrice, c'est-à-dire de l'UMP de Nicolas Sarkozy qui serait tout heureux de pouvoir récupérer les électeurs de droite qui se sont égarés à l'extrême droite.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 19:01

Les candidats aux primaires de la droite et du centre des 20 et 27 novembre 2016

 

 

 

 

A droite et au centre les candidats aux primaires de novembre 2016 sont connus. A droite il s'agit de Sarkozy, Juppé, Fillon, Bertrand, Lemaire, Kosciusko-Morizet et d'autres éventuellement. Au centre on attend les positions de Lagarde de l'UDI et de Bayrou du MODEM. Les primaires constituent une révolution pour la droite longtemps habituée à désigner son chef par acclamation au lieu de passer par les urnes. Cette révolution culturelle est le fait du Parti Socialiste qui, en organisant les primaires en 2011, a permis à François Hollande, et contre toute attente, d'apparaitre comme le candidat de tous les socialistes.

 

Les primaires sont ambigües car elles consacrent l'union autour du candidat désigné mais laissent ouverte la critique de sa politique et de sa vision par les candidats qui n'ont pas été choisis. Nous le voyons tous les jours avec la contestation de la politique de Hollande par Martine Aubry dont la formule « Là où il y a un flou, il y a un loup », comme disait sa grand-mère, est restée célèbre pour qualifier la politique ambigüe (qui ne serait pas socialiste) de François Hollande.

 

 

Pourquoi les primaires à droite et pourquoi faire ?

 

Après la tragicomédie de l'élection du Président de l'UMP il y a un an, après la bataille des égos Fillon/Copé et en tenant compte du retour de Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement, il fallait trancher de façon radicale sur le candidat qui doit représenter la Droite aux élections présidentielles de 2017. Pour Sarkozy l'alternance à la politique de François Hollande est en marche et rien ne l'arrêtera ; pour Juppé il faut réformer en profondeur et de façon consensuelle la société française ; pour Fillon il faut une rupture programmatique nette.

 

On attend les propositions des autres candidats. Dans tous les cas, il ne suffit pas d'énoncer des propositions communes mais on espère des candidats une vision, un projet et une méthode pour organiser les différentes réformes en faveur du renouvellement politique, économique, social et culturel de la société française. Il faut que les positions des uns et des autres soient claires pour que le choix des électeurs des primaires se fasse sans ambiguïté. Au-delà de la technique électorale (respect de la charte de la primaire, corps électoral élargi au centre, contribution de deux euros par personne et par scrutin, surveillance de la procédure électorale par la haute autorité de l'UMP, mise en place des conditions techniques d'organisation), les candidats doivent réussir à convaincre les électeurs.

 

Cette opération de conviction doit permettre d'inscrire la France sur des deux quinquennats 2017 et 2022 (même si l'on sait qu'à chaque jour suffit sa peine et que 2017 est le point de départ de l'alternance). Les primaires doivent devenir un référent culturel de la droite et du centre pour choisir les candidats et pour permettre au candidat choisi de ne plus avoir à régler les problèmes d'intendance politico-idéologique dans son propre camp.

 

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