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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 10:18

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1356182-primaire-ump-pour-2017-sarkozy-est-favori-fillon-doit-vite-descendre-dans-l-arene.html

 

Primaire UMP pour 2017 ? Sarkozy est favori, Fillon doit vite descendre dans l'arène

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LE PLUS. Pour Nicolas Sarkozy, le match de la primaire UMP pour 2017 est "plié". François Fillon a-t-il une chance de figurer dans la liste des potentiels candidats ? Notre contributeur Lucien Pambou, militant UMP, commence sincèrement à en douter. Selon lui, il serait temps que l'ancien Premier ministre se bouge un peu s'il souhaite faire partie des combattants. 

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Maxime Bellec

François Fillon lors d'un meeting le 11 avril 2015 à Rosny-sous-Bois. (AFP/ S. DE SAKUTIN)

 

François Fillon n’a décidément pas beaucoup de chance. Considéré comme le meilleur candidat à droite avant que Sarkozy ne revienne à la tête de l’UMP (qui demain s’appellera les Républicains), François Fillon a grillé toutes ses cartes pour les primaires qui, à droite, vont désigner le candidat unique à l’élection présidentielle de 2017.

 

Pour Sarkozy, "le match est plié"

 

Après l’épisode peu glorieux de 2012 au cours de sa bataille épique avec Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, après le tragique déjeuner ou dîner avec Jean-Pierre Jouyet (déjeuner au cours duquel Fillon aurait, selon des sources plus ou moins établies, incité le secrétaire général de l’Élysée à accélérer l’investigation concernant Nicolas Sarkozy pour dépassement des comptes de campagne), François Fillon est dans une seringue.

 

Pour Nicolas Sarkozy, la candidature de Fillon n’est plus un problème. Il estime, comme l’a rapporté "Le Figaro" du vendredi 17 avril 2015, que "le match est plié", qu’il n’a pas besoin de se venger. Brice Hortefeux annonce dans l’article de Charles Jaigu :

 

"Nous ne soufflerons pas sur les braises et il n’y a pas de combat à mener contre Fillon, faute de combattant."

 

Fillon doit descendre dans l'arène

 

Quelle est la marge de manœuvre restant à Fillon pour se re-crédibiliser pour les primaires à droite et pour être le candidat que les militants républicains attendent comme un messie ? Juppé a parfaitement compris l’embarras de Fillon et, sans le dire, il suggère de façon subliminale à François Fillon de se désister en sa faveur contre Sarkozy.

 

Fillon refuse évidemment car il croit toujours en sa bonne étoile et estime que le moment est venu pour la droite de proposer à la nation un véritable programme de rupture.

 

Juppé souhaite des réformes consensuelles et Sarkozy ne s’est pas encore déclaré sur sa candidature éventuelle aux primaires, ce dont ne doutent pas les militants et surtout les représentants de la droite forte au sein de l’UMP qui n’ont jamais fait mystère de leur soutien intégral à l'ex-président.

 

François Fillon doit se départir de sa traditionnelle réserve dont il est coutumier en descendant dans l’arène. Il le fait en participant à l’émission "Top Gear", il rencontre les Français en leur parlant de son programme, mais il reste globalement inaudible pour l’instant au moment où d’autres candidatures au sein de l’UMP essaient d’exister comme celle de Xavier Bertrand.

 

Le risque de rester en marge de la bataille

 

François Fillon doit construire une stratégie politique qui reste difficile. Ne pas attaquer Sarkozy, ne rien dire sur le nouveau nom et le nouveau logo, c’est se condamner à rester en marge de la véritable bataille qui s’annonce entre Sarkozy et Alain Juppé.

 

Il faut que François Fillon creuse un sillon original qui lui permette de retrouver deux valeurs fondamentales qui le caractérisent : son sérieux et sa compétence professionnelle.

 

François Fillon dit ici ou là qu’il ira au combat pour les primaires et que personne ne l’intimidera. C’est une posture acceptable, courageuse, mais pourra-t-il la tenir jusqu’au bout ?

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:16

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1355938-nicolas-sarkozy-avec-les-republicains-il-met-l-ump-a-son-service-pour-2017.html

 

Nicolas Sarkozy : avec les Républicains, il met l'UMP à son service pour 2017

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LE PLUS. Comme il l'avait annoncé en prenant la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy veut en changer le nom. Ce sera les Républicains. Un choix qui a fait grincer des dents à droite comme à gauche. Comment l'expliquer ? Lucien Pambou est militant UMP. Pour lui, c'est une manière pour Nicolas Sarkozy de s'éviter un procès en accointance avec le FN.

Édité par Louise Pothier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Jean-Christophe Lagarde et Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 30 mars 2015 (K. TRIBOUILLARD/AFP)

Jean-Christophe Lagarde et Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 30 mars 2015 (K. TRIBOUILLARD/AFP)

 

L’UMP va changer de nom et de logo. Dorénavant, l’UMP devient "Les Républicains". La première explication qui vient à l'esprit, c'est qu'en prenant la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy souhaitait mettre cette nouvelle organisation à son service. Mais d’autres critères de justification sont possibles.

 

Après la tragédie Copé/Fillon de 2012, après les affaires toujours en cours Bygmalion et autres, pour Nicolas Sarkozy il était temps de changer de logiciel patronymique et donc forcément politique.

 

Un nouveau parti à son service

 

Après plusieurs hésitations et plusieurs pressions de la part de Juppé, Fillon et autres candidats putatifs à droite, comme Bruno Le Maire ou Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy a été obligé d’accepter une modification des statuts de l’UMP et la mise en place d’un modèle (les primaires) de désignation du candidat de la droite pour l’élection présidentielle de 2017.

 

Contraint et forcé par ses amis, Sarkozy a accepté les contraintes des primaires et a choisi une carte nouvelle : changer le nom et le logo de l’UMP en créant "Les Républicains", nouveau parti qui va se mettre à son service pour gagner la primaire à droite et reconquérir l’Élysée, ce qui serait inédit dans la Ve République s’il y parvenait.

 

Les sondages réalisés en France par plusieurs instituts, comme Odoxa montrent majoritairement que la plupart des sympathisants de l’UMP et certains conservateurs qui votent à droite, ne comprennent pas pourquoi l’UMP change de nom et de logo. On peut apporter une réponse claire.

 

Comme Jacques Chirac en 2003 (création de l’UMP), Nicolas Sarkozy veut tourner la page de l’UMP historique en créant un nouveau parti à sa main, tout en utilisant les vieilles ficelles de l’UMP – comme l’alliance traditionnelle avec l’UDI – qui demeurent concluantes depuis les élections municipales mais surtout départementales.

 

Il évite les procès en accointance avec le FN

 

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, arrivera-t-il à s’émanciper des Républicains de Sarkozy ? L’acronyme "républicain" fait l’objet de railleries sur les sites sociaux, certains estiment qu’il rappelle affreusement le parti républicain américain avec son allié d’extrême-droite, le Tea Party. D’autres pensent que Nicolas Sarkozy l’Américain ne fait qu’accentuer son côté libéral et que le mot "républicain" n’est pas l’apanage de la seule droite mais de toute la Nation française.

 

Pour Nicolas Sarkozy, le mot "républicain" lui permet d’éviter les procès en fidélité et en accointance idéologique avec l’extrême droite. En "naturalisant" la République à son propre profit, Nicolas Sarkozy prend acte avant les élections de 2017 pour dire que l’alternance et que les nouvelles valeurs ne sont possibles que dans la République et donc, forcément, avec "les Républicains" et lui-même à l’Elysée en 2017.

 

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 17:34

http://fr.blastingnews.com/international/2015/04/sadness-and-very-bad-birthday-le-kidnapping-des-270-lyceennes-par-boko-haram-00348855.html

 

Sadness and very bad birthday : le kidnapping des 270 lycéennes par Boko Haram

 

Le 14 avril 2014, le groupe terroriste Boko Haram a fait un pas de plus vers l’inhumanité.

 

Aujourd'hui au Champ de Mars à Paris et un peu partout dans le monde, le slogan « Bring back our girls » sonne comme une complainte qui ne trouve pas de résonnance dans le champ politique. Le 14 avril 2014 les djihadistes islamistes de Boka Haram ont enlevé 270 lycéennes qui servent aujourd'hui de bombes humaines, d'objets sexuels et de bonnes à tout faire. A ces jeunes filles, on enseigne le maniement des armes pour que Boko Haram poursuive ses buts inhumains, à savoir détruire, tuer.

 

Il faut remercier la société civile occidentale de ne pas oublier ces jeunes filles. En revanche, on a l'impression que les sociétés civiles et politiques africaines restent en dessous de tout, même si au Nigéria des mouvements spontanés continuent de réclamer le retour de ces jeunes lycéennes. La classe politique africaine semble autiste. Le Nigéria, concerné en premier chef, a laissé passer trop de temps pour combattre réellement Boko Haram. On espère que l'élection de l'actuel Président Buhari permettra de faire de la lutte contre Boko Haram un élément fondamental de l'agenda nigérian. Le Nigéria a montré des signes d'impuissance face à Boko Haram sous la présidence de Jonathan Goodluck, ancien Président de ce pays. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, fait la pluie et le beau temps de ce mouvement là où se trouvent ses territoires (forêt de Sambisa dans l'Etat de Borno et chaîne de montagnes séparant le Nigéria du Cameroun).

 

La communauté politique internationale semble se désintéresser de ce qu'il se passe au Nigéria. La communauté africaine est dépassée car ni les Etats frontaliers du Nigéria (Cameroun, Tchad, Niger, Bénin), ni l'Union africaine n'ont les moyens militaires, humains, logistiques, organisationnels et financiers pour venir à bout de façon définitive de Boko Haram. Le Tchad, dont le Président de la République, Idriss Deby, a apporté une aide significative au Nigéria et au Cameroun, semble étrangement seul dans cette lutte implacable contre la milice djihadiste.

Il reste à espérer que la conférence future de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest) qui va s'ouvrir bientôt mettra l'accent sur la lutte implacable contre Boko Haram. Sans lutte définitive contre le terrorisme, il n'y aura pas réellement de développement économique pour l'Afrique, même si les grands médias insistent sur le nouvel espace des possibilités économiques que représente l'Afrique du 21ième siècle. Il y a le discours pour lutter contre le terrorisme que tiennent les Etats africains dans les forums internationaux et il y a la triste réalité marquée aujourd'hui par le kidnapping des lycéennes nigérianes.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 19:35

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/04/martine-aubry-et-la-motion-majoritaire-au-ps-00345521.html

 

Martine Aubry et la motion majoritaire au PS

 

Martine Aubry rentre dans le rang en vue du Congrès du Parti socialiste à Poitiers en juin 2015

 

 

Martine Aubry est une femme politique de gauche qui demeure énigmatique et mystérieuse. A son encontre, on pourrait dire que c'est une femme politique qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut. Après avoir critiqué Hollande lors de la Primaire socialiste (2011) en disant de lui que c'était un menteur avec la célèbre remarque devenue maxime au PS « Quand il y a un flou, il y a un loup », Martine Aubry est malheureusement une louve aussi.

 

Après avoir été le chef de file déguisé des frondeurs, après avoir dit que la politique économique conduite par Manuel Valls ne répondait pas aux attentes de la vraie gauche, après avoir flirté avec les députés frondeurs qui espéraient voir en elle une représentante de leurs revendications légitimes, Martine Aubry a préféré adopter un comportement lunaire en rejoignant la majorité incarnée par Hollande, Valls et Cambadélis et en laissant sur le bas côté Guedj, Hamon et Paul.Tant pis pour eux et vive les nouveaux amis de la motion majoritaire !

 

Ceux qui, à gauche, pensaient que Madame Aubry avait une colonne vertébrale sociale réelle, doivent se pincer très fort pour revenir à la réalité. Comme son père Jacques Delors, Martine Aubry est une socialiste opportuniste qui, en fait, n'est qu'une centriste comme son père. En rejoignant la motion majoritaire de Cambadélis, Martine Aubry fait croire qu'elle a élaboré ligne à ligne la motion majoritaire avec Cambadélis, rejointe aussi par Gérard Collomb Sénateur-maire de Lyon. Cambadélis a réussi un tour de force : dire à Martine Aubry que les deux années de quinquennat restantes, vont être consacrées à l'égalité et aux préoccupations du gouvernement pour les questions sociales.

 

Martine Aubry dit vouloir se battre à l'intérieur du système majoritaire et garder son autonomie de parole et de pensée. Il vaut mieux être à l'intérieur du mouvement majoritaire qu'à l'extérieur. Bel aveu de faiblesse pour celle qui espère, peut-être, avant la fin du quinquennat, être appelée par François Hollande en tant que première Ministre.

 

Les raisons de son ralliement sont ailleurs. Le département Nord-Pas de Calais a basculé à droite. Elle est affaiblie au sein de la fédération socialiste du Nord et certains, à demi-voix, posent la question de son utilité à la Mairie de Lille. Hollande vient de gagner sur toute la ligne contre Martine Aubry.

 

Les amis frondeurs qui pensaient que Martine Aubry était de leur camp, méditeront une phrase terrible de Charles Pasqua, ancien Ministre UMP de l'Intérieur : « En politique, (comme en amour, c'est un apport personnel), les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. ».

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 21:57

http://fr.blastingnews.com/opinions/2015/04/le-front-national-est-finalement-un-parti-comme-les-autres-00342137.html

 

Et si le Front national faisait partie du système qu’il refuse et qu’il dénonce ?

 

 

 

La dramaturgie au sommet du Front national entre Jean Marie le Pen, fondateur du mouvement, et sa fille Marine Le Pen, présidente actuelle du FN, met en scène les turpitudes de fonctionnement au sein de ce parti.

Le père comme la fille ont toujours critiqué le fonctionnement de l'UMP et du PS allant jusqu'à qualifier ces deux partis d'un acronyme superbe : l'UMPS. Le Front national a toujours voulu apparaitre comme un parti antisystème alors que paradoxalement le Front national fait maintenant partie du système.

Le Front national est comme les autres partis traversé par des querelles d'égos, de positionnements et des questions de financement illicites qui entourent ce parti, comme c'est le cas pour d'autres.

La dispute entre le père et sa fille tient à deux éléments importants :

  • Le père souhaite sa liberté de ton et de parole en continuant à déverser des tombereaux d'insultes sur ce qu'il considère comme inadapté à la bonne marche de la société française (les immigrés, le mondialisme, etc.). En tant que Président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen estime être dans son bon droit, de celui capable de tout dire sans contrainte et sans émotion, ce qui n'a pas l'air de plaire à sa fille qui lui reproche de ne pas tenir suffisamment son rang de Président d'honneur du mouvement.
  • Marine Le Pen a une stratégie de conquête du pouvoir qu'elle expérimente élection après élection, alors que pour Jean Marie Le Pen la stature de protestataire du mouvement est amplement suffisante. La présidente du Font national est entourée d'une équipe de quadras qui souhaite donner une image polie, studieuse, militante et citoyenne afin de dédiaboliser le Front national. L'équipe qui soutient Marine Le Pen espère un jour arriver aux affaires. Elle s'y prépare. Les sorties intempestives et incontrôlées de Jean Marie le Pen posent problème. Pour Marine Le Pen, il va falloir régler un double problème : comment continuer à assumer son mandat de président du Front national tout en demeurant la fille de son père. La présidente a déjà demandé au bureau politique de convoquer le Président d'honneur pour explication. Le bureau exécutif prendra-t-il la décision légère d'une suspension ou la décision définitive d'une exclusion ? Jean Marie Le Pen a prévenu : si sa fille veut sa mort politique, qu'elle ne compte pas sur lui pour une collaboration éventuelle.

La bagarre s'annonce brutale, rude. Restons au balcon pour voir comment cette histoire tragicomique d'une saga familiale va se terminer. Y aura-t-il un vainqueur ou deux perdants ? La fille et le père se suicideraient politiquement pour le bonheur de la droite conservatrice, c'est-à-dire de l'UMP de Nicolas Sarkozy qui serait tout heureux de pouvoir récupérer les électeurs de droite qui se sont égarés à l'extrême droite.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 19:01

Les candidats aux primaires de la droite et du centre des 20 et 27 novembre 2016

 

 

 

 

A droite et au centre les candidats aux primaires de novembre 2016 sont connus. A droite il s'agit de Sarkozy, Juppé, Fillon, Bertrand, Lemaire, Kosciusko-Morizet et d'autres éventuellement. Au centre on attend les positions de Lagarde de l'UDI et de Bayrou du MODEM. Les primaires constituent une révolution pour la droite longtemps habituée à désigner son chef par acclamation au lieu de passer par les urnes. Cette révolution culturelle est le fait du Parti Socialiste qui, en organisant les primaires en 2011, a permis à François Hollande, et contre toute attente, d'apparaitre comme le candidat de tous les socialistes.

 

Les primaires sont ambigües car elles consacrent l'union autour du candidat désigné mais laissent ouverte la critique de sa politique et de sa vision par les candidats qui n'ont pas été choisis. Nous le voyons tous les jours avec la contestation de la politique de Hollande par Martine Aubry dont la formule « Là où il y a un flou, il y a un loup », comme disait sa grand-mère, est restée célèbre pour qualifier la politique ambigüe (qui ne serait pas socialiste) de François Hollande.

 

 

Pourquoi les primaires à droite et pourquoi faire ?

 

Après la tragicomédie de l'élection du Président de l'UMP il y a un an, après la bataille des égos Fillon/Copé et en tenant compte du retour de Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement, il fallait trancher de façon radicale sur le candidat qui doit représenter la Droite aux élections présidentielles de 2017. Pour Sarkozy l'alternance à la politique de François Hollande est en marche et rien ne l'arrêtera ; pour Juppé il faut réformer en profondeur et de façon consensuelle la société française ; pour Fillon il faut une rupture programmatique nette.

 

On attend les propositions des autres candidats. Dans tous les cas, il ne suffit pas d'énoncer des propositions communes mais on espère des candidats une vision, un projet et une méthode pour organiser les différentes réformes en faveur du renouvellement politique, économique, social et culturel de la société française. Il faut que les positions des uns et des autres soient claires pour que le choix des électeurs des primaires se fasse sans ambiguïté. Au-delà de la technique électorale (respect de la charte de la primaire, corps électoral élargi au centre, contribution de deux euros par personne et par scrutin, surveillance de la procédure électorale par la haute autorité de l'UMP, mise en place des conditions techniques d'organisation), les candidats doivent réussir à convaincre les électeurs.

 

Cette opération de conviction doit permettre d'inscrire la France sur des deux quinquennats 2017 et 2022 (même si l'on sait qu'à chaque jour suffit sa peine et que 2017 est le point de départ de l'alternance). Les primaires doivent devenir un référent culturel de la droite et du centre pour choisir les candidats et pour permettre au candidat choisi de ne plus avoir à régler les problèmes d'intendance politico-idéologique dans son propre camp.

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:15

La gestion des crises par François Hollande

 

 

François Hollande fait de la gestion des crises sa marque de fabrique en vue de l'élection présidentielle de 2017.

 

2012 : François Hollande vient de gagner l'élection présidentielle en battant Nicolas Sarkozy. Fin 2013-début 2014 commencent les premiers ennuis pour le Président de la République en matière de crise de confiance et de popularité.

Tout a été dit sur François Hollande : François Hollande ne fait pas Président, il n'incarne pas la France, etc. Il avait d'ailleurs rendu ce discours possible en se présentant comme un Président normal, sauf que la Vème République et les Français souhaitent que le Président de la République élu incarne la fonction et les représente dignement.

Plusieurs crises ont permis à François Hollande de rehausser son image. Commençons par évacuer la crise économique et surtout le chômage qui continuent de plomber son image et de le rendre impopulaire en France. Il avait déclaré qu'il ne se représenterait pas pour un second mandat en 2017 s'il n'arrivait pas à inverser la courbe du chômage. Malheureusement la vie est ainsi, elle réserve son lot de surprises et le Président Hollande est devenu bon gestionnaire des crises en rehaussant l'image de la France aux plans international et national.

Crises 

L'intervention française au Mali en janvier 2013 (opération Serval), la volonté de contenir l'avancée islamique en Afrique grâce à un redéploiement des forces françaises aussi bien dans le Sahel que dans les Afriques francophones de l'Ouest et du Centre et la mise en place de la force Barkhane lancée le 1er août 2014 ont permis de donner ses lettres de noblesse à François Hollande, commandant en chef de l'armée française qui défend les intérêts de la France dans son pré carré africain.

Au Moyen-Orient François Hollande a voulu que la communauté internationale intervienne contre Bachar Al Assad. Les refus de la Chine et de la Russie et l'absence de volonté de faire des Etats-Unis donnent raison à Hollande car Bachar est toujours aux affaires en Syrie et que l'Etat islamique (ou Daesh) existe en partie avec la complicité du régime syrien.

En Europe, Hollande s'est dépensé sans compter en compagnie de l'Allemagne de Madame Merkel pour éviter un affrontement brutal entre l'Ukraine et la Russie de Poutine. Au plan national, Hollande a géré avec émotion, passion et raison l'unité nationale qui a entrainé la création d'un vaste mouvement « Nous sommes Charlie » après les folies meurtrières des frères Kouachi contre les journalistes de Charlie Hebdo et de Coulibaly contre le supermarché Hyper Caher.

Aujourd'hui, le crash de l'Airbus A320 de Germanwings (filiale lowcost de la compagnie allemande Lufthansa) permet à François Hollande de montrer la solidarité de la France envers l'Allemagne et l'Espagne et de construire une stratégie compassionnelle et de raison envers ses deux partenaires européens.

Hollande, malgré ses affaires intimes médiatisées, réussit à remonter dans les sondages, lui dont on disait qu'il était à jamais perdu pour 2017.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:40

Le Front National favorise la tripartition du paysage politique français

Premier tour des élections départementales a eu lieu le dimache 22 mars 2015 en France.

 

En créant le Front National, Jean-Marie Le Pen avait un objectif : être une voix contestataire dans un paysage politique français qui, depuis la 5ème République, était en voie de recomposition. Jean-Marie le Pen n'a jamais voulu le pouvoir, et encore moins gouverner la France. Ce n'est pas le cas de sa fille Marine Le Pen, ni de sa petite fille Marion Maréchal-Le Pen qui, de façon très subtile, imposent un modèle « matriarcal » de gouvernance dans un pays comme la France où le patriarcat et le machisme masculin sont dominants au niveau de la gouvernance dans les partis politiques.

Premier tour

Quelque soit la lecture que l'on peut faire du premier tour et des résultats, sans être adepte des idées de Marine Le Pen, on est, malgré tout, forcé de reconnaitre que c'est une stratège. Elle est en train de réussir là où son père a échoué : faire du Front National un parti acceptable pour les Français qui votent pour lui. Peut-être dans quelques années le Front National arrivera-t-il aux affaires ?

Après le premier tour des départementales, Nicolas Sarkozy, l'UMP et l'UDI sortent grands vainqueurs. L'humiliation attendue du PS n'a pas eu lieu et l'abstention prophétisée par les instituts de sondage n'est pas là. Marine Le Pen qui a voulu faire du Front National le premier parti de France après le premier tour, n'a pas totalement réussi son projet. En revanche, le Front National est implanté dans toute la France : ce qui était impensable avec Jean-Marie Le Pen est devenu une réalité avec sa fille Marine Le Pen qui, par son action, favorise la tripartition du paysage politique français.

 

Tripartition du paysage politique français

 

Il y a deux partis républicains du gouvernement : l'UMP et son allié traditionnel l'UDI et le Parti Socialiste et son allié turbulent les Verts. Il faut désormais introduire un troisième acteur : le Front National de Marine Le Pen. Le deuxième tour des départementales s'annonce difficile pour l'UMP qui a beaucoup de mal à contenir son allié traditionnel dans la trajectoire du ni-ni, ni FN, ni PS, en cas de choix au deuxième tour. Pour l'UDI, la stratégie du vote républicain énoncé par le Parti Socialiste ne doit pas être rejetée en bloc, elle doit faire l'objet d'une appréciation au cas par cas.

Si Marine Le Pen n'a pas réussi au soir du premier tour à devenir le premier parti de France, son installation en tant que force de référence dans le paysage politique français accélère la tripartition de celui-ci avec des conséquences futures qui vont sûrement mettre en difficulté l'UMP et le PS.

 

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 09:59
 

 

 

Les Verts et la stratégie présidentielle de François Hollande pour 2017

François Hollande met en place une stratégie qui consiste à diviser les Verts et à isoler Cécile Duflot.

 

François Hollande, ancien premier secrétaire du Parti Socialiste, devenu Président en 2012, est resté le même sur sa manière de percevoir et d'analyser l'espace politique français. Hollande est un homme de synthèse qui sait qu'aucune décision ne doit être prise de manière réactive. François Hollande analyse le problème, en tire des conclusions idoines et prend des décisions.

Le problème pour Hollande ce sont les Verts qui depuis leur départ du gouvernement, risquent de lui faire défaut au premier tour des présidentielles de 2017. Cécile Duflot, grande dirigeante du mouvement Europe-Ecologie-Les Verts, a quitté le gouvernement et semble se rapprocher du Front de Gauche pour dire à Hollande qu'il est temps d'infléchir sa ligne politique et économique qui doit être plus orientée à gauche.

Dans le magazine Challenges, François Hollande a dit qu'il ne changerait pas de politique et Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, demande au Président de la République d'opter pour plus de réformes économiques plus libérales. C'est un Casus Belli pour Cécile Duflot qui estime que François Hollande a trahi ses engagements de 2012. Pour le Président Hollande, c'est une aubaine qui lui permet de retrouver ses habits d'ancien premier secrétaire du PS en organisant une synthèse sur le dos des Verts.

 

Travailler les Verts

Concernant les membres de ce parti, François Hollande a deux fers au feu. Le premier fer est la proposition qu'il fait de façon subliminale au sénateur Jean-Vincent Placé, à la secrétaire nationale des Verts Emmanuelle Cosse et au député européen des Verts de la Loire Atlantique François de Rugy: rejoindre le gouvernement après les élections départementales des 22 et 29 mars 2015.

L'autre fer est porté en direction de monsieur Jean Luc Bennhamias, vice-président du MODEM (après avoir rejoint son président François Bayrou), qui pourrait créer un nouveau parti des Verts au centre en raison de son départ du MODEM.

François Hollande a compris que les communistes, qui étaient les alliés traditionnels de François Mitterrand, sont remplacés aujourd'hui par les Verts. S'ils ont une grande audience électorale, ils restent marqués par des divisions politiques qui font l'objet de railleries dans l'espace politique français de la part des citoyens et des autres dirigeants politiques. Les divisions des Verts traduisent des conceptions différentes de l'écologie. C'est ainsi que l'on peut analyser la formation Europe-Ecologie-Les Verts qui doit son existence à un grand leader européen, Daniel Cohn-Bendit, qui a été rejoint par d'autres membres de la société civile favorable à l'écologie.

 

2017 dans la ligne de mire

François Hollande, homme de synthèse, a compris, même si c'est un pari risqué, qu'il fallait diviser les Verts pour mieux les réunir de façon à espérer être présent au second tour de l'élection présidentielle de 2017. Hollande a médité le principe politique toujours permanent de François Mitterrand: pour être présent au second tour de l'élection présidentielle en France, il faut rassembler son camp et ses alliés.

Pour ne pas avoir médité et compris cette leçon politique, Lionel Jospin et le Parti Socialiste ont été éliminés au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Ce qui a entrainé la présence de Jean-Marie Le Pen du Front National au second tour.

Le Président François Hollande fait un pari risqué: isoler Cécile Duflot, figure militante et connue des Verts, pour mieux façonner sa stratégie présidentielle pour 2017, car le Président, quoiqu'il dise et affirme, se présentera en 2017.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 19:52

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