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Mercredi 19 juin 2013 3 19 /06 /Juin /2013 19:08

Législative à Villeneuve-sur-Lot : militant UMP, je comprends le vote FN

Modifié le 19-06-2013 à 17h21

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Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. FN vs UMP : c'est l'affiche du second tour de la législative partielle qui a lieu dimanche dans l'ex-fief de Jérôme Cahuzac. Un résultat qui n'étonne pas Lucien Pambou, conseiller municipal UMP à Alfortville (94). Selon lui, ce n'est pas seulement la démission du ministre du Budget qui est en cause.

Édité par Mélissa Bounoua  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Marine Le Pen en visite à Villeneuve-sur-Lot le 4 mai 2013 (JDD/SIPA)

 Marine Le Pen avec le candidat FN en visite à Villeneuve-sur-Lot le 4 mai 2013 (JDD/SIPA)

 

Le PS sera absent au deuxième tour de l’élection législative partielle qui se tient dimanche à Villeneuve-sur-Lot.

 

L'UMP peut commencer sa reconquête

 

Le candidat socialiste Bernard Barral est un ancien, j’ai quasiment le même âge que lui. Le jeune Etienne Bousquet-Cassagne du Front national apparaît comme plus dynamique et plus entreprenant, plus prompt, plus rapide à la première impression, comparé à un socialiste plus lent, plus empesé et plus conservateur à gauche.

 

Jean-Louis Costes, candidat UMP, va affronter au deuxième tour ce jeune militant du Front national. Et je lui souhaite de l'emporter : ce serait un succès pour l’UMP qui, malgré ses divisions à la tête du mouvement, son absence programmatique en termes de projet, envisage difficilement la reconquête politique pour 2017. 

 

Je suis contre le Front national, sa doctrine et son idéologie et je ne voterai jamais politiquement pour ce parti.

 

En revanche, les Français, mes compatriotes, qui votent pour le Front national ont parfaitement raison de le faire car ils estiment en leur for intérieur que les partis dits classiques et républicains (UMP, PS et UDI) sont volontairement dogmatiques et idéologiques et n’apportent pas de réponse concrète et idoine aux problèmes que se posent les Français (emploi, sécurité, immigration clandestine, sécurité). Je n’agite pas le chiffon rouge mais le Français moyen que je suis met sur la table ce que les partis traditionnels républicains n’osent pas dire.

 

Si on estime que le Front national représente le fascisme, le nazisme ou véhicule les idées antirépublicaines, il faut le dissoudre. Il faut que les partis républicains déposent des propositions de loi visant à sa dissolution. Alors de grâce, il faut arrêter de crier au loup fascisant que représenterait le Front national. Le dire ne veut pas dire que l’on est d’accord avec les idées du Front national comme on fait trop souvent de raccourcis dans notre pays, mais c’est simplement mettre en évidence un discours de droite et de gauche dépassé à propos du Front national.

 

Marine Le Pen l’a compris et inscrit son programme et sa stratégie en fonction de la défaite de pensée intellectuelle des partis républicains (UMP, PS, UDI).

 

Le bruit idéologique du FN

 

Le Front national prend acte des souffrances des Français : il s’agit d’abord de façon populiste de satisfaire les Français, de leur raconter des histoires pourvu qu’ils écoutent. Et selon le dicton classique, ventre affamé n’a point d’oreille.

 

Le Front national introduit du bruit idéologique au sein des partis de droite comme l’UMP en obligeant celui-ci à s’aligner ou à le combattre. Le débat n’est pas tranché au sein de l’UMP. Certains militants de l’UMP estiment qu’on peut établir des alliances politiques avec l’UMP lors des élections majeures au sein de la République. Pour d’autres militants de l’UMP, il y a une ligne infranchissable avec le Front national : pas d’alliance, pas de pacte. C’est la ligne instaurée par Jacques Chirac. Le débat actuel au sein de l’UMP porte en partie sur cette césure radicale. 

 

Revenons à Villeneuve-sur-Lot.

 

L’UMP et le Front national sont au sedonc tour, et il n’est pas absolument impossible que ce schéma-là se reproduise pour les municipales de 2014. L’UMPiste, que je suis, préfèrerais que mon parti affronte le PS plutôt que le FN.

 

C’est un désir, mais la réalité peut être différente car mon parti ne détient pas le vote de tous les Français. À Villeneuve-sur-Lot, si le PS avait été un très grand parti républicain, comme le chante sur tous les toits son secrétaire national Harlem Désir, le PS aurait dû par grandeur morale ne pas présenter de candidat et soutenir le parti des Verts.

 

La défaite du PS

 

Harlem Désir est inaudible, ne présente aucune stratégie programmatique. On a connu Harlem Désir plus pétillant et plus intelligent quand il était président de SOS Racisme. C’est normal, il préparait son ascension au sein du Parti socialiste, ce qu'il est advenu aujourd’hui. Harlem Désir et le PS accusent les Verts d’être responsables de la défaite de Bernard Barral.

 

Harlem Désir a oublié une chose : les Verts ont largement apporté leur écot à la victoire de François Hollande à la tête de la République française en tant que président et de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.

 

On peut certes ajouter la faute inacceptable de Jérôme Cahuzac, ancien député et ministre, ou l'impatience des habitants de Villeneuve-sur-Lot. Une grande partie des Français estiment que les réformes de François Hollande ne sont pas audacieuses et qu’il y a un décalage entre les promesses électorales et le pilotage actuel de l’économie française. Ils ont raison.

 

Concernant l’UMP, la position de Xavier Bertrand ancien secrétaire général "ni Front national, ni Parti socialiste" me convient parfaitement.

 

La gauche a gagné les élections, elle gouverne. La droite et l'UMP sont dans l’opposition et grignotent des sièges lors d’élections partielles. On ne va pas demander à l'UMP de s'aligner sur la politique gouvernementale au nom d’un idéal républicain stratégique et politique. Jean-Louis Costes appartient à mon camp, celui de l'UMP. Et si les électeurs socialistes, les Verts, et l'extrême-gauche estiment que le Front national ne doit pas envoyer un candidat à l’Assemblée, ils voteront UMP, donc Jean-Louis Costes.

 

Harlem Désir, assumez la défaite. Sans taper sur vos alliés les Verts et même si vous ne demandez pas le vote au nom d’un Front républicain pour le candidat UMP.

Par Lucien Pambou
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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 20:27

Roland-Garros : Nadal victorieux, les Français ne sont pas assez combatifs

Modifié le 09-06-2013 à 19h53

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Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. Rafael Nadal est pour la huitième fois le grand vainqueur de Roland-Garros. Le tennisman s'est imposé en trois sets face à David Ferrer (6-3, 6-2, 6-3). Mais pourquoi les Français n'atteignent-ils pas de tels résultats ? Sport ou non, pour Lucien Pambou, il est temps de regarder la vérité en face et d'arrêter les vantardises.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Rafael Nadal remporte son 8e Roland-Garros, le 9 juin 2013 (THOMAS COEX/AFP)

Rafael Nadal remporte son 8e Roland-Garros après avoir battu David Ferrer en finale, le 9 juin 2013 (T. COEX/AFP)


TENNIS. Rafael Nadal vient de remporter son huitième titre à 27 ans fêté sur le court de Roland-Garros. Les joueurs français, dont le premier d’entre eux Tsonga a dépassé les 27 ans, n’a pas gagné un titre majeur du Grand Chelem, même s’il a souvent été en finale.

 

Trente ans après la victoire de Yannick Noah que l’on célèbre dans les radios et à la télévision comme une "victoire", le tennis français rencontre un réel problème pour la gagne. Nous sommes coutumiers du bavardage et de l’insolence méthodique visant à minimiser les résultats positifs des tennismen et tenniswomen autres que français.

 

Le complexe "Poulidor" reste ancré en nous

 

Hier encore, samedi 8 juin, après la victoire de Serena Williams, la foule de Roland-Garros a applaudi faiblement la victoire de l’Américaine à laquelle on reproche une morgue, un esprit de combat et une combativité importante. À moins que d’autres critères non dits et dissimulés, liés à sa nationalité ou à son phénotype, dérangent … Le tennis est particulier, dans d’autres sports les choses sont plus discutables.

 

Nous sommes un pays qui, quoique l’on en dise, malgré son évolution, préfère les deuxièmes places aux premières. Le complexe "Poulidor" reste ancré en nous.

 

On se satisfait de petites victoires et on n’exige pas des tennismen, qui ne sont pas très nombreux au niveau mondial (Tsonga, Simon, Gasquet, Monfils), de faire des efforts supplémentaires pour gagner réellement les grands chelems.

 

On se contente des deuxièmes ou troisièmes places. On préfère trouver des excuses aux joueurs français quand ils perdent après les avoir encensés d’être parvenus en demi-finales, comme cela a été le cas pour Jo-Wilfried Tsonga.

 

Les Français ne travaillent pas assez

 

C’est vrai du sport, c’est vrai aussi des solutions et de l’organisation méthodique en matière économique dans notre pays afin de permettre aux entreprises françaises d’être des leaders. Nous avons l’encouragement qu’en paroles et non pas dans les actes.

 

Rafael Nadal vient de gagner en trois sets contre son compatriote Ferrer. Heureuse Espagne qui a un joueur exceptionnel en la qualité de Rafael Nadal. Le Majorquin, après 8 mois d’interruption, s’est fait mal à l’entrainement pour revenir au niveau qui est le sien aujourd’hui et sortir vainqueur de Roland-Garros.

 

Il faut que l’on regarde la vérité en face et qu’on évite de se mentir : nous ne travaillons pas assez. C’est vrai dans certains sports comme le tennis, mais c’est vrai aussi dans une France engagée dans la compétition mondiale. On se contente de dire que nous sommes les meilleurs alors que nous régressons.

 

Pourquoi c’est ainsi ? Parce que nous sommes des hâbleurs, des bavards impénitents et que nous ne sommes pas des méthodiques malgré Descartes et son discours. Descartes, c’était du discours et non pas des actes. Transformons le discours cartésien en acte cartésien.

 

Nadal est bien Espagnol

 

Rafael Nadal est un géant. Après avoir reconstruit son physique (8 mois d’interruption pour blessure), il vient de gagner sa huitième couronne, lui qui doutait de revenir après cette longue période d’interruption.

 

Chapeau l’artiste, chapeau le meilleur joueur de tous les temps sur terre battue. Chapeau le frère, l’ami, le fils que l’on aimerait avoir car il ne démissionne jamais et, dans une Espagne en proie à une crise économique et sociales, voici une lumière et une éclaircie dans le ciel espagnol.

 

Merci à l’oncle Toni Nadal qui a couvé son neveu comme son propre fils, un fils humble qui a su trouver les mots pour féliciter son adversaire du jour, David Ferrer pour son courage et son engagement lors du match. Que les tennismen et tenniswomen français s’inspirent des méthodes de travail à l’étranger pour briser le plafond de verre qui les empêche de gagner trente ans après Noah à Roland Garros.

 

Que les journalistes et les médias arrêtent d’encenser les tennismen français qui ont un très bon niveau mais qui ne sont pas encore des champions réels.

 

C’est vrai du tennis, mais c’est aussi vrai pour cette emphase régressive que nous avons pour dire que la France est une grande nation de sport malgré quelques victoires dans certains sports (handball, natation, foot, judo et hier l’escrime). Pour Nadal, Roland-Garros c’est son toit, il est bien Espagnol et non Français.

 

Par Lucien Pambou
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Dimanche 2 juin 2013 7 02 /06 /Juin /2013 23:49

Primaire UMP : militant, je veux que mon parti arrête le massacre, j'en ai ras-le-bol

Modifié le 02-06-2013 à 15h53

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Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. "Nous apprenons la démocratie et c'est nouveau." Jean-François Copé n'a encore pas rassuré les militants sur le plateau de "Dimanche +" ce 2 juin. Alors que des fraudes et des bugs freinent la primaire UMP, le parti ne réussit pas à être efficace dans l'opposition. Lucien Pambou, conseiller municipal UMP à Alfortville, en a marre de voir sa formation politique freinée par les divergences internes.

Édité par Mélissa Bounoua  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Jean-François Copé lors d'un meeting au siège de l'UMP à Paris le 15 avril 2013 (WITT/SIPA)

 Jean-François Copé lors d'un meeting au siège de l'UMP à Paris le 15 avril 2013 (WITT/SIPA)

 

Le départ du véritable chef, Nicolas Sarkozy, montre que l’UMP est orphelin car les sous-chefs sont incapables d’avoir une autonomie propre en définissant une doctrine claire et une stratégie vis-à-vis du Front national.

 

L'absence de ligne

 

Mes nombreux posts sur ce site me donnent raison malheureusement. J’aimerais que les faits m’obligent en tant que militant à penser le contraire. Après l'élection catastrophique pour la présidence de l’UMP en novembre 2012, nous voici embarqués dans une autre élection catastrophique : la désignation du candidat de l’UMP à Paris aux élections municipales en 2014.

 

Le véritable problème (les faits sont têtus et me donnent raison) : quelle est la véritable ligne doctrinale et stratégique de l'UMP pour l'alternance en 2017 et quelle sa position vis-à-vis du Front national ?

 

Jacques Chirac, lorsqu'il était président, avait donné une réponse claire : pas de négociation, pas de discussion, pas de cohabitation, pas d’alliance avec le Front national. On attend des réponses claires de la part des principaux dirigeants de l’UMP qui, au fil des meetings et des interventions, laissent planer le doute.

 

Des divergences doctrinales

 

La victoire de la motion la Droite forte emmenée par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier lors des élections de novembre 2012 montre que cette partie de l'UMP est prête à négocier avec le Front national, alors que l’autre partie humaniste de l’UMP représentée par Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet est contre. Voilà le nœud du débat et les responsables de l’UMP ne doivent plus faire semblant et trancher de façon radicale.

 

La primaire actuelle au sein de l'UMP pour les élections municipales pour la mairie de Paris est en partie polluée par ces divergences doctrinales et stratégiques. Quand on y ajoute les problématiques liées au mariage pour tous, le tableau devient noir. Il y a donc un obscurcissement de la stratégie et de la doctrine de l’UMP. Sans faire de l'"humour noir", je pense qu’il y a urgence à éclaircir la doctrine et la stratégie de notre mouvement.

 

J’ai toujours été sarkozyste. Je le demeure malgré la défaite de notre leader. J’ai été l'un des premiers à dire qu'il reviendrai en politique pour être élu et être le premier des présidents de la Ve République battu mais élu une deuxième fois si le peuple le souhaite.

 

J’ai été aussi l'un de ceux qui a toujours souhaité que le président Sarkozy fasse son bilan, très honorable quoiqu'en disent certains caciques à droite incapables de défendre le bilan du président de la République parce que courtisans. Or, un courtisan ne prend pas de la distance, il a besoin de coller à la considération présidentielle pour être un jour appelé à d’autres fonctions au cas où le président Sarkozy reviendrait aux affaires.

 

Je n’ai voté ni pour Fillon, ni pour Copé. En tant que militant élu, je souhaite prendre position maintenant pour la procédure démocratique future à l'UMP.

 

Pour le vote des nouveaux statuts de l’UMP en septembre 2013 ? Ma réponse est oui, il le faut. Les militants doivent se prononcer pour le renouvellement de nos statuts. Pour le vote demandé aux militants pour une nouvelle élection d’un président à la tête de l'UMP après la mascarade de l'automne dernier ? Ma réponse est non.

 

Ne mélangeons pas les échéances

 

Il faut laisser, au nom de l’apaisement les esprits, l’actuel président Copé aller jusqu’en 2015 pour qu’il organise les conditions réelles et véritables d’une primaire pour 2016.

 

En septembre 2012, je n’ai pris partie ni pour Copé ni pour Fillon. Pour le vote demandé aux militants en septembre 2013 mon choix est clair pour la stabilité de notre mouvement : ne peut pas demander à nos électeurs s’ils veulent voter pour la présidence de l’UMP en septembre 2013. Il faut laisser Jean-François Copé à la tête du mouvement jusqu’en 2015.

 

En revanche, on demande un seul vote aux militants pour les statuts. Je le dis et je l’assume dans notre pays où on procède beaucoup plus par cachotterie, par affabulation. Je prends mes responsabilités. Il faut stabiliser notre mouvement. Nous avons des échéances électorales immédiates : municipales et sénatoriales. Il nous faut un chef pour la bataille, c’est Jean-François Copé. C’est ainsi. J’assume car je suis pour une organisation méthodique et en ordre de marche.

 

L'UMP n'est pas morte

 

Il sera toujours temps d’utiliser nos statuts votés par nos militants pour construire les conditions de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle de 2017. Ne mélangeons pas les échéances. La plupart des militants UMP en ont ras le bol.

 

Trop de disputes tuent la lisibilité du discours de l’UMP, surtout pour certains de nos militants âgés qui ne comprennent pas comment on passe d’une notion d’un chef auto-désigné à celle de la recherche d’un chef par la voie démocratique. Voilà un autre problème que l'UMP doit résoudre, nous qui sommes habitués à nous ranger derrière un chef, comme le souligne Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, qui demande qu’il n’y ait pas de primaire ni de vote des militants pour les statuts.

 

L'UMP n'est pas morte, l'UMP vit mais il faut que ses responsables politiques arrêtent de se mettre la tête dans le sac, de se tirer une balle dans le pied et qu’ils sachent que le mouvement a besoin d’hommes et de femmes responsables en fonction de leurs compétences professionnelles, militantes et intellectuelles réelles et non pas en fonction des humeurs ou des stratégies dressées au coin d'une table un soir de défaite ou de victoire.

 

Par Lucien Pambou
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 21:37
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/867310-mariage-pour-tous-militant-je-veux-que-les-disputes-inutiles-cessent-a-l-ump.html

Mariage gay : militant, je veux que les disputes inutiles cessent à l'UMP

Modifié le 21-05-2013 à 10h3716 réactions | 5815 lu
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Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. La loi est votée et a été promulguée par François Hollande ce samedi. A droite, certains élus continuent cependant de demander l'organisation d'un réferendum ou affirment qu'ils reviendront sur le contenu du texte si l'UMP reprend la majorité. Lucien Pambou n'était pas favorable au mariage pour les couples de même sexe, mais les dissensions au sein de son parti l'agacent.

Édité par Mélissa Bounoua  Auteur parrainé par Maxime Bellec
Hervé Mariton lors d'une marche des parlementaires et élus UMP opposés au mariage pour tous, à Paris, le 23 janvier 2013 (SIPA) Hervé Mariton lors d'une marche des parlementaires et élus UMP opposés au mariage pour tous, à Paris, le 23 janvier 2013 (SIPA)  Le Conseil constitutionnel a rendu son verdict. La loi concernant le mariage pour tous a été entérinée etFrançois Hollande l’a promulguée au Journal officiel. Respecter la loi Au sein de notre parti, l’UMP, le mariage pour tous a entraîné des oppositions et des divergences internes. Ces divergences établissent une ligne de fracture entre ceux qui sont pour – Franck Riester député de Seine-et-Marne, certains militants de l’UMP – parce que certains d’entre eux sont eux-mêmes homosexuels ou considèrent cette loi comme une évolution inévitable de la société ; et ceux qui sont contre – Hervé Mariton, Jean-François Copé et François Fillon et d'autres militants UMP – qui estiment que le mariage c’est entre un homme et une femme. J'appartiens à cette dernière catégorie. Mais, dans le même temps, je respecte la loi et au nom de la liberté des individus je prends acte de la décision du Conseil constitutionnel. Il n'y a pas d’ambiguïté concernant ma position car je n’ai pas la prétention de représenter toute la France. Mon avis ne vaut que pour moi et j’entends que d’autres aient des avis contraires, ce qui permet le débat argument contre argument. Dépassons ces éléments d’explication pour aborder le véritable problème. Faut-il réécrire la loi ou faut-il l’abroger si l’UMP revient aux affaires ? Dans les deux cas, et pour des raisons politiques, l’opération peut s'avérer difficile, voire périlleuse, car il faudra expliquer que la loi votée en 2013 était mauvaise et déterminer sur quels critères la remplacer par une nouvelle loi. La tâche s'annonce difficile. Nous avons bien vu que la question s’est posée à propos du PACS (Pacte civil de solidarité) qui est toujours appliqué dans sa forme d'origine. Éviter une dispute au sein de l'UMP Copé et Fillon souhaitent une réécriture de la partie de la loi Taubira concernant la filiation et les droits de l’enfant. Copé comme Fillon ne veulent pas s’engager à l’abrogation de la loi concernant le mariage pour tous en cas de retour de l’UMP aux affaires. Il y a là un point de consensus qui risque malheureusement de déboucher sur une dispute au sein de l’UMP. Car, Guillaume Pelletier, co-fondateur de la Droite forte, est pour l’abrogation et certains députés comme Jacques Remiller, député-maire de Vienne (Isère) a dit qu’il ne célébrerait pas de mariage homosexuel dans sa mairie. Guillaume Peltier oblige NKM, candidate aux primaires de l’UMP pour la bataille de Paris, à s’aligner sur sa position. Guillaume Peltier : "Il y a toujours au-dessus... par rtl-fr Ce que refuse NKM, qui est en cela soutenue par Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement opposé au mariage pour tous. Voilà la belle mosaïque de l'UMP qui finalement représente la même fracture sociétale induite le mariage pour tous dans notre République. Un autre agenda pour l'UMP Dimanche 26 mai, un certain nombre de hauts responsables de l’UMP, dont Jean-François Copé, appellent à manifester pour dénoncer la politique familiale du gouvernement en profitant du défilé des opposants au mariage pour les couples de même sexe. François Fillon dit qu’il n'y sera pas car il estime que l'UMP mélange les calendriers et les objectifs. Il faut espérer que la guerre Copé/Fillon de ces derniers mois pour la présidence de l’UMP ne se réitère pas aujourd’hui ou après le 26 mai à cause de ces différences de position et de stratégie. Le mariage pour tous est acté par la loi. Il faut désormais que notre parti se consacre à déconstruire la politique économique de François Hollande en montrant ses erreurs stratégiques en matière de réformes (accords de compétitivité sur le marché du travail, rythmes scolaire, gouvernement économique européen). Le président de la République veut que l’Europe serve de levier à la France car il refuse de faire au fond les réformes structurelles qui s’imposent au moment où l'Allemagne les lui réclame. Voilà un agenda de débat pour l'UMP, agenda qu’il faut poursuivre avec d’autres problèmes de la société française. Le mariage pour tous n'est plus un problème, passons à autre chose pour une alternance crédible et responsable.
Par Lucien Pambou
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 18:21

Modifié le 03-05-2013 à 18h03

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Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. Yahoo! voulait racheter 75% des parts de Dailymotion. Seulement, Arnaud Montebourg a dit non. L'entreprise française, qui appartient à Orange, ne tombera donc pas dans l'escarcelle américaine. Pour Lucien Pambou, pourtant membre de l'UMP, le ministre du Redressement productif a pris la bonne décision. Pourquoi ? Explications.

Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Maxime Bellec

J-M. Ayrault et A.Montebourg lors d'une visite à l'Institut de recherche technologique Jules Verne, le 15 octobre 2012 (F.ELSNER/SIPA).

Ayrault et Montebourg en visite à l'Institut de recherche technologique Jules Verne, le 15 octobre 2012 (F.ELSNER/SIPA).

 

J’appartiens à un pays bizarre dans lequel les femmes et les hommes politiques de droite comme de gauche tiennent des discours de principe : il faut un patriotisme économique pour la France (Dominique de Villepin), il faut sauvegarder les intérêts français (Sarkozy, Hollande, Jospin), la France doit être une grande nation dans un monde qui change. La réalité est toute autre.

 

Les entreprises sont des porte-drapeaux

 

Derrière les discours convenus, les politiques français et les chefs d’entreprise sont prêts à brader l’intelligence française et le patrimoine français au nom de quelques dollars. Qui sommes-nous finalement ? Où est cette grande nation française incapable de suivre la modernité imposée par la mondialisation ? Alors on voit fleurir ici ou là des discours fondés sur la séparation entre les préoccupations de marché et celles de l’État.

 

Ce sont des faux discours de la part des chefs d’entreprise français. Je pense à celui tenu par Stéphane Richard, PDG de France Telecom, maison mère de la filiale orange et donc de Dailymotion. Il dit que l’État ne doit pas s’ingérer dans les affaires de l’entreprise.

 

Tout chef d’entreprise respectable qu’il est, plus instruit d’une gestion administrative de l’entreprise à la française et à un haut niveau quand on regarde son parcours, il faut qu’il accepte la "contextualisation" des entreprises dans des espaces nationaux. La mondialisation qui crée un marché ouvert ne fait pas disparaître la nationalité des entreprises. Il n’y a que nous Français pour croire que c’est ainsi, car notre analyse du management s’inspire d’abord des théories américaines de gestion, dont les dirigeants politiques dans la pratique défendent les intérêts américains.

 

Les Américains, les Japonais, les Allemands ne bradent pas leurs joyaux. La France a fait le choix de développer les services (ce qu’elle n’arrive pas à faire totalement) et de laisser mourir la production industrielle. L’examen implacable du commerce international montre que les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui développent une production industrielle forte.

 

Montebourg est isolé, mais il a eu raison

 

La sortie inattendue du ministre Montebourg, au nom du "made in France", doit être saluée. Il faut sortir des discours partisans et bâtir la France qui, année après année, perd des places dans le classement des grandes nations industrielles du monde.

 

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a pesé de tout son poids pour interdire à Yahoo de racheter 75% de Dailymotion (filiale à 100% du groupe France Telecom/Orange) avec une option pour l’entreprise américaine de monter à 100%. Montebourg a eu raison. Pourquoi cette facilité en France à vendre tous les bijoux de famille à l’étranger ?  

 

La France est perdue, déboussolée. Elle ne sait pas où elle va. Elle ne sait pas comment arrimer son économie et sa société dans la mondialisation. Les femmes et les hommes politiques de ce pays sont perdus et préfèrent gérer les joutes politiques rendues possibles par les élections à venir, dont les municipales de 2014.

 

Ma France terre des Lumières, tu es paumée parce que nous, tes filles et tes fils, sommes paumés et, au-delà du bavardage impénitent dont nous sommes coutumiers, des théories universitaires quand nous sommes savants, des positionnements politiques quand nous sommes à la tête du pays, nous n’arrivons pas à te donner une ligne précise dans le processus de mondialisation qui nous contraint.

 

Dailymotion ne doit pas être diluée et disparaître

 

Une partie du gouvernement s’oppose à Montebourg, des ministres comme Moscovici et Pellerin trouvent hallucinante l’attitude de Montebourg. Yahoo! voulait racheter 75% de Dailymotion. L’État français qui détient encore 27% du capital de l’opérateur téléphonique ne voulait pas aller au-delà de 50%.

 

Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin au Salon de Planète PME, à Paris le 28 juin 2012 (PIERMONT/AFP).

Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin au Salon de Planète PME, à Paris le 28 juin 2012 (PIERMONT/AFP).

 

Cette position me semble acceptable du point de vue du partenariat "public-privé". Que voulons-nous ? La disparition de Dailymotion ? De grâce, mesdames et messieurs les politiques et chefs d’entreprises français qui conçoivent la mondialisation sans prendre en compte les intérêts français, réveillez-vous et ne laissez pas la France se faire envahir et rachetée par les grandes multinationales, au prétexte qu’elle devient une puissance moyenne.

 

Mesdames et Messieurs les politiques réveillez-vous et mettez en accord vos discours et la réalité du monde qui change. Ne vous laissez pas bercer par le breuvage de la mondialisation qui infuse l’idée d’un libéralisme débridé. Je suis de droite, à l’UMP, fier de l’être, et, au nom de la défense des intérêts de la France, je soutiens l’action d'Arnaud Montebourg sans pour autant voter à gauche, voire à l’extrême-gauche, ni devenir demain un militant socialiste.

 

Pour la France, Arnaud Montebourg, je vous dis bravo même si vous allez devoir régler les problèmes de leadership au sein du gouvernement socialiste auquel vous appartenez et auprès de vos amis de gauche et du Front de gauche qui vous reprochent votre démarche solitaire.

Par Lucien Pambou
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Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 11:34

 

Est pris celui qui croyait prendre en otage la République par ses convictions qui ont fini par devenir des mensonges. C’est bien Monsieur Cahuzac, ancien Ministre du Budget, qui est au centre de cette affaire marquée par des revirements et une faillite morale de la part du Ministre.

 

Pour le philosophe Nietzsche, le pire ennemi du mensonge n’est pas la vérité mais bien les convictions d’un individu. Armé de cette maxime, Monsieur Cahuzac est passé du statut de victime (à laquelle on a prêté la présomption d’innocence), à celui de menteur professionnel après avoir porté aux gémonies le site Médiapart dont la ténacité des journalistes et de son directeur a fini par faire triompher la vérité sur le personnage romanesque  que représente Monsieur Cahuzac membre du gouvernement de François Hollande.

 

La République irréprochable de François Hollande n’est pas comptable des comportements délictueux de ses Ministres, elle reste néanmoins éclaboussée par la faute morale et la responsabilité politique d’un de ses Ministres en vue : Monsieur Cahuzac. « Démissionnez Monsieur Cahuzac de votre mandat de député », lui demandent certains de ses amis après que le Président de la République et le Premier Ministre aient mis fin à sa fonction de Ministre. Au nom de la morale républicaine et de la faute lourde qu’il a commise, Monsieur Cahuzac va-t-il partir du parti socialiste et laisser son mandat de député ? Monsieur Cahuzac a menti en regardant dans les yeux ses collègues lors d’un débat à l’Assemblée nationale.

 

En reconnaissant ses fautes, Monsieur Cahuzac a inauguré pour la France la stratégie de l’aveu souvent adoptée outre atlantique par les prévenus qui souhaitent bénéficier de la mansuétude du jury pour amoindrir leur peine. Mentir aux Etats Unis quand on est accusé sur la base de preuves est un parjure, alors que dans notre pays mentir peut être considéré comme un exercice qui vise à préserver ses intérêts et qui, de ce point de vue, n’est pas reconnu comme un délit.

 

La position de Monsieur Cahuzac devient intenablemême si, par son mea culpa, il innove en matière de culpabilité. L’affaire Cahuzac, toute proportion gardée, ressemble un peu à celle de DSK/Nafissatou Diallo (affaires de mœurs) et à celle de Lance Amstrong/Fédération internationale de cyclisme  (affaire de dopage et de tricherie). Dans les trois cas nous sommes dans des situations de mensonges qui ont tardé à éclore.

 

Les faits sont avérés, François Hollande l’a compris en publiant un communiqué. En intervenant à la télévision le Président de la République a voulu montrer sa désapprobation, se désolidariser de son Ministre et profiter d’une fenêtre de tir négative  pour faire des propositions (projets de loi à venir) concernant une République exemplaire qui oblige dans ce type d’affaires à laisser les juges travailler et à contraindre les Ministres à déclarer leur patrimoine. En cas de faute politique grave (détournement et blanchissement d’argent, fraude fiscale, etc.), il faudrait que les Ministres reconnus coupables soient déchus de leur mandat national.

 

Pauvre République française meurtrie par ses élites politiciennes dont la plupart d’entre elles sont corrompues. Ces élites aux affaires demandent aux populations françaises assommées par l’austérité de faire des efforts, de payer leurs impôts alors qu’elles se goinfrent en utilisant des comptes bancaires dissimulés et logés ailleurs dans des paradis fiscaux. Après on s’étonnera que les élites soient traitées de pourries, ce dont elles se défendent toujours sur les plateaux de télévision et à la radio. En se mettant à table, Monsieur Cahuzac soulage peut-être sa conscience, mais il approfondit l’écart entre les élites et la population, ce qui se traduit souvent par une abstention forte élections après élections.

 

N’en déplaise à certains journalistes qui, au nom de leur réputation de chroniqueurs sur les radios nationales et sur une grande chaîne de télévision, se sont octroyés le droit d’accuser Médiapart de fonder un journalisme de sensation et de culpabilité (Libération du 3 avril 2013, « Ténacité de Médiapart » de Isabelle Hauney),  Monsieur Cahuzac est bien coupable. Haro sur ces journalistes trop proches de la gamelle politique, qui oublient que lorsque la Droite était aux Affaires, ils ne se gênaient pas pour critiquer celle-ci avec véhémence. Maintenant que leurs amis sont aux Affaires, ils veulent donner des leçons de morale à la terre entière et même à certains de leurs confrères qui ne font que leur travail.

 

Messieurs les gamellistes du pouvoir, taisez-vous. On vous a pris la main dans le pot de confiture, heureusement que des médias comme Médiapart, le Canard enchainé et d’autres médias existent. Le journalisme d’investigation qui n’est pas habituel dans notre tradition française, ne doit pas être considéré comme un journalisme de caniveau mais bien un journalisme qui fonde le pluralisme.

 

Monsieur Cahuzac, vous êtes aux enfers, vous avez commis une faute morale lourde, vous avez avoué votre responsabilité, vous devez, ni plus, ni moins, et comme n’importe quel citoyen, accepter le verdict de la justice, mais, en attendant ce verdict, démissionner de vos mandats électifs communaux et nationaux. C’est à ce prix que la forte chaleur de l’enfer sera atténuée. Ce qui vaut aujourd’hui pour Monsieur Cahuzac au PS et au nom de la justice, devra s’appliquer à n’importe quel responsable politique de l’UMP, de l’UDI, du Front de Gauche, du Parti communiste, de l’extrême droite, si celui-ci est reconnu coupable dans une affaire de ce niveau et quelques soient le statut et le niveau de responsabilité de cet homme (ou femme) politique. 

Par Lucien Pambou
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Dimanche 31 mars 2013 7 31 /03 /Mars /2013 18:10

 

Le Président Hollande a fait une explication de texte qui s’est voulue d’abord pédagogique et non prévisionniste. Il a parlé en son nom et uniquement en son nom, sans citer une seule fois son premier Ministre et ses ministres. Comme toujours dans notre beau pays où le magistère de la parole et de la discussion sont roi, on a trouvé des gens pour dire que le Président méprisait son gouvernement. C’est faux car le quinquennat oblige le Président de la République à être en première ligne et à assumer les gains et les pertes du quinquennat. C’est un mode de gouvernance que nos concitoyens doivent s’approprier, comprendre et méditer.


 

Revenons à deux aspects importants de son discours : la lutte contre le chômage et les retraites. On lutte contre le chômage et on laisse inchangé le départ à la retraite à 62 ans. Ces deux questions sont liées car un taux de chômage trop élevé accroit le nombre d’inactifs, ce qui obère le financement en partie de la retraite qui repose sur le mécanisme de solidarité voulu par la retraite par répartition et non par capitalisation. Tout a été dit concernant le Président de la République : son incapacité à sortir d’un discours normal pour dire aux Français de manière novatrice ce à quoi ils doivent s’attendre sur le front du marché du travail. D’ailleurs, je ne connais aucun Président qui l’ait fait dans la 5ème République. Tous les Présidents à leur manière se sont essayés en disant qu’il fallait faire des efforts quand ils s’adressaient à la nation française, mais aucun n’est allé au fond des véritables problèmes qui minent notre société. Concernant la retraite, c’est une promesse de campagne. A défaut de se renier complètement en faisant plaisir à Mélenchon qui en aurait profité pour le traiter d’incompétent, François Hollande est resté dans les clous en maintenant ses promesses de campagne mais jusqu’à quand ?


 

On nous parle de compétitivité, on signe des accords de compétitivité. On demande au peuple français de faire des efforts mais on ne nous explique pas au fond les véritables problèmes de notre pays qui a été surpris par la mondialisation, quoiqu’il dise, et qui n’est pas prêt à livrer bataille. Dans cette surprise les grandes entreprises françaises se sont rapidement adaptées, pas nos PME et pas nos dirigeants au sein de la classe politique française pour lesquels les principes de base de l’analyse économique restent encore un mystère.


 

Il ne s’agit pas ici d’avoir le monopole de la pensée économique, mais de préciser et de dire aux Français ce que l’on est en droit en tant que citoyen payant ses impôts d’entendre et d’attendre de la part de ses hommes politiques.


 

Notre pays recule au classement des grandes nations industrielles. La France met en avant le coût du travail à droite comme à gauche. La vérité de ce débat est partielle car il y a un problème lié aux caractéristiques de nos produits (hors luxe) de consommation de masse. Nos automobiles Peugeot, Citroën et Renault ne se vendent pas sur les marchés de référence américains du Nord et asiatiques car nos stylistes sont incapables de dessiner des produits qui reçoivent l’assentiment des consommateurs. On peut amener le coût du travail à 0 dans l’industrie de l’automobile, on ne vendra toujours pas de Renault, de Citroën et de Peugeot sur le marché américain. Donc le coût du travail est peut-être un élément diriment dans la vente des voitures françaises, mais ce n’est pas un élément de premier ordre selon moi.  On a contraint les salariés de Renault à signer les accords de compétitivité qui les obligent à ne pas revendiquer des augmentations de salaire, ce n’est pas un gage pour une augmentation des ventes des voitures françaises à l’étranger. Ce qui est vrai pour l’industrie automobile, l’est aussi pour d’autres secteurs d’activité où nous sommes incapables de fournir des produits avec des caractéristiques voulues par les consommateurs. Le patronat français a regretté le départ du Franc car c’était un moyen important pour lui de réaliser la compétitivité des produits français grâce aux dévaluations monétaires. L’euro devient une contrainte et oblige les patrons à s’aligner sur l’économie réelle qui valorise les caractéristiques des produits. Voilà en partie notre problème dans la mondialisation.


 

Nous sommes dans la mondialisation et nous sommes trop boursouflés intellectuellement  pour accepter de copier et de transformer en notre faveur ce que font les autres. La France, notre pays, a une chance : elle est une vieille nation qui a su domestiquer après la Grande Bretagne la révolution industrielle dont elle bénéficie pour l’instant des retombées industrielles. La France est forte dans les grands travaux, en partie depuis quelques années seulement dans la finance, mais jusqu’à quand ? Dans l’économie dite de la connaissance, il y a des ingénieurs français, des créateurs et des concepteurs français de renom qui partent à l’étranger car l’espace français est considéré par certains de nos compatriotes créateurs comme trop étroit et non créatif. Il faut que nous sortions de la culture du copinage, de l’entre soi, de l’aide « réseautée » assise sur des critères d’amitié et non de créativité pour que la France retrouve son rang.

 


Vivement 2015 dit le Président Hollande, car il pense que l’on peut combattre le chômage simplement avec un volontarisme politique. Je suis de Droite à l’UMP et j’avais reconnu au moment de son élection la vivacité intellectuelle du Président. Mais j’ai bien peur que cette vivacité intellectuelle soit vaine au contact des réalités économiques auxquelles le Président est confronté. Je ne serai pas de ceux qui disent au Président  « le changement c’est maintenant », slogan de sa campagne, mais celui qui insiste sur la nécessité du Président de sortir de sa vivacité intellectuelle pour épouser les contours de la réalité pratique et concrète des faits.

 

 

Monsieur le Président, c’est maintenant qu’il faut changer la pratique des choses. Ne comptez- pas sur l’Allemagne pour vous y aider car l’Allemagne a bien compris qu’elle est leader en Europe et qu’elle vous oblige à changer idéologiquement votre répertoire politique. L’Allemagne a réussi à convaincre l’Europe entière de la nécessité d’intégrer le modèle du marché dans la gestion de l’Etat, alors on fait des économies dans la gestion des dépenses publiques, de l’endettement et de la gestion des effectifs. Vous avez dit vouloir obliger l’Allemagne de Madame Merkel à épouser votre modèle de recherche de la croissance. Rien de tel n’est à l’ordre du jour. Comment pouvez-vous dire alors : vivement 2015 ?


 

Par Lucien Pambou
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Vendredi 30 novembre 2012 5 30 /11 /Nov /2012 22:12

Crise interne à l'UMP : Copé est copéiste et non sarkozyste

Modifié le 30-11-2012 à 08h38

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Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. Voilà bientôt deux semaines que l'UMP se déchire. Un conflit interne qui profite à la foisau Front national, mais aussi à la gauche, qui en profite pour s'étriper de son côté. Étrange silence... En attendant de savoir si un nouveau vote va avoir lieu, Lucien Pambou, militant UMP, tire quelques conclusions de la crise interne, notamment sur la stratégie de Jean-François Copé.

Édité par Amandine Schmitt   Auteur parrainé par Maxime Bellec

Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon le 3 mai 2012 à Bordeaux (JP MULLER)

Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon le 3 mai 2012 à Bordeaux (JP MULLER).

 

Comme dans tout divorce, on finit par comprendre les raisons qui ont poussé un couple à s’entre-déchirer et à se séparer. Nous n’en sommes pas encore là à l’UMP et le militant que je suis ne le souhaite pas.

 

En revanche, le modeste analyste politique que je prétends être n’hésite pas à dire que cette crise au sein de l’UMP permet de redonner du sens au mouvement. Par redonner du sens, je veux dire : mettre au grand jour un certain nombre de pratiques jusque-là cachées en matière d’organisation des élections internes au sein de notre mouvement et des différences idéologiques entre les principaux dirigeants.

 

Le Copé des médias et le Copé du terrain

 

Je laisse à François Fillon et à Jean-François Copé la primauté de l’explication concernant le désordre dans l’organisation des élections. Ils ne s’en sont pas privés depuis le 18 novembre au soir. En revanche, il me sied à loisir d’expliquer leurs différences idéologiques et de montrer pourquoi Copé n’est pas sarkozyste, mais simplement copéiste.

 

Jean-François Copé est un homme politique très intelligent. Sa réussite universitaire (diplômé de l’ENA et d’autres grandes écoles de la République), son appartenance à ce que l’on a appelé les bébés Chirac, au même titre de Baroin, ses échecs électoraux et ses victoires ont forgé un caractère fort, voire inébranlable, quelles que soient les circonstances.

 

On dit de Jean-François Copé qu’il est de droite avec une dérive droitière vers le Front national. On peut se demander si ce n’est pas simplement une posture politique, car on connaît l’homme et sa pratique sur le terrain dans la ville de Meaux, hétérogène sociologiquement. On pourrait dire qu’il y a le Copé des médias, brutal, autoritaire, et le Copé plus affable, jovial sur le terrain.

 

Copé, élève de Sarkozy

 

Ce n’est pas un ralliement de ma part en faveur de Copé contre Fillon, car, sans être non-aligné, j’avais décidé par cohérence intellectuelle personnelle de ne voter ni pour l’un, ni pour l’autre. Je l’ai toujours dit ici et maintenant, je suis sarkozyste, en gardant cette capacité d’analyse critique vis-à-vis de son bilan. On peut aimer sa famille et la critiquer.

 

D’ailleurs, une des erreurs de Copé et de Fillon est d’avoir refusé un bilan critique de la politique de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. Au nom de l’unité de la famille, on a botté en touche et mis la poussière sous le tapis. À présent, la poussière vient éclabousser Copé et Fillon.

 

Copé par stratégie et vista politiques a très vite accepté la posture d’être l’"élève" de Sarkozy. Il a tout dit : pas de bilan, il est sarkozyste, prêt à laisser sa place si Sarkozy veut ou souhaite revenir en politique en 2016 afin de préparer les primaires qui vont désigner le candidat UMP à l’élection présidentielle. Cette stratégie lui a permis de combler de façon radicale son retard (si retard il y avait comme le disaient les sondages) vis-à-vis de Fillon.

 

Mais Copé reste copéiste

 

La victoire de Copé contestée par Fillon montre qu’il ne faut pas confondre sondages, intentions de vote, sympathisants et réels militants qui eux ont voté. Le clash politique à l’UMP vient de révéler le vrai visage de Jean-François Copé, et, sans lui faire un procès d’intention, on peut penser que Jean-François Copé a compris une leçon de la part de Sarkozy. "Si tu veux réussir, saisis ta chance, tiens ton destin, vas-y fonce et maîtrise le parti, c’est le seul moyen pour un jour devenir Président de la République."

 

Nous étions nombreux à dire que Copé était sous l’influence de Sarkozy. Or, il faut se rappeler que Jean-François Copé a refusé d’entrer dans le gouvernement de Fillon et a quasiment exigé le départ de Xavier Bertrand du secrétariat général pour en être. Nicolas Sarkozy n’a pas résisté à la demande, il s’y est plié en attendant de le juger dans la pratique.

 

Jean-François Copé a fait la campagne de Nicolas Sarkozy, après avoir refusé le ministère de l’Intérieur que lui offrait celui-ci pour ne pas abîmer son image. Jean-François Copé est à bout de nerfs. Son déjeuner avec Nicolas Sarkozy jeudi 29 novembre est pour lui une bouffée d’oxygène face aux fillonnistes. Mais c’est aussi une façon de réaffirmer qu’il est copéiste et non sarkozyste car, s’il était sarkozyste, il aurait accepté les offres et les propositions de Sarkozy (référendum sur le vote des militants) sans s’opposer aux exigences de Fillon.

 

François Fillon est en train de gagner la partie puisqu’il se murmurerait que des militants vont se réunir dans les fédérations UMP pour réaffirmer leur volonté pour un nouveau vote. Pour l’instant silence radio au siège de l’UMP. Il n’y a plus d’invective entre copéistes et fillonnistes par médias interposés. Copé dit que le débat interne est clos. Fillon avance toujours son hypothèse de vote des militants et les non-alignés, par l’intermédiaire de la voix de Benoist Apparu, disent que l’UMP va communiquer différemment autour de la crise interne qui dure depuis quasiment deux semaines.

 

Une chance pour François Hollande

 

Au total, l’UMP tente de ménager son image en évitant les plateaux de télévisions. Le mouvement essaie de trouver des solutions internes. Néanmoins, le conflit aura révélé un élément important pour l’association des amis de Sarkozy et pour Sarkozy lui-même : Copé est copéiste et non sarkozyste et, comme dit un vieux dicton tiré du bréviaire politique de Charles Pasqua, "les promesses en politique n’engagent que ceux qui les reçoivent".

 

Décidément, le président François Hollande a beaucoup de chance, car l'opposition est inaudible sur les questions de chômage, du mariage pour tous, de la sécurité sociale et du budget retoqués par le Sénat. Au lieu de s'opposer de manière républicaine au gouvernement, les dirigeants de l'UMP préfèrent s’entre-déchirer, entre amour et haine.

Par Lucien Pambou
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Jeudi 29 novembre 2012 4 29 /11 /Nov /2012 19:17

UMP. Militant, je ne pense pas que les "non-alignés" résoudront la guerre Copé/Fillon

Modifié le 29-11-2012 à 11h11

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Par 
Conseiller municipal (UMP)

LE PLUS. Alors que l'élection interne à l'UMP n'a toujours pas permis d'identifier un président clair, des anciens ministres soulignent l'importance du rassemblement. Cette jeune garde essaye d'être en retrait de ce duel qui dure depuis 12 jours. Mais pour Lucien Pambou, conseiller municipal UMP à Alfortville, ils ne réussiront pas à sortir leur parti de la crise.

Édité par Mélissa Bounoua   Auteur parrainé par Maxime Bellec

Benoist Apparu et Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris le 17 janvier 2012 (WITT/SIPA)

 Benoist Apparu et Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris le 17 janvier 2012 (WITT/SIPA)

 

Je n’ai voté ni pour Copé, ni pour Fillon et pour autant je n’appartiens pas à la catégorie des Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Bernard Accoyer (ancien président de l’Assemblée nationale) et Benoist Apparu, qui disent faire partie d’un mouvement qualifié de "non-aligné". Entre deux maux – Copé et Fillon – ils choisissent d’être ni d’un côté, ni de l’autre. Ils demandent l’unité du parti et proposent que Copé et Fillon remisent au vestiaire leurs egos et entendent les militants qui refusent la division au nom de l’unité.

 

Ces non-alignés ont raison sur un point : il faut recoller les morceaux immédiatement. Le problème est que le temps politique est long et que la divergence stratégico-idéologique entre Copé et Fillon, même s’ils font semblant de ne pas l’admettre, est profonde.

 

Des animaux politiques

 

En Afrique, on dit que "deux crocodiles ne peuvent cohabiter dans le même marigot". Le marigot UMP ne peut faire exister Copé et Fillon en même temps, non pas en tant que personnes physiques, mais en tant que dépositaires d’une stratégie et d’une morale en politique différente. Ce n’est pas moi qui le dit mais bien Fillon quand il parle de Copé. Copé et Fillon sont des animaux politiques et ils ont compris, mais avec des divergences, que le parti UMP leur est indispensable pour espérer gagner la primaire, voire l’élection présidentielle de 2017. Fillon ne quitte pas l’UMP, il crée un mouvement autonome à l'Assemblée nationale, le Rassemblement-UMP. Il peut donc faire entendre une musique différente de celle de Copé qu’il considère comme président mal élu.

 

Le mouvement des non-alignés laisse de côté le point cardinal de l’opposition Copé/Fillon, à savoir l’élection présidentielle. Même si les deux impétrants disent le contraire. Surtout pour s’attacher uniquement à des conditions d’efficacité de court terme visant la réconciliation afin de diminuer l’impact négatif de l’image abîmée de l’UMP dans l’opinion publique : ils perdent chacun six points de popularité selon le dernier baromètre TNS Sofres-Sopra Group publié dans "Le Figaro".

 

Pour l’instant, Copé et Fillon restent campés sur leurs positions. Nicolas Sarkozy, en pompier de service pour l’UMP, a proposé une voie de sortie aux deux belligérants. Il s’agit de faire un référendum en demandant aux militants s’ils veulent revoter. Copé et Fillon par leurs intransigeances ont recouvert la proposition de Sarkozy en confinant celui-ci à une impuissance symbolique, une façon de lui dire : "vous n’êtes pas le sauveur, votre temps est passé, même si votre influence continue d’exister au sein du mouvement, nous allons tout faire pour prendre le parti et montrer votre impossibilité de retour éventuel". Le problème est que Sarkozy, avant la campagne pour la présidence du parti, avait reçu Copé et Fillon en espérant que la victoire de l’un sur l’autre ne serait pas très importante. C’est le cas, mais il n’avait pas anticipé que cette victoire serait entachée de tricheries, de magouilles.

 

Humilité et politique

 

Sous des cieux africains, on parlerait de bourrage d’urnes. D’ailleurs, cette élection guignolesque au sein de l’UMP par son organisation et par ses résultats contestés, doit amener la classe politique française à plus d’humilité et de maintien intellectuel quand ils dénoncent la tricherie lors des scrutins électoraux en Afrique en général, et dans l’Afrique francophone en particulier. On peut s’interroger sur la sincérité des observateurs français qui, en Afrique, jouent le rôle de contrôleurs concernant la réalité des scrutins et des résultats.

 

C’est dommage car, ce qui se passe au sein de l’UMP (même si ce n’est pas au niveau de l’État) donne prétexte à certains dirigeants des partis politiques africains pour dire que la France n’a pas le monopole de la sincérité démocratique, contrairement à l’image qu’elle veut bien donner à voir face à ses citoyens et au reste du monde. Certains journalistes africains franchissent allègrement le pas en disant que, si une partie de la classe politique africaine est corrompue, c’est parce qu’elle trouve dans certains hommes politiques français les habits normaux de corrupteurs.

 

Laissons ces éléments de débat généraux pour revenir à François Fillon et à Jean-François Copé.

 

Un président mal élu

 

L’UMP, pour l’instant, est dirigée par un président mal élu selon Fillon. Ce président n’est pas d’accord avec le mouvement autonome à l’Assemblée nationale créé par ce dernier. Cette création est stratégiquement confortable pour lui au plan politique, car, tel un enfant qui boude, il reste à l’intérieur de la maison pour que ses parents finissent par l’entendre et lui demandent les raisons de sa bouderie. Pour l'ex-secrétaire général du parti, François Fillon est celui par lequel arrive la division de l’UMP. Il faut donc l’évincer et, si cela n’est pas possible, le faire apparaître comme le mauvais militant et dirigeant incapable de diriger le parti. C’est bien là aussi le problème, on a là deux styles qui s’affrontent : un Copé hussard, sabre levé, prêt à en découdre avec l’opposition, et un Fillon plus bourgeois, plus madré mais tout aussi résistant qui va prendre le temps de terrasser l’adversaire socialiste.

 

Je ne sais pas si les non-alignés ont pris la mesure de tous les éléments que je viens de mettre en perspective. C’est à leur honneur de rechercher l’unité du parti, c’est à leur honneur de vouloir la réconciliation entre Copé et Fillon, c’est à leur honneur de rechercher la dissolution du Rassemblement-UMP (RUMP), c’est à leur honneur de demander à Copé d’accepter le principe de collégialité dans l’organisation du référendum.

 

Nous sommes dans du court terme et dans le long terme. Les non-alignés se trompent car la bataille haineuse entre Copé et Fillon va continuer. Pour ma part, il faut rechercher toutes les solutions éventuelles pour l’unité en obligeant Copé et Fillon à se débarrasser de leurs caractères égotiques et égocentrés pour la réussite d'une UMP unie : mais voilà, cela va être difficile et c’est un coup d’épée dans l’eau car l’un et l’autre, comme nous tous, sommes français et malgré les discours de rassemblement, nous sommes très individualistes : nous n'aimons pas perdre la face au nom de l’honneur.

Par Lucien Pambou
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Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 23:27

Décidemment Jean-François Copé et François Fillon ne nous ont rien épargné. Après la rocambolesque déclaration des résultats le 18 novembre au soir dans les deux camps, voici un nouveau lapin sorti du chapeau de l’arbitre de référence, Nicolas Sarkozy. L’opposition Copé/Fillon aura eu au moins le mérite de montrer que, dans notre parti UMP, comme dans d’autres, il y a des pratiques inacceptables, tordues et amorales et des coups utilisés pour gagner systématiquement face à d’autres militants adversaires. On comprend pourquoi les différents responsables veulent être président car le président élu peut devenir un boulanger. Et comme tout boulanger, on peut mélanger farine, levure et sel à sa guise sans que la qualité du pain vendu ne soit à la hauteur des attentes du client qui est ici l’électeur.


 

L’opposition Copé/Fillon a montré deux lignes idéologiques fortes (j’ai obtenu ce que je demandais dans plusieurs posts sur le Plus, à savoir la doctrine et la ligne stratégique des candidats pour motiver mon vote, je n’ai voté ni pour Fillon, ni pour Copé car je n’ai pas eu de réponse à mes interrogations, maintenant c’est fait, merci messieurs grâce à votre haine réciproque). Fillon est pour le Centre droit, Copé est pour une approche plus droitière du mouvement alors que l’UMP avait été fondée sur une construction qui rassemble le centre et la droite.

 


Revenons donc à la décision guignolesque visant à faire un référendum pour demander aux militants de bien vouloir dire s’ils veulent revoter. C’est guignol, en dessous de guignol, et c’est triste. Comment un grand parti de l’opposition comme l’UMP se permet-il de se tirer deux balles dans le pied ? Il aurait fallu viser la tête pour disparaitre. Un sondage récent réalisé par BFM TV montre que, pour 72% des sondés, Copé est responsable de la crise actuelle à l’UMP et 28% estiment que c’est Fillon. Moi militant je ne déchire pas ma carte mais je me désole de la situation guignolesque de mon parti et comme thérapie personnelle, j’écris en disant : « assez, ça suffit ». Je continue néanmoins pour dénoncer Guignol au sein de mon parti.


 

Reprenons Guignol au début, puisqu’on nous propose un référendum sur le vote. Copé a déjà annoncé qu’il ne souhaite pas quitter la présidence entre maintenant et le moment où aura lieu le vote. Fillon estime que c’est insupportable et qu’il faut modifier les conditions éventuelles pour un référendum sur le vote avant le vrai vote (en cas de réponse positive des militants ou des adhérents ou des sympathisants,  on ne sait plus). On veut faire parler les militants, mais de manière très subreptice on veut orienter leur vote. Décidemment, le ridicule ne tue pas. Copé a sous-estimé Fillon en pensant que le « mou » tel qu’on le présente n’allait pas réagir. Et vlan, direct de droite, Fillon a atteint Copé en plein centre, c'est-à-dire au plexus, en créant un mouvement autonome à l’Assemblée nationale, appelé Rassemblement UMP.  Très vite Copé a compris le danger mais a continué à résister, pas longtemps car il vient d’accepter le principe du référendum concernant le revote des militants avant Noël ou en janvier. L’évolution la plus marquante a été le poids de Sarkozy dans cette crise et Sarkozy sort encore vainqueur. Il est au dessus du lot et il peut, comme je l’ai toujours dit, revenir tranquillement pour être le candidat de l’UMP à la présidentielle de 2017.


 

Comme je l’avais dit dans un post précédent sur le Plus, Fillon vient encore de piéger Copé, qui, malgré lui, accepte le principe du référendum. Emettons des hypothèses car à l’UMP, plus on est fou, plus on rit.


 

Première hypothèse : après le référendum, les militants répondent non. Copé a gagné, Fillon est obligé de dissoudre son groupe et de rentrer dans le rang. Copé, grand seigneur, ne veut pas avoir une victoire trop importante et retend encore les mains à Fillon et celui-ci, sans accepter, demande à ses affidés d’accepter et tout le monde s’embrasse sur la bouche. Une leçon forte sera tirée de cet épisode : l’apprentissage de la démocratie au sein de l’UMP doit être un travail permanent pour éviter les magouilles. Tel un couple marié, on continue de se parler, comme c’est aujourd’hui le cas entre Copé et Fillon, mais on fait chambre à part sans divorcer. Décidemment, François Fillon a réussi son coup en créant un groupe autonome qui pèse sur le moral et le comportement actuel de Copé.

 


Deuxième hypothèse : après le référendum les militants répondent oui. Fillon a gagné et on organise de nouvelles élections alors que Copé disait que c’était impossible en fonction des statuts. Il faudra donc organiser de nouvelles élections en modifiant de fond en comble les modalités d’organisation des élections. La question du maintien de Copé à la tête de la Présidence de l’UMP se posera, Fillon saura-t-il passer outre, alors que la première fois il a été roulé dans la farine et qu’il a accepté que Copé reste au secrétariat général pendant les élections litigieuses pour ne pas déliter le parti. Copé a joué les jusqu’aux boutistes, il a perdu. Le référendum sur le vote des militants est une porte de sortie a minima honorable pour lui. Saura-t-il la saisir pour mieux rebondir ? Que vont dire et que décideront les militants ?

 


Comme je l’ai toujours dit sur Le Plus et les faits me donnent encore raison : le véritable gagnant du psychodrame triste, pathétique et guignolesque, c’est Nicolas Sarkozy. Salut l’artiste pour le savoir-faire et pour la main habile. 2017 vous tend les bras sans problème à condition de bien gérer votre image. La haine Copé/Fillon précipite votre retour et les militants vont voter pour vous en 2017.

Par Lucien Pambou
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