Dimanche 18 octobre 2009

 

UMP Alfortville


Mouvement populaire pour servir vos idées à Alfortville

Venez nous rejoindre pour discuter de votre vie dans notre ville.

Nous prendrons en compte vos propositions pour vous défendre et pour faire triompher vos idées. L’UMP Alfortville est à votre écoute pour les problèmes de fiscalité, de sécurité, de propreté, d’aménagement et de votre vie de tous les jours à Alfortville.

La permanence des élus UMP est ouverte

Le dimanche matin de 10h à 12h

4 rue Joseph Franceschi

94140 ALFORTVILLE

2ème étage

Contacts avec vos conseillers municipaux :

Patrick BEDROSSIAN                               Lucien PAMBOU

Brigitte CAUVIN                                       Gérard MIRAMOND

Par téléphone : 01 58 73 28 17

Par courrier : Élus UMP – 4 rue Joseph Franceschi - 94140 Alfortville

Site Internet :       http://www.ump-9eme94.com/

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POUR ADHÉRER À L’UMP


 

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BULLETIN D’ADHÉSION

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Par Lucien Pambou
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Lundi 5 octobre 2009

 

Référendum à propos de la poste : pourquoi les partis de gauche (PS et les autres) et les syndicats sont-ils si satisfaits d’eux-mêmes ?





En période de crise, les peurs resurgissent. Un peu de pédagogie est indispensable.

Que penser du succès de la votation sur l’avenir de la poste organisée par les partis de gauche et les syndicats pour alerter les pouvoirs publics sur la nécessité de demander à chaque Français de donner son avis sur leur bien collectif : la Poste.

 

La votation populaire est spectaculaire, elle donne des résultats importants en faveur de la conservation du statut public actuel de la Poste. Le problème est que, dans une démocratie représentative, c’est la représentation nationale qui étudie le texte et qui, au nom du consensus, ou de la majorité, va obliger le gouvernement à passer au référendum.

 

La loi organique n’étant pas votée, aucune proposition n’étant donc réalisée, la mobilisation des citoyens est certes respectable et louable mais nous sommes en démocratie et non en République bananière, il faut donc attendre que la représentation nationale et le gouvernement se décident.

 

Au-delà, revenons à des considérations politiques, puisque la votation populaire est bien politique.

 

Le changement de statut de la Poste avait été décidé en 1997 par Lionel Jospin Premier Ministre socialiste pour des raisons de conformité à la directive européenne. Cette proposition de réorganisation de la Poste n’est pas le fait de l’UMP mais bien une décision de la majorité socialiste. Au-delà de la division classique droite/gauche et des considérations franco-françaises, il faut que nos concitoyens comprennent que l’adhésion de la France fondatrice de l’Europe nous oblige à des concessions et à des remises en cause de souveraineté, même si, dans certains domaines, le principe de subsidiarité nous permet d’exister.

 

La réforme constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy permet au référendum d’initiative populaire de donner un droit nouveau pour les citoyens et un levier supplémentaire pour l’opposition. Mais, la réforme constitutionnelle impose des garde-fous qui impliquent qu’une proposition de loi pour initier un référendum d’initiative populaire doit être soutenue par 20% des parlementaires et 10% des électeurs afin de donner du crédit à la réforme entreprise, dont celle de la Poste.

 

Pourquoi la loi organique permettant d’appliquer la réforme constitutionnelle sur la Poste n’a-t-elle toujours pas été votée ? Pour certains, le gouvernement aurait sciemment écarté le texte, pour ma part cet argument est sans fondement et je pense que le législateur a d’autres préoccupations. Il s’est occupé d’autres lois organiques et les modalités techniques de comptabilisation du vote concernant les soutiens populaires n’étant pas encore au point, le gouvernement ne veut pas prendre le risque d’un vote pour un référendum d’initiative populaire qui serait d’emblée condamné, discuté, car les modalités de son organisation seraient incertaines.

Par Lucien Pambou
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Lundi 28 septembre 2009

 

 

à Méditer par le Modem de Monsieur Bayrou au plan national et local (Alfortville et les autres communes de France)


 

La victoire de Merkel aux élections législatives est historique après les quatre années de direction de l’Allemagne par la grande coalition CDU/SPD. Le retour des Libéraux (FDP) sur la scène politique allemande permet à Merkel de donner du sens et de la cohérence à la nouvelle alliance droite chrétienne conservatrice (CDU/CSU) et le parti libéral, parti des classes moyennes allemandes. 

L’autre leçon, c’est le renforcement du parti des radicaux de la gauche allemande (Die Linke) dirigé par Oscar Lafontaine, ce qui traduit in fine l’effondrement des sociaux démocrates du SPD. La droite allemande a su positiver ses rivalités, ce n’est pas le cas de la gauche allemande.  

 

En France Monsieur Bayrou, au positionnement hasardeux au cours des élections européennes, dit vouloir faire de la politique autrement en cherchant une alliance avec le Parti socialiste dirigé par Madame Aubry. C’est un choix opportuniste utile sur le plan politique mais qui ne l’est pas sur le plan idéologique, car si comparaison n’est pas raison, les mouvements politique historiques ont montré que trahir sa famille politique se retourne toujours contre le traitre. Le MODEM, hier Force démocrate (FD) et avant-hier UDF et le centre droit dont les ancêtres créateurs sont les Giscard, les Duhamel et les Lecanuet, a toujours eu un positionnement centre droit, c'est-à-dire une position qui permet de discuter avec les autres partis de droite. C’est d’ailleurs à ce titre que Monsieur Bayrou a occupé de nombreuses fonctions ministérielles sous la Vème République.

 

La chute de la sociale démocratie allemande mérite d’être méditée par Monsieur Bayrou et par les représentants du MODEM et ceux des droites à Alfortville. Rien ne se fera, aucune victoire n’est possible tant que les « droites » alfortvillaises ne réfléchiront pas sur la stratégie à avoir pour servir réellement les Alfortvillais.

 

Il s’agit comme les droites allemandes de positiver les rivalités et de voir sur quelles bases peuvent s’effectuer le rapprochement. A défaut les élections territoriales à venir, législatives et municipales ne seront qu’un éternel recommencement, à savoir la victoire du Parti socialiste à la mairie et les autres partis, UMP, MODEM et autres droites, se contentant de strapontins en termes d’élus. Etre élu pour ne pas mener une politique attendue ne sert pas à grand-chose, si ce n’est que satisfaire un égo opportuniste comme on peut le noter au niveau national pour Monsieur Bayrou dont le recadrage après les élections européennes  l’oblige à regarder vers la gauche. Il a le droit de le faire tout comme le représentant du MODEM à Alfortville. Encore faut-il l’énoncer clairement pour éviter de tromper les électeurs qui pensent que le MODEM est au Centre droit, alors qu’il n’est nulle part. On peut souhaiter du plaisir à Monsieur Bayrou quand on sait que la gauche française est globalement en miettes, essaie d’avoir un corpus idéologique, essaie de faire des yeux doux au parti communiste et chemin faisant au parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et dans une moindre mesure au NPA d’Olivier Besancenot.

 

Voilà le tableau kafkaïen de la gauche, tableau tissé de rivalités et à partir duquel  Bayrou veut construire une stratégie en essayant de s’en tirer par le haut car il espère que les militants de gauche, fatigués des dissensions entre les dirigeants socialistes, se reporteront sur lui et sur le MODEM. C’est un faux calcul, un calcul qui est voué à l’échec. La crise économique a montré la faillite relative du libéralisme économique, mais pas celle du libéralisme politique qui constitue le bréviaire normal des droites qui valorisent l’individu, l’Etat et la Nation dont le MODEM tire sa cohérence idéologique, à la différence des gauches française qui n’ont réfléchi qu’a minima sur l’économie de marché et qui pensent au nom de vieilles lunes doctrinales que seules les catégories globales méritent d’être pensées et sont celles pour lesquelles on doit construire des politiques.

 

La gestion de la crise économique par les Politiques de droite française (Sarkozy) et allemande (Merkel) qui a réintégré l’Etat au centre du jeu politique et mondial, doit faire réfléchir le MODEM et les partis de gauche qui pensent que l’Etat est leur monopole et que la droite c’est simplement le marché.

 

Un meilleur positionnement idéologique de Monsieur Bayrou au niveau national et de ses représentants dans les différentes villes de France dont Alfortville est urgent pour éviter de tromper l’électeur. Il faut arrêter l’hypocrisie et renseigner les électeurs. C’est aussi une autre façon de faire de la politique. 

Par Lucien Pambou
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Samedi 19 septembre 2009

Martine Aubry a sifflé la fin des cumuls des mandats. Elle demandera dans un référendum à ses militants de le dire de façon ferme ; gadget électoral pour montrer aux Français qu’un élu doit se consacrer entièrement à un seul mandat. Ce gadget est accepté par les militants socialistes alors que les élus socialistes pensent le contraire. De Rebsamen à De Montebourg, il s’agit de préserver le cumul des mandats dont ils sont dépositaires, car ils estiment que le cumul permet de faire la synthèse entre un mandat électoral et un mandat nominatif.
 

Cacophonie à gauche entre la direction centrale et les principaux éléphants et éléphanteaux. Voici pour le visage ambigu et interne du parti socialiste.

Bayrou, après son échec retentissant aux élections européennes, a décidé de virer à gauche. C’est vrai dans la plupart des villes de France, mais c’est encore plus patent à Alfortville, ville au sein de laquelle le conseiller municipal Modem vote avec les socialistes au conseil municipal, les courtise et se complait à tirer à vue sur la politique de Nicolas Sarkozy.
 

Le problème de Bayrou est qu’il ne sait pas très bien se situer. Il pense profiter de la cacophonie égotiste au PS pour enlever le morceau et pour apparaitre comme le représentant des forces du progrès face à Nicolas Sarkozy. Le problème est que son positionnement est flou et que le contrat passé avec le PS n’est pas très clair même si, pour les régionales, il demande à ses troupes de ne plus faire de yoyo « un peu à droite, un peu à gauche »  et de se tourner résolument à gauche au niveau local.
 

A Alfortville les choses sont claires. Le conseiller municipal Modem vote résolument avec les socialistes. Les électeurs du centre et de droite doivent le savoir. Il y a un discours de dissimulation vis-à-vis des électeurs de la part du Modem à Alfortville. Ce n’est pas de la diffamation, et, au nom de la courtoisie et de la rectitude républicaine les électeurs doivent savoir pour qui ils votent. Monsieur Bayrou veut profiter du désordre temporaire au PS pour prendre l’avantage sur celui-ci. Soyons sérieux. Le PS est un grand parti à l’image de l’UMP, le Modem n’est qu’un appendice de la représentation politique en France et ce n’est pas une insulte que de dire que Monsieur Bayrou ne représente globalement que lui-même et que le Modem est un kaléidoscope informe, une forme de bigarrure ambigüe rassemblant des déçus des Verts, du Parti Socialiste et d’autres partis de droite.
 

Monsieur Bayrou a donné des consignes précises à Marielle De Sarnez et à ses troupes pour les élections régionales : à gauche toute et contre l’UMP. Le problème est que le Modem et le Parti socialiste ont deux projets politiques différents. Aucune ligne directrice, si ce n’est que de l’anti sarkozysme primaire, ce qui ne constitue pas une politique.
 

Monsieur Bayrou veut utiliser le PS comme strapontin pour les élections présidentielles. Le problème est que le PS est un grand parti. Même s’il est au plus mal en ce moment, on peut penser que Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn vont s’affronter pour l’investiture pour les prochaines élections présidentielles 2012 ; investiture au Parti Socialiste dont seront forcément exclus les éléphanteaux comme Manuel Vals,  Arnaud Montebourg et les autres jeunes pousses du PS au nom de la sacro sainte loi républicaine : les vieux d’abord, les jeunes ensuite. A droite Giscard d’Estaing et Sarkozy ont démenti ce sacro saint principe en étant élus présidents de la République malgré leur « jeune » âge.
 

Alfortvillais et Vitriots de droite et du centre, ne vous trompez pas de combat. Les valeurs démocrates chrétiennes qui vous animent ne doivent pas être perverties par les représentants du Modem à Alfortville et à Vitry qui votent au Conseil municipal à Alfortville avec la gauche et qui sur les marchés vous trompent en disant qu’ils sont de droite, une droite du centre dont on peut penser qu’avec la situation actuelle elle disparait pour laisser la place à la gauche malgré ses présentations politiciennes.
 

Que veut Bayrou pour les élections régionales et présidentielles ? Vous, électeurs de droite, démocrates et ouverts, posez la question au Modem et à ses représentants dans la 9ième circonscription du Val de Marne, Alfortville et Vitry.

Par Lucien Pambou
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Jeudi 17 septembre 2009

Dans un papier récent Paul Krugman prix Nobel d’économie, spécialiste des questions de commerce international a publié un article dont le titre éloquent « Le Viagra et la richesse nationale » symbolise la problématique ambiguë  d’un produit, le Viagra, qui donne du bonheur aux utilisateurs/consommateurs alors que sa présence dans les statistiques de production est quasiment absente. Plus près de nous, le Président Nicolas Sarkozy a demandé au prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz de réfléchir sur la façon de mesurer le bien-être dans la production nationale.
 

Ces deux attitudes symbolisent la question sensible de la remise en cause de l’indicateur traditionnel que représente le PIB comme mesure de la richesse nationale. Le PIB est le résultat d’une double composition incluant la production marchande, celle des entreprises dont l’évaluation se fait au prix du marché et la production des administrations dont l’évaluation se fait au coût des facteurs. Dans le premier cas les externalités négatives comme la pollution ne sont pas prises en compte, ainsi que les externalités positives comme l’accès à des soins gratuits. En situation de crise économique, force est de constater que les inégalités de revenu, de patrimoine, accentuent les différences entre les citoyens. Il faut donc des nouveaux outils pour intégrer les différentes formes d’externalités et pour évaluer de manière exhaustive les inégalités. Il faut donc de nouvelles mesures pour améliorer la compréhension des statistiques internationales. Avec la crise, l’urgence écologique devient essentielle pour mesurer la richesse à partir des facteurs qui la produisent, comme le capital ou le travail. Le capital utilisé jusque là était uniquement le capital technique, c’est à dire les machines, alors que le capital doit être appréhendé dans toutes ses dimensions, économique, naturel, humain, financier, technologique, etc. Il faut donc un indicateur crédible.
 

Le produit national net est-il cet indicateur ? Que l’on me permette d’en douter car s’il faut modifier la manière de comptabiliser la richesse, s’il faut introduire des éléments nouveaux comme la subjectivité, l’enjeu est que la promotion de nouvelles mesures statistiques reste du domaine de la communication politique. Comment intégrer les productions d’une entreprise comme Total qui respectant les mesures environnementales en France ne le ferait pas à l’étranger car Total est une entreprise multinationale. Dans ce cas, il faudrait taxer la production de Total réalisée à l’étranger dans les conditions de non prise en compte des normes environnementales (en Afrique, en Asie) lorsque cette production Total rentre en France. Quel homme politique, quel douanier oserait le faire ?
 

La commission présidée par le Nobel d’économie Stiglitz souhaite édifier une économie à visage humain à la suite d’un autre prix Nobel l’Indien Armatya Sen qui par le mécanisme du microcrédit pense qu’il faut intégrer les pauvres à l’économie mondiale par un auto développement. La commission Stiglitz veut modifier les statistiques au prétexte que les marchés nous aveuglent et que le bien-être est souvent ignoré et qu’il faut élargir les indicateurs aux activités non marchandes, comme la garde d’enfants, comme la santé, l’éducation, le logement, la sécurité, l’environnement ; en clair, intégrer des éléments objectifs et subjectifs : une sorte d’inventaire à la Prévert.
 

Si Joseph Stiglitz est dans son rôle, on peut néanmoins faire remarquer que la commission économique des Nations Unies a mis en place plusieurs indicateurs comme l’IDH, indicateur de développement humain ou l’indicateur de participation des femmes à l’activité économique. Depuis que ces indicateurs existent, la pauvreté, les inégalités de richesse et de répartition, l’exploitation des femmes dans le Tiers monde n’ont pas cessé.
 

De grâce, si le bien-être voire le stock de bien-être (encore faut-il le mesurer) sont des éléments intelligibles de débat, le bien-être reste inopérant pour comprendre l’orientation des politiques publiques qui malgré tout restent orientées vers la création du beaucoup plus, c'est-à-dire de la richesse matérielle. Il faut souhaiter qu’une deuxième commission Stiglitz réfléchisse de façon pertinente  sur le choix des indicateurs pertinents et sur la méthodologie  acceptable par tous, pays émergents, Chine, Inde, Brésil, et l’Occident pour favoriser une prise de conscience politique, théorique, calculatoire à propos des indicateurs pertinents pour mesurer la production et le bien-être. Ne pas le faire, c’est rester dans la communication politique gratuite et les effets de manche comme trop souvent le monde capitaliste nous a habitué. Les exemples des pays nordiques, Danemark, Suède, Norvège, doivent être médités, non de façon théorique mais concrète : ces pays acceptent une fiscalité lourde pour une meilleure répartition des revenus, pour la prise en compte de l’environnement (taxe carbone très élevée) et pour la mise en place des infrastructures sociales de base pour tous (santé, éducation, logement, le vivre ensemble).
 

Les pays nordiques ne se contentent pas de mots mais passent rapidement à la pratique en prenant des actions décisives pour le produit national net et pour le bonheur intérieur brut.

Par Lucien Pambou
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Samedi 5 septembre 2009

 

Dans son livre « Abus de pouvoir » Bayrou montre qu’il y a une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy. Cette alternative reste au centre droit et non pas au centre gauche.

Or, depuis quelques jours, Bayrou en panne d’idées et de stratégies depuis les élections européennes et sa défaite sanglante, signe un pacte avec le parti socialiste. Pourquoi ce retournement de positionnement politique ?

La raison est simple : un coup à gauche, un coup à droite dans les alliances lors des élections européennes n’ont pas réussi à François Bayrou dont le parti a été laminé. Depuis les Duhamel et les Lecanuet, les centristes aujourd’hui éclatés en Modem et en Nouveau centre, mais hier démocrates chrétiens, ont toujours voté peu ou prou à droite. Le problème aujourd’hui est que Bayrou veut être Président de la République. La stratégie politique de Bayrou c’est donc l’alliance avec le PS. Le problème est que cette alliance repose sur le choix d’un leader, d’un programme, d’un projet politique et d’une stratégie d’alliance lors des élections régionales, présidentielles et législatives. Sur le plan des élections régionales, le Modem n’aura pas trop de difficultés pour faire alliance avec le parti socialiste. Bayrou peut recentrer sa stratégie sur le PS au lieu de la diversifier entre le PS et la Droite selon les contextes.

La difficulté de Bayrou qui va apparaitre très vite concerne l’élection présidentielle de 2012. Bayrou veut être l’alternative à Nicolas Sarkozy en 2012. Paradoxalement il ne peut gagner qu’en offrant une alternative politique crédible articulant la synthèse entre les électeurs de l’UMP, du Centre, de la Gauche et des écologistes. A l’heure actuelle, cette synthèse est quasiment impossible car Martine Aubry, sous la pression de Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon, a accepté le principe des primaires pour désigner le candidat de la Gauche.

Bayrou est-il de gauche comme le dit Le Parisien publié ce 5 septembre 2009 ?  Comment pourra-t-il participer aux primaires instaurées par le Parti Socialiste en étant du Centre ? Les Socialistes sont d’accord sur les principes des primaires et non pas sur les modalités. Faut-il des primaires qui s’inspirent du modèle italien où le PS a disparu ? Ou doit-on s’inspirer du modèle américain dont le parti démocrate est le support naturel aux Etats Unis en même temps que le Parti républicain, Etats Unis dont on connait l’inexistence du Parti Socialiste ? Comment Bayrou va-t-il gérer la candidature forcément nécessaire de Dominique Strauss-Kahn dont les aficionados souhaitent que le principe des primaires au sein du parti socialiste soit reporté à fin 2011 pour permettre à leur candidat Dominique Strauss-Kahn de se présenter ?

Nicolas Sarkozy a réussi un tour de force : unifier les Droites françaises en vue de la campagne 2012. On peut tout dire, que De Villiers véhicule les idées du Front National, mais force est de constater que ces idées sont minoritaires dans la société française et que Monsieur Le Pen est réduit à une situation « appendicitaire » qui ne représente que lui-même. L’intelligence de Nicolas Sarkozy face à la Gauche et face aux échéances régionales de 2010 et aux élections présidentielles de 2012, permet d’unifier les Droites françaises qui trop souvent ont été divisées et qui ont permis à François Mitterrand de se maintenir au pouvoir en instrumentalisant celles-ci et en permettant à la fin des années 80 l’arrivée de l’extrême droite à l’Assemblée nationale pour barrer la route à la Droite républicaine.

La force de Nicolas Sarkozy,  c’est de l’avoir compris aujourd’hui et de consolider son camp. Après tout les électeurs du Front National sont bien français. Le problème est que la Gauche les a instrumentalisés et la Droite française avec Nicolas Sarkozy leur parle directement en disant les choses suivantes : « vous êtes français, vous êtes au chômage, ce n’est pas la faute à l’immigration, mais vous avez raison car vous n’avez pas toutes les données. L’immigration dans toute société pose problème car elle modifie la structure sociale et active de toute société surtout quand elle est illégale. » La Droite française n’est pas contre l’immigration mais elle veut que cette immigration se fasse dans des conditions normales et en fonction des lois de la République.

Face à ces questions sensibles quelles sont les solutions de l’alliance stratégico-politique de Bayrou et du parti socialiste ? Pour l’instant, rien. Alors, on réagit à la politique politicienne concernant la taxe sur le carbone. Madame Royal est contre cette taxe. Madame Aubry sans être d’accord avec Royal pour des raisons politiques estime qu’il faut une fiscalité sur les questions climat/écologie. Sa stratégie est politique car elle ne veut pas contredire Madame Royal. Sur la question de l’emprunt national, on attend que les Socialistes et Monsieur Bayrou avancent des propositions concrètes sur le principe reconnu par tous. On souhaite que l’alliance Bayrou/Parti Socialiste avance des propositions concrètes même si Madame Marielle de Sarnez ne souhaite pas que le Modem devienne un PS bis, comme elle l’a déclaré aujourd’hui dans l’Hérault, à la grande Motte, où se tient l’Université d’été du Modem. Mais que Madame de Sarnez et Bayrou disent concrètement comment vont se faire les alliances entre le parti socialiste et le Modem.

L’élu UMP d’Alfortville que je suis sait qu’il existe déjà des alliances entre le Modem et le Parti Socialiste. Le problème est que le Modem d’Alfortville dans le Val de Marne où je suis élu ne sait pas très bien quelle partition il joue et de quelle sauce le parti socialiste au niveau local et au niveau national va entourer le Modem. Mes « amis » alfortvillais du Modem doivent avoir des choix politiques clairs et non jouer l’ambigüité permanente. L’UMP ne désespère pas de discuter avec eux. Or eux estiment que ce n’est plus possible. Mais peut-on estimer l’impossibilité sans projet et programme politique de la part du Modem ? Le Modem à Alfortville et dans les autres villes, départements, communes et régions de France, doit se souvenir des pères fondateurs de la démocratie chrétienne que sont les Duhamel et Lecanuet. Pour les pères fondateurs la démocratie chrétienne est une organisation politique née d’un positionnement précis au centre entre les droites et les gauches françaises et qui a une vocation fondamentale : l’orientation vers la Droite française libérale organique articulée autour des valeurs de progrès. Que le Modem ne se trompe pas de combat. Que François Bayrou ne se trompe pas d’élection et qu’il discute avec Nicolas Sarkozy unificateur des Droites françaises et qu’il ne se laisse pas éblouir par la gauche française qui présentera en 2012 pour les élections présidentielles soit Ségolène Royal, soit Dominique Strauss-Kahn. A ce moment là il s’apercevra que l’alliance stratégocio-politique avec le PS aura vécu et sera morte.

Par Lucien Pambou
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Jeudi 23 juillet 2009
Mes amis, ce n'est pas encore la rentrée alors je ne résiste pas à une communication qui ne concerne pas directement Alfortville, mais qui de façon générale l'intéresse puisque la majorité municipale est socialiste et c'est bien de ces socialistes dont je livre ici quelques secrets et quelques postures d'egocentrisme : on se bat pour être chef au lieu de se battre pour les Français.


Je suis à droite, je le réclame haut et fort, je suis Noir et pas de gauche  (cela vous surprend ?). Vous avez été habitués à voir des Noirs dociles, porteurs de serviettes socialistes et toujours au garde à vous, et bien je n’en suis pas. Vous allez me dire : là n’est pas le problème et que je suis parano. Je reconnais ce type d’analyse fondée sur ce type d’anfractuosité intellectuelle. Dont acte, je vais plus loin. J’appartiens à la majorité présidentielle UMP et je suis élu de la République en tant que conseiller municipal. La dérive du PS aurait pu largement me satisfaire. Elle m’attriste car, selon les principes républicains qui sont les miens, le débat doit exister dans toute démocratie.

 

Mais voilà que le PS, comme je l’avais déjà dit ici, est essoufflé et traverse une crise de leadership.

 

Après le congrès de Reims et les tractations nocturnes visant à faire de Martine Aubry la Secrétaire du Parti aux dépends de Ségolène pour mieux protéger les intérêts électoraux à venir des barons comme Fabius, Strauss Kahn ou Delanoë, le PS apparait comme un arbre sec selon Jack Lang, comme installé dans le formol selon De Montebourg et sans projet, sans leadership, sans âme comme le pensent Julien Dray, Manuel Valls dont la critique la plus radicale a fait sortir du bois Martine Aubry.

 

Que manque-t-il au PS ? Au-delà du projet absent, du leadership absent, de l’absence de réactivité de Martine Aubry et de sa complicité tactique actuelle avec Ségolène Royal (vous aurez remarqué que Madame Royal est gentille avec Martine Aubry), force est de constater que le PS est absolument perdu, perdu par la stratégie communicative d’ouverture de Nicolas Sarkozy, perdu par les thèmes qui étaient les siens (Droits de l’Homme, progrès social, etc.) et qui sont aujourd’hui ceux sur lesquels Nicolas Sarkozy construit sa stratégie politique. Nicolas Sarkozy a siphonné l’extrême droite que Mitterrand avait créée pour embêter la droite classique. Sur ce plan là, la gauche n’a plus rien à dire.

 

Mais revenons à l’essentiel : l’instabilité interne du Parti socialiste qui ne sait plus où il habite. Rue de Solferino ? Mairie de Lille ? Boulevard Raspail ? L’Essonne ? Washington (DSK) ?

 

Soyons sérieux. Les militants PS doivent se lever et dire : cela suffit. Cela suffit que le Parti tourne à vide, cela suffit que le PS ne propose plus rien, ne dit plus rien et se contente de se regarder le nombril. Bernard Henri Levy dans le Journal du Dimanche appelle à la disparition du PS. Pourquoi ? Parce qu’il estime que le PS est dévitalisé. Le PS a des leaders de talent, des quadras qui à force d’être empêchés par les sexagénaires vont passer de la quarantaine à la soixantaine sans avoir rien démontré et sans avoir piloté réellement le Parti.

 

Ces quadras, il faut le dire, agissent de façon individuelle car il existe un plafond de verre, comme pour toute minorité dans la société française, sauf que ce plafond de verre est au PS. Le PS est malade. Pourquoi ? Parce qu’il agit par défaut. Il ne sait plus se doter d’un véritable leader comme au temps de François Mitterrand. Le Parti socialiste a été confronté à de nombreuses crises de leadership, la première dans les années 60 qui a mis fin à la SFIO et qui a favorisé le leadership de François Mitterrand, la seconde entre 90 et 95 période pendant laquelle François Mitterrand était absent car malade, enfin la troisième période de crise c’est celle que nous vivons actuellement, même si Jospin en 97 a fait croire que le parti socialiste était une alternative à la droite, ce qui s’est vérifié aux élections législatives.

 

Mais tout de même, depuis le Congrès de Reims avec la crise absolument implacable que connait notre pays, le parti socialiste est incapable de faire la moindre proposition. Que dit-il de la transformation de l’Etat providence et de sa nouvelle formation en cours ? Réponse : rien. Quelle est la vision du parti socialiste face aux problématiques de la mondialisation et des fermetures d’entreprises, des salariés désorientés ? Quelle est la vision socialiste de la mondialisation ? Réponse : rien. Comment reconstruire la France autrement que par plus de dépenses même si la crise oblige à des inflexions idéologiques ? Keynes a montré qu’en situation de crise économique la dépense publique ou les allocations sociales peuvent être des stabilisateurs, ce que fait Nicolas Sarkozy au nom de pragmatisme et de l’action.

 

Alors, Manuel, Arnaud, Pierre, Julien et les autres, laissez au vestiaire vos égos en essayant de reconstruire le PS. L’UMP est au clair avec sa doctrine, sa politique et sa stratégie. Comment voulez-vous que l’UMP débatte, discute, si en face d’elle c’est un désert, désert de propositions qui se traduit par des lamentos permanents. La République en mouvement a besoin d’une opposition construite et non égocentrée et pleureuse sur elle-même.


 
Par Lucien Pambou
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Jeudi 16 juillet 2009

Mes amis je vous avez promis de me consacrer à la rentrée sur la communication politique à Alfortville. Ce n’est pas encore la rentrée donc, avant de partir en vacances, permettez que je vous entretienne de la vie générale de notre mouvement (l’UMP) et du Président de la République. Promis, à la rentrée, je vais être centré sur Alfortville.

 

Comme vous avez pu le noter, la Garden Party de l’Elysée a reçu moins de monde que l’année dernière. Le Président, Nicolas Sarkozy, a souhaité, au nom de la rationalisation générale des politiques publiques, que la réception des citoyens français ne fasse pas l’objet de dépenses excessives. Je peux vous dire, en ayant participé à la Garden party, que j’ai eu l’impression d’avoir plus de place que l’année dernière.

 

Voilà l’éthique en politique que d’autres Présidents avant lui n’ont pas su observer ou construire. C’est peut-être mineur, au vue des sommes importantes du budget élyséen, mais c’est le point de départ d’une responsabilité en politique.

 

Le Président de la République a choisi, lorsqu’il voyage à titre non professionnel, de prendre des vols réguliers et de régler le prix de ses billets et de ceux de sa famille. Le problème est que, même si Nicolas Sarkozy  doit voyager à titre personnel, il est le chef de l’Etat, Président de la République, et il doit être accompagné de nombreuses personnes qui assurent sa sécurité, sa communication et dont le déplacement est pris en charge sur des fonds publics. Certains pourront dire : pourquoi ne pas prendre l’avion présidentiel, quitte à rembourser des billets fictifs sur la base des tarifs collectifs.  Je vois d’ici le député PS René Dosière, spécialiste des rapports très critiques sur le budget de la présidence, se gausser  du remboursement des 14 123 euros réalisé par Nicolas Sarkozy, je vois aussi d’ici et de mon blog un certain nombre de conseillers municipaux PS d’Alfortville se gausser de la pratique présidentielle du remboursement. Je souhaite simplement répondre que l’éthique en politique n’est pas du côté de ceux qui en font un argument de principe, surtout à gauche, et la notion de responsabilité politique implique un certain courage. Les gestions mitterrandienne et jospinienne de la République ont laissé des traces de malversation et de non engagement malgré les discours. La bonne gestion d’une ville passe avant tout par des dépenses maitrisées sur le plan des festivités, ce qui n’est pas toujours le cas dans la ville qui est la notre, à savoir Alfortville.

 

Partons en vacances et retrouvons-nous sur les questions alfortvillaises à la rentrée pour évoquer ce que doit être l’éthique, la responsabilité et la morale dans une commune.

Par Lucien Pambou
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Mardi 14 juillet 2009
Mes amis, c'est l'heure des vacances donc on va éviter les grands discours.

Ma participation en tribune présidentielle au défilé et à la garden party, au delà de la publicité que cela apporte, je ne suis pas naïf, me permet de faire des rencontres auprès des personnalités comme Guaino Conseiller spécial du Président,un homme précis avec une approche non partisane de la société (une bibliothèque historique ambulante), Xavier Bertrand Secrétaire général de l'UMP, Christophe Barbier Directeur de l'Express et chroniqueur sur LCI (un puits de science, homme de lettres et de théatre), Olivier Stirn, Lemaire Ministre de l'agriculture et Dominique Bussereau ancien giscardien que j'ai connu dans les années 80.
Mais le plus important demeure mes retrouvailles au sein de la maison commune UMP de mes nombreux amis que sont Patrice, Dogad, Nicole, Sonia, Laurent, et principalement le lien que la France entretient avec le reste du monde dont l'Inde qui a été mise en valeur.

Comme je vous l'ai promis, à la rentrée je vais centrer ma communication sur Alfortville et ses problèmes.

Bonnes vacances à tous et à la rentrée pour les combats nouveaux pour l'UMP. 

 
Lucien Pambou avec ses amis de l'UMP ce 14 juillet 2009




Lucien Pambou dans les jardins de l'Elysée


Des soldats de l'armée indienne qui ont défilé sur les Champs Elysées



Patrice, membre de l'UMP et de l'association Diversité médecine en compagnie de Michelle Alliot Marie Ministre de la justice



Nicole Bristol conseillère UMP élue des Yvelines avec Valérie Pécresse


 




Patrice dans les jardins de l'Elysée ce 14 juillet



Le Président Nicolas Sarkozy qui fend la foule et qui est obligé de faire demi tour pour des raisons de sécurité



Patrice et le Premier Ministre Fillon


Joli cadeau du 14 juillet : huit parachutistes ont attéri devant la tribune présidentielle

 
Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères


Nicolas Sarkozy et le premier Ministre Indien, au fond Bernard Kouchner


Monsieur Wauquier et notre ami Patrice

 
Rama Yade à gauche, Carla Bruni, le Président Sarkozy et le premier Ministre indien
Par Lucien Pambou
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Dimanche 12 juillet 2009

Chers amis,

 

Voici arrivées les vacances que je vous souhaite heureuses parmi les vôtres. Dès la rentrée ce blog va traiter des problèmes plus locaux concernant la ville d’Alfortville. Je vous souhaite de bien vous reposer pendant les vacances et je fais appel à votre sagacité en vous soumettant la lecture d’une question qui fait débat dans notre société : travailler le dimanche.


 

Quel statut pour le salaire : double ou normal ?

 
 

Le travail du dimanche entraîne un débat important dans notre société entre les partisans du oui, les partisans du non et ceux qui sont entre les deux.
 

De quoi s’agit-il ?
 

Le travail du dimanche rompt, modernité et mondialisation obligent, avec les pratiques traditionnelles de travail dans notre pays. Pays judéo-chrétien, le dimanche est considéré comme jour de repos, jour du seigneur, jour de Dieu. Certains dirigeants des partis politiques, à droite comme à gauche, regardent le dimanche comme le jour du lien social, de la cohésion et du rassemblement des familles. On peut répondre que la pratique religieuse a baissé, que les repas de famille qui naguère permettaient de tisser le lien social existent mais à la marge. Le rassemblement des familles fait plutôt place à une décentralisation des membres de la famille en fonction de leur préoccupation propre (sports et divers loisirs).
 

Pourquoi travailler le dimanche fait problème ?
 

Notre pays est obligé d’accompagner la mondialisation, elle n’en est pas l’acteur principal. Or la mondialisation implique une forte réalité économique fondée sur la concurrence entre les individus, les Nations, les entreprises.
 

Notre complexe « gaulois » de la forteresse nous oblige à penser que nous allons résister aux hordes romaines de la mondialisation et que nous allons finir par vaincre. Le problème est que « les Astérix et les Obélix » que nous sommes ne pesons pas beaucoup face aux hordes romaines. Au-delà de l’anecdote, quelle est la réalité économique du travail du dimanche ?
 

Le dimanche est désacralisé, il devient un jour comme un autre. La question d’une rémunération double est fausse de mon point de vue et introduit une inégalité d’un point de vue constitutionnelle : pourquoi payer double des salariés qui travailleraient le dimanche dans des zones dites touristiques, alors que d’autres salariés travaillent déjà le dimanche sans être payés double ? La question essentielle est bien celle qui consiste à établir un rapport entre la productivité des salariés le dimanche parce qu’ils sont payés double et les autres jours. Sont-ils plus productifs le dimanche que les autres jours ? Le dimanche est considéré comme religieux dans notre pays. Or, nous savons qu’en France il existe une séparation entre l’Eglise et l’Etat. Au nom de quels critères économiques, si ce n’est religieux, c'est-à-dire chrétien, doit-on payer des salaires doubles le dimanche ? Si le principe est retenu, nos concitoyens de confession juive et musulmane, qui pour certains travaillent le samedi et le vendredi, devraient aussi réclamer, au nom de l’égalité juridique, des salaires doubles ces jours là.
 

La justification politique pour travailler le dimanche à droite est à rechercher dans l’adaptation du monde du travail français à la réalité économique mondiale. Le Président Nicolas Sarkozy a fait du travail du dimanche un des éléments importants de sa politique économico-sociale. Pour la gauche, travailler le dimanche c’est participer au recul systématique des acquis sociaux, des congés payés et des luttes sociales. Où se trouve la vérité ? Le problème est que, d’un bord comme de l’autre, le travail du dimanche est une sorte de martingale politique qui occulte les problèmes de fond que sont : la mise en marche de l’appareil productif face aux contraintes de la mondialisation, l’adaptation continue ou non des salariés aux nouveaux rythmes de travail et la nécessaire remise en ordre des compétences des personnels face aux exigences de la production. Quel débat sur ces questions ? Quelles concertations entre les pouvoirs publics et les syndicats ?

 

Le travail du dimanche est un faux débat, à moins de supposer que la productivité obtenue du lundi au vendredi et au samedi est insuffisante (il faut démontrer pourquoi elle l’est). Travailler le dimanche n’est pas exceptionnel non plus, car il me semble que la notion de productivité ne rentre pas en ligne de compte : il faut considérer le dimanche comme un jour ordinaire et ne pas attendre ce jour pour augmenter les salaires mais le faire de façon contractuelle et conventionnelle au regard de la productivité obtenue par les salariés français de façon mensuelle et annuelle (la productivité française du travail est l’une des productivités du travail les plus fortes au monde alors qu’elle ne bénéficie qu’à une portion des salariés, et que la majorité en est exclue au nom de la rentabilité du capital et des investissements).

 

La justification politique à droite comme à gauche a le mérite d’exister mais la réalité économique est essentielle et commande la prise en compte du débat sur les salaires dans ce pays, non pas comme simplement coût du travail mais aussi comme revenu.  

Par Lucien Pambou
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