Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 22:49

 

Dans un décor de fin de quinquennat construit pour les derniers vœux de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République, la population française a eu droit au bilan du Président et au programme du candidat.

 

Le cadre des vœux présidentiels était empreint de solennité avec comme décor l’unique drapeau français sans le drapeau européen qui avait accompagné les exercices précédents. Le Chef de l’Etat était planté dans un cadre verdoyant ouvrant sur le parc de l’Elysée. Ces images sont volontaires et voulues pour la communication présidentielle. Le Président pense qu’il fallait recentrer le message à un moment où l’Europe par ses nombreuses crises et les déséquilibres des budgets publics fait l’objet de défiance de la part des Français.

 

Il faut lire le message des vœux en deux temps :


  •       le temps du bilan qui permet à Nicolas Sarkozy de demander aux Français de ne pas avoir peur car il est à la barre du navire France en tant que capitaine, il est, selon lui, celui qui parle vrai aux Français et qui est leur protecteur en ces temps si difficiles et en cela, il a raison.

  •     le deuxième temps est celui du candidat à l’élection présidentielle de 2012 et sans le dire Nicolas Sarkozy propose quatre lignes de programme fortes pour 2012, à savoir la croissance, la compétitivité, la ré-industrialisation et la taxation des transactions financières afin de lutter contre la déréglementation de la finance qu’il faut gérer car c’est une question de morale politique. Ces quatre lignes de réflexion permettront aux entreprises françaises de créer des emplois et aux Français, de maintenir voire d’augmenter, leur pouvoir d’achat.

 

Concernant le bilan, on reste un peu perplexe car on attendait de manière précise que le Président parlât effectivement des réformes structurelles qu’il a entreprises, comme la création du pôle emploi, le service minimum dans les transports ferroviaires, la révision constitutionnelle qui permet au Président de s’adresser à la représentation nationale réunie en congrès à Versailles, et surtout la grande réforme des retraites. Il a préféré parler de crises financière, budgétaire et économique actuelles qui déséquilibrent la zone Euro et certains de ses pays membres comme la Grèce, l’Italie et le Portugal, montrant qu’en comparaison, la France elle est protégée. Je trouve que le Président ne met pas en avant les réformes qu'il a faites et qu'il ne les explique pas suffisamment aux Français. C'est vrai, il ne peut pas tout faire, tout seul. Comme je l'ai déjà dit ici, on a l'impression que certains militants ont honte d'avoir l'étiquette UMP. Dommage. Je reste militant UMP fier de l'être avec un esprit d'analyste économique critique.


 

Au total, le Président de la République a donné une image de père protecteur face aux grands bouleversements du monde (mondialisation, crises financières, déficits publics, chômage des jeunes et des seniors et précarité croissante).

 

Nicolas Sarkozy candidat propose trois priorités :

 

1.     Comment retrouver le chemin de la croissance. On  va faire vite, la croissance dans sa définition basique est une augmentation de la production d’une année à l’autre, cette croissance repose sur les biens agricoles, industriels et les services selon l’explication de l’activité économique en trois secteurs. Sans faire de l’esprit, force est de constater que nous avons une agriculture prospère mais nous sommes incapables de transformer les produits agricoles et de les exporter en tant que biens finis. Dans le secteur secondaire, la plupart des biens manufacturés et de consommation de masse (téléphones, ordinateurs, téléphones portables et autres) viennent de l’étranger. Concernant les services, la France a encore un rôle à jouer (services bancaires et autres), mais jusqu’à quand ? On parle de réindustrialiser la France. Beau projet, mais dans quels secteurs ? Avec quels produits innovants ? Faut-il continuer à fabriquer des produits à rentabilité déjà éprouvée ?

 

 

2.  La compétitivité. De quelle compétitivité parle le Président ? D’une compétitivité structurelle, d’une compétitivité prix ou des deux à la fois ? Il faut donc promouvoir une réflexion qui ne soit pas que politique mais fasse aussi appel à la réforme du système fiscal. Le gouvernement est-il prêt au mois de janvier au cours de la conférence sur l’emploi à obliger les partenaires sociaux à prendre des mesures claires sur la flexibilité, sur les contrats d’entreprises, sur la nécessité pour les salariés français de réduire leurs salaires pour s’adapter à la compétition internationale ?

 

 

 

3.   La ré-industrialisation de la France.Tout le monde en parle, du défunt Georges Marchais hier (années 70) ancien Secrétaire général du Parti communiste en passant par Bayrou, Hollande et lui-même Sarkozy. Comment réindustrialiser la France ? Avec quels types d’industries, inter ou intra européennes ? Avec quels types de règlementations et quels types de politique industrielle claire pour que les grandes mais surtout les petites et moyennes entreprises trouvent leur place car ce sont elles qui sont encore les plus pourvoyeuses d’emplois dans une France dépressive et qui doute d’elle-même ?


 

 

 

ll   Il ne faut désespérer du Sarkozysme qui a encore de nombreuses cartes en main, comme l'incapacité de Hollande à occuper une posture présidentielle (ce que répètent ses amis socialistes), la durabilité de la crise économique, la capacité du Président tel un boxeur de décocher la droite suffisante au menton de la gauche.

 


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Par Lucien Pambou
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 15:46

 

François Hollande a gagné contre Martine Aubry, une victoire nette sans bavure avec un écart d’environ 7 points.


En arrivant au siège du PS, il a été reçu par Martine Aubry qui l’a salué et il a embrassé la mère de ses enfants, Ségolène Royal, qui au-delà de la mère qu’elle est, est d’abord une femme politique de gauche et ancienne candidate à l’élection présidentielles en 2007. Au siège du PS il a remercié Martine Aubry et a scellé les clés de l’union devant les militants.


En se rendant à la Maison de l’Amérique Latine, François Hollande a développé ses capacités de tribun stratège pendant 20 minutes. Il a raillé le Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui n’a pas parlé et qui va donc pouvoir le faire. Il demande à ses militants  et aux peuples de gauche d’accepter qu’il entreprenne une diète médiatique car le temps des élections primaires est terminé, le rassemblement est acté, il faut ré enchanter le rêve français.


Pour le faire, François Hollande propose de se mettre en réserve et de travailler pour le projet présidentielle en laissant à Martine le soin d’occuper l’espace médiatique pour répondre à l’UMP et au Président Nicolas Sarkozy. François Hollande veux=y introduire le contrat de génération et valoriser la jeunesse comme ré enchantement du rêve français. François Hollande a des avantages incontestables. Il va mordre que les centres de Borloo, Morin, Bayrou et éventuellement Villepin s’il pense qu’il a un espace dans l’élection présidentielle.


La victoire de Hollande au 2nd est sans bavure. La défaire de Martine s’explique en partie par son retard au premier tour, par ses agressions verbales répétées voire répétitives en direction de François Hollande. Hollande insiste sur l’union, malgré quelques velléitaires dans le camp de Hollande, Martine va reprendre son poste de Secrétaire du parti socialiste et Hamon de Porte-parole.


François Hollande a réussi car il a appliqué à la lettre une consigne de François Mitterrand dont il a été jeune conseiller à l’Elysée, à savoir : pour gagner une élection, il faut rassembler et rechercher l’unité et non cliver son propre camp. Martine Aubry vient de l’apprendre à ses dépends au cours de cette mini campagne des Primaires socialistes. François Hollande a toujours été perçu comme "gentil", "bon garçon"», personnage politique sans envergure représentant la "gauche molle" selon Martine Aubry.

 

Son intronisation en tant que candidat montre qu’il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, quelques soient ses faiblesses. François Hollande vient de montrer ses qualités de tribun stratège. Son discours à la Maison de l’Amérique Latine, siège de son QG de campagne, vient de montrer que l’homme a des ressources. Sans l’air d’y toucher et avec intelligence, il vient de montrer qu’il peut réduire les déficits de la France car il a été confronté très tôt, grâce à une expertise demandée par François Mitterrand, à lui jeune auditeur de la Cour des Comptes sorti de l’ENA, sur la soutenabilité des comptes de la Maison de l’Amérique Latine. S’il y est ce soir, cela veut dire qu’il a réussi. S’il est élu Président, peut-il le faire pour la France ?


 

Il reste à François Hollande de sortir de sa stratégie de tribun avec le bon mot à la François Mitterrand, qui consacre l’humour à la hollandaise pendant les primaires, pour devenir un candidat crédible pour l’élection présidentielle.


Par Lucien Pambou
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 23:32

Il a raison : le ou les Centres n’existent pas en France et certains électeurs se sentent floués ou trompés.

                                                                                     

Dans deux articles sur mon blog http://pambou.lucien.over-blog.com/,   le 17 avril 2011  intitulé « La différence entre le Centre de Borloo et la réalité de la vie » et le 13 décembre 2010 intitulé « Nicolas Sarkozy et la gestion du Centre », j’avais prévu ce qui arrive aujourd’hui, à savoir la non candidature de Borloo malgré ses effets de manche, ses déclarations intempestives et finalement sa logorrhée permanente en tant que Président du Parti Radical. Dans les deux articles, je me suis interrogé sur l’existence du Centre dans la vie politique française.

 

Il faut me comprendre : je ne critique pas l’homme que je respecte pour sa capacité à dire en même temps le vrai et le faux. Je respecte l’avocat d’affaires entré en politique qui a réussi à faire de Valenciennes une ville de référence dans la République française. En revanche, je ne comprends pas l’homme politique, gentil et sympathique, qui n’a jamais su avoir une stratégie réelle.

 

Dans un sondage récent, 68% de Français sondés disent ne pas vouloir voter pour Nicolas Sarkozy. Quoique l’on pense de Nicolas Sarkozy, lui au moins a une ligne politique claire avec une appartenance politique claire, des choix qui peuvent être contestables et discutables, mais des choix qui donnent une ligne, on peut tempérer cette ligne raisonnement par le fait que Sarkozy a fait des réformes incompréhensibles parce que non expliquées à la population et à la société civile française. Ces réformes s’apparentent, quand on les analyse, à la technique du jardinier qui utilise son râteau et qui, lors du nettoyage de son jardin, se retrouve avec tout et rien, le rien à savoir l’incapacité  de décrypter réellement les bonnes et les mauvaises réformes.

 

Le problème avec Borloo, c’est qu’il est à la fois radical, au Centre et éventuellement affilié aux écologistes. Il a raison de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Essayons de voir les raisons de ce revirement alors qu’il apparaissait comme une candidature d’accompagnement à Nicolas Sarkozy, comme il le disait lui-même, pour le second tour.

 

Nicolas Sarkozy a rechoisi Fillon comme Premier Ministre lors du remaniement gouvernemental. Borloo en a pris ombrage et a quitté le gouvernement. Des leaders politiques de l’UMP comme Rama Yade ou Paillé l’ont suivi, pensant trouver une auberge plus ouverte et plus stratégique que celle dirigée par Jean-François Copé à l’UMP. D’ailleurs, c’est bizarre que Rama Yade et Paillé, qui ont eu toutes les faveurs et qui doivent une partie de leurs carrières à Nicolas Sarkozy, le dénigrent (même s’ils s’en défendent) de façon subjective et objective dans les médias.

 

Jean-Louis Borloo apparait comme sympathique et bonhomme. Il a annoncé sur toutes les chaînes de télévision qu’il fallait faire la politique autrement. Finalement, il a compris que le Centre qu’il incarne et les Centres organisés autour de Morin, Bayrou et peut-être Villepin n’étaient pas crédibles dans la course à l’élection présidentielle et surtout dans un pays comme la France qui clive la vie politique entre Droite et Gauche en faisant exister les extrêmes Gauche et Droite à ses marges.

 

Borloo renonce à être candidat à la présidentielle parce qu’il sait qu’il n’a pas l’étoffe d’un candidat battant et d’un leader comme Nicolas Sarkozy. Borloo s’est proclamé leader de l’alliance des Centres qui ne l’ont jamais reconnu. Il faut s’en remettre aux contestations permanentes de Bayrou ou de Hervé Morin. Borloo parle du ou des Centres qui n’existent pas, si ce n’est en tant que fictions et symbolismes politiques. Il justifie la non-présentation de sa candidature pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion dit-il. Mais de quelle confusion parle-t-il ? On n’a jamais su quelle étaient les lignes directrices de son programme politique, économique et social. Il dit que les Centres n’ont jamais été aussi éclatés en compétition entre eux. Mais de quels Centres s’agit-il ? Des Centres théoriques « borlooiens » ou des véritables Centres de la vie politique française qui n’ont existé que de manière symbolique du temps de Lecanuet ou de Valéry Giscard d’Estaing.

 

Il faut être clair. Monsieur Borloo est sympathique, gentil, bonhomme et convivial. Il vient de montrer son caractère pas très sérieux, comme celui décrit par les Guignols. Que vont devenir les électeurs qui voulaient voter pour Monsieur Borloo et qui avaient cru en lui ? Monsieur Borloo par ses hésitations vient de donner une mauvaise image de ce qu’est l’homme politique français. C’est un homme qui n’est pas guidé par des convictions politiques réelles mais par des positionnements tactiques et une logorrhée verbale. 

 

Il ne s’agit pas d’accuser tous les hommes politiques en France mais la défection de Borloo au nom d’un climat délétère et au nom d’un refus d’ajouter la confusion à la confusion peut justifier l’abstention de plus en plus importante dans notre pays. Borloo dit qu’il ne faut pas ajouter la confusion à la confusion. Il n’a jamais su théoriser la confusion de départ et la confusion de la fin devant les Français. Il refuse de porter une candidature de témoignage mais il refuse de dire la réalité : à savoir que le Parti Radical est un parti croupion et comme le dit Monsieur Lagarde, un de ses affidés déçu, maire de Drancy, c’est dommage qu’il n’ait pas été assez courageux. Le Sénat est passé à Gauche, et alors ? On sait que Monsieur Borloo réfléchit beaucoup, mais il n’est pas très courageux et, ce qu’on espère pour lui, c’est qu’il téléphone au Président Sarkozy pour rentrer dans le rang et se mettre en ordre de bataille pour la réélection de celui-ci.

 

Pauvre Paillé, Vice Président du Parti Radical, obligé de justifier l’injustifiable à savoir l’incapacité de son leader à être au second tour. On attendait la défection de Borloo au mois de décembre, elle est venue plus tôt, c’est tant mieux pour la Droite républicaine. Alors que vont faire Hervé Morin, Bayrou ou Villepin ? Seront-ils des baroudeurs du Centre ou vont-ils rentrer dans le rang pour mieux retrouver Sarkozy et éventuellement des postes de ministériels si Sarkozy est élu en 2012 ? Borloo est revenu à la maison. Que vont faire les autres impétrants des Centres ?

 

Que le Président Sarkozy réfléchisse à deux ou trois mesures importantes pour l’emporter en 2012. Le Centre de Borloo et les Centres (au fait où sont-ils ?) ouvrent la voie pour une campagne dynamique, mais le Président doit méditer la débâcle et le lâchage de Borloo vis-à-vis de l’opinion en termes de débat contradictoire sur les idées.

 

Nicolas Sarkozy devrait prendre à rebours l’intelligence de Borloo qui consiste à annoncer une candidature uniquement sur les plateaux de télévision. 

Par Lucien Pambou
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 16:08

 

Que doivent faire l’UMP et Nicolas Sarkozy d’ici à 2012 ?

 

 

Pour le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, l’échec de la Droite et du Centre aux Sénatoriales est d’abord un échec de l’UMP. Cet échec, unique sous la Vème République et sous le mandat de Nicolas Sarkozy, doit l’obliger à changer de stratégie afin de renouer avec le pays avant l’élection présidentielle de 2012.

 

L’échec de la Droite et du Centre a pour origine les différentes défaites rencontrées par la Droite depuis les élections municipales de 2008 en passant par les élections régionales et aujourd’hui les élections sénatoriales. Cet échec représente  un manque de visibilité de la Droite sur la manière de « pédagogiser » les différentes réformes entreprises depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Les divisions à Droite et au Centre ont amplifié la victoire des Socialistes et leurs partenaires, Verts, Communistes et radicaux de gauche.

 

La France des territoires s’est vengée car elle n’a pas compris la réforme instituant le conseiller territorial à la place du conseiller général et du conseiller régional. Le gouvernement a augmenté les compétences des communes sans toujours transférer les ressources financières concomitantes. En plus des problèmes liés aux territoires, le gouvernement et la Droite française doivent faire face aux problèmes financiers liés aux affaires des mallettes de billets (affaire Bourgi et affaire Karachi).

 

Il faut que la Droite française réagisse, que l’UMP retrouve un message organisé et que Nicolas Sarkozy reconstruise une stratégie claire. Un certain nombre de ses proches sont rentrés en dissidence et ont gagné pendant ces élections sénatoriales. Il s’agit à Paris de l’ancien conseiller en communication du Président de la République, Pierre Charon, qui a mené une liste dissidente en défiant le Président de la République et l’UMP. D’autres amis du Président, comme Isabelle Balkany dans les Hauts de Seine, ont été battus.

 

Il reste à la Droite française et à l’UMP que Gérard Larcher soit réélu Président du Sénat pour que la défaite aux Sénatoriales ne se traduise pas en déroute complète et en méfiance aggravée vis-à-vis du Président de la République.

 

La Gauche victorieuse aux élections sénatoriales et par la voix de Jean Pierre Bel avertit l’opinion: pas de magouille, pas de tractation infinie et de débauchage pour la réélection de Larcher comme Président du Sénat. La leçon fondamentale de la défaite de l’UMP, pour reprendre ce que dit Alain Juppé, est en partie liée à la division au sein de ses troupes. Il faut éviter, quand on parle de l’union, les cachotteries, le copinage et accepter que ceux qui ont fait un travail correct pendant leur mandat soient choisis en évitant les tractations de couloir. Ce type de comportement se traduit par des listes dissidentes quelques soient les élections et après on pleure en pointant la division comme source de séparation.

 

Il ne faut pas se leurrer, l’UMP doit s’ouvrir et revenir à une culture de débat et non de conservation intellectuelle. C’est à ce prix que Nicolas Sarkozy peut espérer la présidentielle de 2012 après la cuisante défaite subie par la Droite aux élections sénatoriales, évènement sans précédent dans l’histoire de la Vème République.

 

Pierre Charon qui a été exclu de l’UMP et qui est sorti vainqueur de son bras de fer avec son parti attend des signes de négociation pour voter éventuellement pour Gérard Larcher. Le Président de la République a globalement échoué sur un point : l’adoption de la règle d’or budgétaire par le Congrès réunissant les deux chambres. En ce qui concerne les autres textes ordinaires, la majorité gouvernementale à l’assemblée n’a rien à craindre car notre Constitution est claire : c’est à l’Assemblée nationale que revient le dernier mot, prenant ainsi le pas sur le Sénat fut-il de couleur rose, c'est-à-dire à Gauche.

Par Lucien Pambou
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 16:22

Cheres Alfortvillaises et chers Alfortvillais,

 

J'espère que vous avez passé d'excellentes vacances. Nous voici sur le tarmaq de la vie politique alfortvillaise et nationale : les Sénatoriales le 25 septembre, l'élection présidentielle et les élections legislatives en 2012, ensuite viendra le temps des élections municipales et celles de la désignation d'un conseiller territorial.


Je vous envoie ce papier pour vous dire que calomnier n'est pas une bonne chose en politique. C'est une démarche et une politique de caniveau. On vient d'apprendre que l'infirmière se désolidarise de la magistrate Desprez Prévost et on peut comprendre pourquoi il est dangereux de calomnier les gens sans preuves et ce n'est pas parce que Nicolas Saroky est Président de la République qu'il n'a pas le droit, comme tous les autres citoyens, à la présomption d'innocence. 

 

Laissons la justice aller jusqu'au bout et honte à tous les calmonieurs et dénonciateurs sans preuves de tous bords même à un niveau local, ici à Alfortville ?

 

 

 

 

 

L’indépendance du pouvoir judiciaire en France est-elle en question ?


 

On avait cru l’affaire Bettencourt éteinte définitivement après le départ d’Eric Wœrth du gouvernement et la réconciliation, toutes trompettes dehors, de Madame Bettencourt et de sa fille (Madame Myers).

 

 

Banon, photographe émérite et confident de Madame Bettencourt, pouvait à la suite de cette épilogue heureux profiter à merveille et sans trop de soucis des dons reçus de son vivant par la femme la plus riche de France, Madame Bettencourt, car c’est bien Monsieur Arnault, un homme, propriétaire de LVMH, l’homme le plus riche de France et bien classé dans la hiérarchie des fortunes mondiales. Pourquoi poser la question du genre ? Pour signifier la richesse. En France, les problématiques du genre sont toujours intéressantes car elles soulèvent des débats (Droite/Gauche), et le problème évoqué oppose assez bizarrement les relations délicates en matière de genre entre une femme et un homme qui sont à des échelles de responsabilité différentes.

 

 

Voici pour l’anecdote. Le véritable problème est qu’une femme accuse un homme, une femme magistrate, Prévost-Desprez, et l’homme accusé Nicolas Sarkozy Président de la République. Dans un livre écrit par deux journalistes Fabrice L’Homme et Gérard Davet qui ont transcrit les témoignages de la magistrate, on apprend que Sarkozy l’a « tuée » et que Nicolas Sarkozy avant d’être Président de la République aurait reçu plein de billets de d’argent de Madame Bettencourt à son domicile à Neuilly. Pour ceux qui ne le savent pas, Nicolas Sarkozy, avant d’être Président de la République, a été Maire de Neuilly.

 

 

Les attaques de Madame Prévost- contre le Président de la République sont violentes. Sont-elles fondées ? Infondées ?La justice est saisie et le dépaysement de cette affaire Bettencourt à Bordeaux permettra au procureur bordelais en charge de l’affaire Bettencourt d’apporter des réponses satisfaisantes et apaisantes pour l’opinion française mais aussi pour des partis politiques de droite et de gauche pour lesquels cette affaire juridico-politique devient le moment et le lieu d’un déchirement sans fin au nom de l’éthique, de la morale et des responsabilités politiques.

 

 

Pour l’instant le gouvernement fait front en infusant l’idée selon laquelle Madame Prévost-Desprez ment et si elle avait des choses à dire, il aurait fallu le faire au moment opportun dans les procès verbaux officiels destinés à cette affaire.

 

 

Pour Madame Prévost-Desprez, son conflit de responsabilité concernant cette affaire avec le Procureur Courroye en cours à l’Elysée et ami du Président de la République, ne lui laissait pas trop de marge de manœuvre et le dessaisissement de l’affaire Bettencourt, dont elle s’occupait, serait lié aux amitiés du Procureur Courroye avec Nicolas Sarkozy Président de la République. Dans le livre on apprend aussi que la magistrate risquait de faire tomber Nicolas Sarkozy et la République avec ses accusations. Elle a eu peur et a préféré ne pas faire mention des allégations reçues par sa greffière sur le procès verbal officiel. La greffière aurait affirmé que l’infirmière de Madame Bettencourt aurait vu ( ?), aurait assisté ( ?) à une remise d’une ou plusieurs enveloppes à Nicolas Sarkozy selon ce l’on entend dans les journaux ou dans les déclarations tous azimuts, je me contente sans preuve et sans prise de position de redire ici et maintenant ce que les quotidiens, les télévisions et les sites internet disent de cette affaire que je considère de mon petit niveau d’analyste du dimanche, sans moyens d’investigation concrets) comme incroyable et extraordinaire.

 

 

L’affaire devient politique à la veille de l’élection présidentielle de 2012. Martine Aubry ce matin 31 août 2011 sur BFM TV demande qu’une enquête soit ouverte et conduite à son terme. Pour Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP, les allégations de Madame Prévost-Desprez sont choquantes, pour François Fillon Premier Ministre ces allégations sont mensongères.

 

 

Où se trouve la vérité entre ces différentes déclarations de nos hommes politiques ? Peut-on faire confiance à Madame la magistrate Prévost-Deprez ? Si c’est le cas, qu’elle apporte des preuves qui accusent le Président de la République et que la greffière et l’infirmière soient entendues.

 

 

Nous sommes au cœur de la République qui, malgré ses déclarations de principe, a beaucoup de mal dans les faits à faire respecter les fondements de l’esprit des lois de Montesquieu qui opère une « séparation stricte » entre les différents pouvoirs exécutifs, législatifs et juridiques. Cette confusion des pouvoirs, si confusion il y a, n’est pas une très bonne nouvelle pour notre République et pour la Démocratie sur laquelle elle est sensée s’appuyer, car si les faits sont avérés nos dirigeants, nos hommes politiques n’auront plus qu’à se taire au lieu de passer leur temps à donner des leçons de morale, d’éthique et de respect démocratique au reste du monde, surtout aux pays africains colonisés par la France dont les dirigeants tirent leurs bréviaires en matière de gouvernance auprès de la mère patrie, la France, malgré l’indépendance de ces pays.

 

 

Les mœurs et les pratiques politiques en France ne changent pas radicalement depuis la création de la Vième République par le Général de Gaulle. Il y a des métamorphoses à la marge mais le fond reste le même, n’en déplaisent aux thuriféraires de la VIième république comme Montebourg du Parti Socialiste et d’autres : c’est toujours le pouvoir exécutif qui dominera les deux autres pouvoirs législatifs et judiciaires. N’en déplaisent au grincheux, il en sera toujours ainsi dans notre beau pays la France où il y a une différence entre penser, dire et faire. Les partis politiques de Droite comme de Gauche en compétition et les hommes et femmes politiques en course pour l’élection 2012 peuvent toujours dire qu’ils changeront les institutions quand ils seront élus en renforçant l’indépendance du pouvoir judiciaire.

 

 

 

Chère opinion publique française, retenez de la France la parole d’un homme politique célèbre de la Vième République, Ministre de l’Intérieur dans un gouvernement Chirac (qui est-ce ?), qui avait dit de les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

 

 

Le pouvoir exécutif sera toujours le plus fort et basta pour le pouvoir judiciaire qui devra exécuter ce que le pouvoir exécutif lui dira de faire. Ainsi est notre beau pays la France, à moins qu’une nouvelle génération, éprise d’équilibre institutionnelle à l’image de ce qui se fait dans les pays anglo-saxons d’Europe ou aux Etats Unis, émerge en France. Nous sommes le pays du dire plus que du faire et de l’amour dans lequel nous oublions tout. Que la nouvelle génération d’hommes et de femmes arrive et fasse émerger la France qui après l’amour ne s’avachit pas, ne s’épuise pas, et n’a pas peur de ce qu’elle représente depuis la nuit des temps dans le reste du monde. La France ne doit pas avoir peur du monde et de la mondialisation, elle doit en être l’actrice majeure et non le sujet craintif.

 

 

 

Au fait dans combien de temps ? En 2012 ??

 

Par Lucien Pambou
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 15:54
Tueries à Oslo : « Naïveté des Etats nordiques » selon Jean-Marie Le Pen
 

Les tueries d’Oslo sont interprétées par Jean-Marie Le Pen comme de la naïveté de la part des Etats nordiques qui ont fondé leur existence sur le concept de démocratie et d’ouverture à l’autre. Tout en reconnaissant les massacres, Jean-Marie Le Pen établit un lien entre les tueries et une immigration rampante dont les Etats nordiques n’auraient pas perçue l’importance. A cette immigration il faut ajouter, selon Jean-Marie Le Pen, une islamisation dont serait victime l’Europe.


 

La classe politique française a dans son ensemble condamné les propos inacceptables de Jean-Marie Le Pen. Marine Le Pen avait dès le début de la tuerie insisté sur l’idée que l’acte était celui d’un fou et qu’il fallait le condamner comme tel. En revanche, elle a mis énormément de temps à dénoncer les propos de Jean-Marie Le Pen en tant que Président d’honneur du Front National lorsque celui-ci met l’accent sur la naïveté des pays nordiques à propos de l’occurrence de ce massacre.


 

Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle mis autant de temps pour se départir de la pensée de son père ? Je pense que l’on peut tenter ici une hypothèse qui peut être fausse mais qui a le mérite d’exister. Les propos de Jean-Marie Le Pen ont été calculés et permettent de rassurer une frange dure de l’extrême droite pour laquelle l’Europe devrait lutter contre  l’immigration et  une islamisation rampante. Ces propos visent à équilibrer l’ouverture du Front National orchestrée par Marine Le Pen, ouverture qui déconcerte les purs et durs du Front National.

 


Il y a donc un équilibre de propos et l’impression donnée est que Jean-Marie Le Pen reprend la main aux dépends de Marine sur des thèmes comme l’immigration, alors que dans le fond il y a un partage des rôles qui permet de ratisser large, de dé-diaboliser le Front National grâce à Marine et de lui conserver une image dure et extrémiste grâce à Jean-Marie. De qui se moque-t-on ? La classe politique française ferait mieux de dissocier les deux temps, de les expliquer, de les rendre audibles et dans la condamnation extrême de Jean-Marie Le Pen d’associer Marine si la classe politique française veut être crédible et méthodique dans l’explication et la dénonciation  des actions du Front National en France.


 

Jean-Marie Le Pen essaie de lier naïveté des Etats démocratiques nordiques et immigration pour expliquer le comportement de Anders Berhing Breivik. Il y a tout lieu de noter que l’immigration dans les pays nordiques n’est pas très développée et que si ces pays nordiques ont choisi la démocratie, c’est tout simplement pour tourner le dos à la pensée nazie dont ces pays étaient dépositaires au XIXième, pensée nazie qui a été utilisée par l’Allemagne et Hitler pour les crimes que l’on connait dont l’extermination de 6 millions de juifs.


 

Au XIXième siècle il n’y avait pas d’immigration dans les pays nordiques, comment alors justifier le lien que semble établir Jean-Marie Le Pen entre immigration et violence politique dans les pays du Nord, sachant que dans ces pays l’immigration actuelle est faible. Le modèle de communication de Jean-Marie Le Pen est au point. La présidente du Front National Marine Le Pen, malgré quelques distances du type « lui  c’est lui, moi c’est moi », est en accord sur le fond au nom de la consolidation des tendances dures du Front National et d’ouverture de ce même parti que Marine Le Pen a entrepris de faire exister.


 

Voilà le véritable enjeu des sorties considérées comme « non calculées » de Jean-Marie Le Pen. Il faut ratisser large tout en contentant le noyau dur. Jean-Marie Le Pen n’est pas novice en politique, il en connait toutes les arcanes et la perversité ; tous ceux qui pensent que c’est un vieux monsieur de 83 ans qui est sénile et qui perd la tête se trompent. Jean-Marie a un objectif : exister au sein du Front National jusqu’à sa mort en se partageant les rôles avec Marine sa fille. A lui la brutalité langagière coutumière du Front National, à elle la dé- diabolisation du Front National par une écoute large et une empathie auprès des Français qui souffrent à cause du manque du pouvoir d’achat, du chômage, de l’insécurité, etc. 

 


Voilà la stratégie réfléchie du Font National en matière de communication politique avant et pendant l’élection présidentielle de 2012. 


Par Lucien Pambou
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 10:35

Le retour de Keynes et de l’Etat sur la scène internationale et en France ?

 

 

L’endettement américain affiché sur les écrans urbains à Wall Street et un peu partout aux Etats Unis indique une dette abyssale de l’ordre de 14 000 milliards de dollars. Le Président Obama est dans un bras de fer incertain avec les Républicains pour augmenter le plafond de la dette, évitant ainsi aux Etats Unis un défaut de paiement qui entrainerait immédiatement une crise financière et donc politique. Obama l’a bien compris en essayant d’épuiser toutes les ressources que lui donne la pratique constitutionnelle américaine avant de prendre éventuellement la décision finale et unilatérale en cas de blocage des négociations avec les Républicains.

 

 

L’Europe de son côté ne se porte pas très bien. On connait les effets nocifs de l’endettement et des déficits sur les politiques économiques en Grèce dont l’Agence Moody’s vient ce 25 juillet d’abaisser encore la notation, mettant ainsi la Grèce en défaut de paiement malgré le sauvetage organisé par la zone Euro.

 

 

D’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, la France continuent de vivre à crédit en s’endettant sur les marchés internationaux. Après l’euphorie des années 80 où les bienfaits du libre-échange et du marché ont fait la promotion du libéralisme économique en reléguant la puissance publique (Etat) aux calendes grecques, force est de constater que Keynes avait raison et que l’intervention de l’Etat est indispensable pour éviter une explosion au système bancaire et financier international.

 

 

La notion keynésienne qui définit l’efficacité marginale du capital ou pour dire les choses simplement les anticipations de profit de la part des entreprises, permet de comprendre l’échec et les failles du libéralisme économique. L’analyse keynésienne était axée sur l’économie réelle des biens et des services porteuse de croissance, de production et donc d’emploi. Dans sa variante typiquement libérale, l’efficacité marginale du capital est utilisée pour anticiper des éléments de profit financier articulés eux-mêmes à la spéculation.

 

 

L’endettement actuel des pays occidentaux et leur incapacité à régler en partie l’endettement et les déficits sont justement liés au fait qu’ils n’arrivent plus à contrôler la vivacité de mouvement des marchés financiers, ce qui donne à penser que les acteurs de ces marchés financiers seraient plus forts que les différents Etats. Le comportement des agences de notation comme Moody’s, Fichte explique cette puissance et cette liberté de mouvement aux dépends des Etats. Il faut donc retrouver les chemins de la croissance et redonner du sens aux politiques économiques.

 

 

Il faut avancer ensemble en décidant les choix et les stratégies à adopter en matière de retour à la croissance. Pour réduire l’endettement et les déficits, les Etats sont confrontés à une règle simple : diminuer les dépenses publiques (encore faut-il faire des choix, quelles dépenses publiques ?) et augmenter les impôts à la fois sur le revenu et des sociétés. Souvent en France et aux Etats Unis avec les Républicains, on établit une relation entre hausse des impôts et faible engagement des entreprises dans la sphère productive. Le faible engagement des entreprises est vérifié même quand il y a une baisse des impôts comme c’est le cas en France. Les entreprises profitent des ambigüités de la fiscalité pour produire à l’étranger en y déclarant leurs chiffres d’affaire et bénéfices et soumettre à l’impôt leurs dépenses en France. Total peut ainsi déclarer un résultat net de l’ordre de 10 milliards d’euros sans forcément créer de nouveaux emplois en France. Les failles du libéralisme économiques se font aux dépends des salariés et au profit des entreprises qui se trouvent dans un espace mondial leur permettant de faire des arbitrages entre leurs ressources et leurs charges alors que les salariés eux sont dans l’espace national.

 

 

L’endettement des puissances publiques est lié en partie aux dépenses publiques qui deviennent explosives à cause de la crise économique, mais surement parce que les entreprises ne jouent pas le jeu, délocalisent leurs productions avec la bénédiction de la puissance publique, ce qui constitue un manque à gagner au niveau des recettes de l’Etat du point de vue de la fiscalité.

 

 

En France l’élection présidentielle de 2012 approche. Le déficit, la fiscalité, l’endettement sont des sujets aussi importants que ceux portant sur les valeurs, l’immigration, l’identité nationale, la sécurité, la protection sociale. Nous savons tous que si la France veut continuer à garder sa place dans le concert des Nations et à financer sa sécurité et sa protection sociale, il lui faut bâtir une nouvelle économie dans laquelle les entreprises françaises vont reconquérir des parts de marchés qui actuellement sont en voie de diminution par rapport à nos principaux concurrents, Allemagne, Etats-Unis, Japon, Chine.

 

Voici un langage de vérité, il y en d’autres surement et les contraintes de la mondialisation nous obligent à dépasser les idéologies qui souvent constituent des éléments de blocage dans notre pays. On est de Droite, on est de Gauche, voire du Centre quand il existe, et des extrêmes, c’est vrai. Mais il y a une force de rappel inéluctable pour tous : les choix économiques pour que le vivre ensemble soit encore possible dans notre pays.

 

 

Candidats de tous bords à l’élection présidentielle, tout en gardant vos idéologies respectives, il faudra tenir le langage de vérité à la France de 2012 et à celle d’après. Voici l’enjeu pour l’année prochaine.


Par Lucien Pambou
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 10:56

Thomas Voeckler  candidat de rêve

 

Thomas Voeckler a fait vibrer la France entière pendant ce Tour de France qui se termine aujourd’hui sur les Champs Elysées. A moins d’un incident, Thomas Voeckler, après avoir porté le maillot jaune pendant 10 jours, sera quatrième du Tour derrière Evans l’Australien, les frères Schleck Luxembourgeois.


La France a reconnu en Thomas un leader depuis Bernard Hinault dans les années 80 et dans son équipe Europcar un collectif organisé, travailleur, au service d’un leader, à savoir Voeckler. Ce leader a souhaité et a espéré la victoire de Roland un de ses coéquipiers qui a gagné à l’Alpe d’Huez, devenant ainsi le deuxième vainqueur français après Bernard Hinault.


La combativité de Thomas Voeckler et la présence permanente de son équipe Europcar, dont la disparition était programmée, a été magnifiquement managée par Bernaudeau qui a su convaincre les sponsors pour donner du souffle frais à la France. C’est une épopée grandiose pour Voeckler et son équipe.


Et si Thomas Voeckler déclarait sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 ? Voilà un candidat de rêve qui rallie à lui tous les suffrages de Droite comme de Gauche, celle d’une France triomphante, gagnante, qui laisse le doute de côté et qui se bat avec ses moyens. Europcar, l’équipe de Voeckler, a un budget deux à trois inférieur à celui des grandes équipes. Mais voilà, l’espoir et l’envie donne des ailes à Europcar sur le Tour de France.


Oh, candidats de Droite et de Gauche, n’ayez pas peur de Voeckler, car à la différence de vous qui adorez la sur médiatisation sans des projets et des programmes solides pour la France, Thomas Voeckler ne demande qu’une chose une fois le Tour de France terminé : l’anonymat.


Thomas Voeckler n’est pas candidat à l’élection présidentielle, en revanche, il nous transmet un message : faire rêver la France de façon réelle et non pas par des mots et des promesses intenables. Tout le monde a vu les efforts de Voeckler dans le Galibier et son coup de pédale régulier. Mais comment peut-on croire les différents candidats à l’élection présidentielle de 2012  qui nous promettent des programmes dont les fondements ne reposent que sur des mots ?


Oui les mots permettent de construire des projets, des programmes et des stratégies. Encore faut-il que ces mots prennent en compte les contraintes de la situation actuelle de la France et du monde. Il faudra dire la vérité aux Français. Pour exister dans le monde demain, nous devrons passer par la case effort, à savoir réduction des dépenses, augmentation des impôts et austérité sur une longue période, à l’image de nos amis allemands.


Voici le rêve que nous laisse la fin du Tour de France et notre candidat et champion adulé Thomas Voeckler. Pour rêver d’être bien classé dans le monde, la France devra faire des efforts en pédalant et en courant de façon stratégique. Que les candidats à l’élection présidentielle de 2012 s’inspirent du message, de la pratique et de l’envie de réussite que nous donne Thomas Voeckler notre candidat de rêve !


Salut champion et à l’année prochaine, celle de 2012, donc de l’élection présidentielle.

Par Lucien Pambou
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 17:36

 

 

Opposition entre le modèle allemand dominé par l’exportation et le modèle français fondé sur la consommation.

 

 

La dette grecque fait peur à l’ensemble des 17 pays membres de la zone euro. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les deux pays les plus importants par leur importance économique sont au chevet de la Grèce car on a peur d’une explosion de la zone euro dont les conséquences immenses se traduiraient par des faillites des banques, du chômage dans la zone euro, de la panique parmi les populations.

 

Voici le tableau pessimiste mais qui est proche de la réalité si les réponses adéquates en matière de sauvetage de la Grèce ne sont pas apportées. Essayons de quitter le champ de l’émotion pour présenter des éléments d’analyse économique de ce problème et de ses conséquences.

 

Il est inutile de revenir sur les modalités qui ont participé à la formation de la crise grecque que tout le monde connait. On a reproché la légèreté des banques, surtout américaines et européennes, qui auraient menti sur les bilans de ce pays pour lui permettre d’accéder au marché financier international. Il faut maintenant penser aux solutions.

 

La dette grecque nécessite plusieurs solutions dont deux semblent émerger : la Grèce doit 100 milliards et Madame Merkel exige que les banques apportent 30 milliards, le reste étant le fait des Etats. Cette solution allemande n’est pas tout à fait acceptée par la France qui souhaite que le sauvetage passe par l’intervention des différents Etats européens. La solution allemande repose sur l’idée que les banques ont été assez légères quand elles ont octroyé des crédits à la Grèce, elles doivent donc apporter leur contribution dans la résolution de la crise. Cette contribution est perçue par les marchés financiers et les agences de notation comme un défaut de paiement partiel,  ce qui se traduirait par une dégradation de la note de la Grèce sur le marché international et obligerait donc les investisseurs à retarder les plans de financement et d’investissement dans ce pays.

 

La France est pour une intervention de type public, ce qui aurait pour effet, compte tenu de sa contribution de 10 milliards, de faire passer le déficit public français de 120 milliards d’euros à 130 milliards, les 10 milliards étant bien entendu empruntés sur les marchés. Nous sommes donc dans une situation de tension entre l’Allemagne et la France. La deuxième solution consisterait à taxer les banques de manière très forte pendant trois ans pour retrouver les 30 milliards. Taxer les banques peut avoir une répercussion négative sur les plans d’investissement et de financement des investisseurs internationaux qui se tourneraient vers les banques asiatiques, ce qui à terme entrainerait une réduction de l’activité financière dans la zone euro.

 

Le véritable problème de la zone euro se trouve dans l’opposition entre les cigales de l’Europe du Sud (France, Italie, Espagne) et  les fourmis représentées par l’Allemagne, les Pays Bas et l’Autriche qui ont fait le choix d’un modèle économique fondé sur l’exportation. Ce modèle économique est en phase avec une croissance importante mais ralentie dans les pays du Sud Est asiatique. L’Allemagne a fait depuis 1998, mais surtout au moment de la réunification, le choix de la baisse des dépenses publiques, de la réduction du pouvoir d’achat des allemands pendant une dizaine d’années, réduction négociée et acceptée par les Allemands au nom de l’unité nationale. Les cigales européennes sont représentées par la France, l’Italie, l’Espagne qualifiées par les Allemands comme des danseuses méditerranéennes plus enclines à la consommation qu’à la production. Le modèle économique des cigales met l’accent sur la consommation. Nous sommes donc en Europe en présence de deux modèles qui se font face et qui ont du mal à exister sur une trajectoire longue, ce qui à terme peut entrainer l’explosion de la zone euro. Il ne faut pas souhaiter cette explosion car l’Union européenne est la première puissance économique du monde et des déséquilibres profonds auraient des conséquences dommageables pour l’ensemble du commerce mondial.

 

Pour sortir de cette situation, il faut une décision politique, peut-être pas maintenant mais dans le futur, par la création d’une structure fédérale qui permettrait de mutualiser plus efficacement les errements de gestion des Etats, à l’image des Etats Unis dont la structure fédérale constitue une soupape de sécurité pour les Etats. Dans l’autre cas, un défaut de paiement en Grèce aujourd’hui, demain en Italie et en France, aurait pour effet de créer différentes structures à l’intérieur de la zone euro, l’Allemagne de son bon droit pourrait sortir de la zone et créer un euromark. Il faut quand même savoir que les décisions de Madame Merkel sont essentiellement motivées par son opinion publique qui estime que l’Allemagne paye trop pour les cigales danseuses étoiles de l’Europe du Sud, la France en tête. Le Président Sarkozy est coincé par l’échéance des élections de 2012. Il est obligé de montrer à l’opinion publique française que l’euro existe et donc il se trouve dans l’obligation de chercher un compromis avec Madame Merkel.

 

Voilà les enjeux pour l’existence de la zone euro et on espère qu’en France les différents candidats à l’élection présidentielle mettront l’accent sur le lien entre réduction des déficits, de l’endettement et bonne santé de l’euro. Il faut souhaiter du courage aux candidats à l’élection présidentielle française pour tenir le langage de vérité à l’opinion publique française, comme Madame Merkel le fait à son opinion publique. L’Allemagne n’est pas égoïste comme on l’entend ici en France par défaut d’analyse économique. Nous sommes souvent tenus par l’émotion des faits. La fourmi allemande ne veut plus dépenser pour les cigales dispendieuses de la zone euro.  A la France de développer un modèle de production au moment l’industrie française perd des parts de marché.

 

Par Lucien Pambou
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 10:08

Crise de la dette européenne et démocratie politique 

 

 

La crise de la dette est mondiale. Elle concerne les Etats Unis dont la dette est financée par l’épargne chinoise. Elle porte aussi sur l’Europe et donc sur l’Euro avec les difficultés de financements et les stratégies incohérentes de la part des 27 pays membres de l’Union européenne.

 

La singularité de la crise de la dette actuelle est qu’elle est amplifiée par l’œil des marchés financiers dont la responsabilité n’est pas aussi grande qu’on veut bien le dire, dans la mesure où ces marchés financiers sont d’abord formés par des acteurs privés et publics aux comportements d’anticipations contradictoires. Les acteurs publics, ce sont les Etats qui, pendant les périodes de croissance, ont levé des fonds considérables sans toujours se préoccuper des recettes qui rembourseraient l’endettement. Les acteurs privés sont constitués d’un ensemble complexe d’agences de notation, de fonds d’investissement, de spéculateurs qui peuvent être soit des personnes physiques, soit des personnes morales plus préoccupées par les rendements des actions et des obligations qui se trouvent dans leur portefeuille.

 

Il y a donc une contradiction de taille entre les comportements publics et les attentes des marchés financiers qui ne sont nullement des représentations abstraites ou symboliques, mais bel et bien des acteurs en chair et en os générés par les politiques de libération de l’économie et des finances mises en place par ces mêmes Etats qui crient au loup à partir des années 80 au nom de la lutte contre l’Etat providence qui serait trop dépensier et qui gaspillerait les ressources dont auraient besoin les acteurs privés. C’est le serpent qui se mord la queue. C’est grave car les Etats se moquent de leur opinion publique qui est l’œil de la Démocratie. A cet œil s’ajoute un autre, sous forme d’épée de Damoclès, les marchés financiers.

 

La crise de la dette est donc connue en Irlande, en Grèce, en Italie, en Espagne et demain en France. Il ne faut pas se raconter d’histoire et se couvrir la tête de cendres : les Etats européens sont responsables de l’émergence des marchés financiers qui ont profité de la liberté donnée pour élaborer leurs propres stratégies et contrôler les Etats qui les ont créés.

 

Une chose est sure en France : quelque soit le vainqueur de l’élection présidentielle, à droite ou à gauche, le ou la Président(e) élu(e) devra  réduire les dépenses de fonctionnement, valoriser celles d’investissement et augmenter les impôts. Il n’y a pas d’autres marges de manœuvre que celles là, à moins que l’économie française retrouve un dynamisme fort à l’image de l’Allemagne qui, il faut le rappeler, a un endettement moins important que le reste de l’Europe grâce à sa politique d’exportation, alors que dans les autres pays c’est la consommation comme arme de croissance qui est privilégiée.

 

Le vainqueur de l’élection présidentielle en France devra expliquer aux Français les choix rationnels en matière de politique économique de la France membre fondateur de l’union européenne ; une Europe qui refuse des choix communs (création d’un gouvernement économique, solidarité sans limite en matière financière en cas de crise, harmonisation des politiques budgétaires, fiscales et sociales).

 

La crise de la dette est une chance pour l’Europe et pour la France. Pour l’Europe, c’est le temps de la réflexion d’un modèle économique solidaire, voire fédéraliste, c’est le temps de la vertu qui doit s’appuyer sur le modèle allemand porté en exemple dans la plupart des pays européens. L’Allemagne a su faire les efforts nécessaires en matière d’austérité alors qu’elle était confrontée à un enjeu de taille : la réunification après la chute du mur de Berlin. Les Allemands ont réussi cet effort tous seuls grâce à des choix démocratiques clairs et à un modèle économique organisé et structuré, quelques soient les alternances politiques.

 

Pour notre pays la France, il faut retrouver des choix politiques structurés et organisés (le grand emprunt, c’est bien mais pour quoi faire concrètement ?). Il faut que le Politique donne des orientations très précises et évaluables à l’économie et à la finance et non pas se laisser guider par eux. Il faut que le Politique valorise les évaluations quinquennales de l’argent distribué aux entreprises du secteur privé. C’est une façon de sauvegarder l’épargne collective des Français et leurs impôts. Voilà un des enjeux de l’élection présidentielle de 2012 pour que nos concitoyens n’aient pas l’impression de vivre sous l’influence de l’épée de Damoclès représentée par les marchés financiers.

 

Candidats aux élections présidentielles tenez un langage démocratique et citoyen crédible dans les domaines économiques et politiques en direction des Français.  C’est à ce prix que la démocratie politique retrouvera ses lettres de noblesse en France.

Par Lucien Pambou
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